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Infos Center » Investir, défiscaliser » Les aides de l'état |
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1 - Prêt à taux zèro |
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1 - Base juridique
- Décret n°95-1064 du 29 septembre 1995 portant création
dune aide de lEtat à laccession à la
propriété pour lacquisition dune résidence
principale.
- Décret n°97-431 du 29 avril 1997 portant création
dune aide de lEtat pour laccession à la propriété
dune résidence principale dans les départements
doutre-mer.
- Décret n°97-1000 du 30 octobre 1997 réservant le
prêt à taux zéro aux primo-accédants.
- Arrêté du 2 octobre 1995 relatif aux conditions doctroi
de lavance aidée par lEtat.
2 - Objectif
Favoriser laccession à la propriété dans un
souci defficacité et de justice sociale. Le prêt à
taux zéro remplace le PAP et les avantages fiscaux qui y étaient
attachés.
3 - Conditions doctroi
Lavance sert à financer les opérations, à
titre de résidence principale, dans le neuf ou dans lancien
comportant au moins 35 % de travaux comme pour les PAP. Elle est accordée
en fonction de plafonds de ressources variables selon la taille de la
famille et la localisation géographique de lopération.
Ceux-ci ont été fixés à un niveau nettement
supérieur aux plafonds des anciens PAP : en Ile-de-France, une
personne seule a droit à un prêt à taux zéro
jusquà 145 000 F de revenu annuel imposable. Près
de 90 % des ménages ont droit au prêt à taux zéro
contre 63 % seulement pour les anciens PAP.
4 - Description de laide
A la différence du PAP, le nombre des prêts nest pas
contingenté. Les prêts sont distribués de façon
banalisée par tous les établissements de crédit ayant
passé une convention avec lEtat.
Le montant du prêt est limité à 20 % du montant de
lopération, dans la limite dun plafond, et à
un tiers de lendettement à moyen ou long terme (prêts
de durées supérieures à 2 ans). Ce montant est modulé
en fonction de la taille de la famille et de la localisation géographique
de lopération. Il varie de 70 000 F pour une personne seule
en province à 180 000 F pour un couple avec 4 enfants en Ile-de-France.
Les modalités de son remboursement dépendent du revenu
des accédants. Un ménage disposant dun revenu imposable
annuel inférieur à 82 900 F (année n-2) bénéficie
dun différé de remboursement pouvant atteindre 15
ans et demi, pendant lequel il peut rembourser les autres prêts.
Un ménage disposant dun revenu compris entre 124 300 F et
145 000 F remboursera en 15 ans et demi sans aucun différé.
Pour un revenu de plus de 186 400 F, le remboursement seffectuera
en 7 ans (durée applicable à compter du 1er novembre 1997).
5 - Programme physique et financier
En 1996, 145 000 offres de prêts ont été enregistrées
par la SGFGAS, dont 21 % soit 30 000 prêts, relevant du régime
temporaire avec moins de 35 % de travaux.
Pour 1997, 122 000 offres de prêts ont été enregistrées
par le SGFGAS, dun montant moyen de 103 000 F pour une opération
dun montant moyen de 637 000 F. Le coût pour l'Etat s'est
élevé à 62 100 F par prêt.
En 1997, comme en 1996, le financement se rapporte en très grande
majorité à la maison individuelle (90 % dont 82 % pour la
maison individuelle neuve). Lopération construction de la
maison individuelle avec terrain concerne un prêt à taux
zéro sur deux. Le prêt à 0 % représente 16
% du coût de lopération.
En 1998, 112 500 prêts ont été distribués
dont 70% se rapportent à la construction dune maison individuelle
de 110 m2 en moyenne et dun coût moyen de 670 000 F.
6 - Perspectives
Les perspectives d'émission d'offres de prêts à 0
% en 1999 sélèvent à 120 000 prêts, selon
la SGFGAS.
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2 - Prêt conventionné garantie accession social (PAS) |
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I - Base juridique
Loi de finances n° 92-1376 du 30/12/1992 (JO Du 31/12/92) - article
126 complétant larticle L. 312-1 du CCH.
1) Textes modifiant la réglementation relative aux prêts
conventionnés
- Décret du 18 mars 1993 précisant les modalités
doctroi de la garantie de lEtat au titre de FGAS et modifiant
la section 3 du titre III du livre III du CCH relatif aux prêts
conventionnés (JO du 19 mars 1993).
- Arrêté du 18 mars 1993 fixant les plafonds de ressources
déligibilité aux prêts garantis par le FGAS
(JO du 19 mars 1993).
- Arrêté du 18 mars 1993 fixant la marge spécifique
des prêts conventionnés garantis par le FGAS.
2) Textes de création de la société de gestion
du Fonds de garantie de laccession sociale à la propriété
- Décret du 17 mars 1993 portant approbation des statuts de la
société de gestion du fonds de garantie de laccession
à la propriété (JO du 18 mars 1993).
- Arrêté du 17 mars 1993 portant nomination de commissaires
de Gouvernement et de censeurs auprès de la SG FGAS (du 18 mars
1993).
- Arrêté du 18 mars 1993 portant nomination du président
du conseil dadministration de la SG FGAS (JO du 19 mars 1993).
3) Textes relatifs au dispositif de sécurisation
- Décret n°99-125 du 22 février 1999 relatif à
la sécurisation des prêts selon le dispositif prévu
au 2° bis de larticle L.313-19 du CCH.
- Arrêté du 5 février 1999 homologuant la convention
signé le 4 février 1999 entre la SGFGAS et lUESL.
2 - Objectif
Encourager les établissements de crédit à consentir
des prêts à une population à revenus moyens ou modestes
pour la construction ou lacquisition de leur résidence principale
dans le parc neuf ou existant ou lamélioration de leur logement
sils sont propriétaires occupants.
3 - Conditions doctroi
Les bénéficiaires sont des personnes dont le revenu doit
être égal ou inférieur à des plafonds de ressources
fixés par arrêté. Ainsi en région parisienne,
un ménage avec deux enfants et disposant de deux revenus peut bénéficier
dun prêt garanti par le FGAS si ses revenus sont inférieurs
à 22 626F par mois.
Les autres conditions doctroi du prêt sont celles prévues
par la réglementation de droit commun des prêts conventionnés,
notamment pour ce qui concerne les normes minimales de surface et dhabitabilité
et les normes de prix.
4 - Conditions financières du prêt
Le taux dintérêt plafond, variable selon la durée
et le type damortissement, est inférieur de 0,6 point au
taux dintérêt plafonds de prêts conventionnés
classiques (A partir du 01/11/99 : 6,75 % au lieu de 7,35 % pour un prêt
à 12 ans, 6,95 % au lieu de 7,55 % pour un prêt à
15 ans, 7,10 % au lieu de 7,70 % pour un prêt à 20 ans, et
7,80 % au lieu de 8,20 % pour un prêt dune durée supérieure
à 20 ans).Cette réduction du taux est possible grâce
à la prise en charge par lEtat dune partie du coût
du risque et à la garantie quil accorde en dernier ressort.
Les autres conditions financières du prêt sont similaires
à celles fixées par la réglementation des prêts
conventionnés :
- une quotité maximale de prêt de 90 % du coût dopération
- un apport personnel minimal de 10 %, le prêt étant exclusif
de tout autre prêt à lexception des prêts à
taux dintérêt faible assimilables à de lapport
personnel, tels que les prêts de la participation des employeurs
à leffort de construction, les prêts dépargne-logement,
les prêts à 0%, les prêts complémentaires
aux fonctionnaires et les prêts sociaux dont le taux nexcède
pas 5 %
- une durée damortissement de 10 à 25 ans pour la
construction ou lacquisition de logement neuf ou existant, et
de 5 à 15 ans pour le financement de travaux seuls destinés
à lamélioration du logement
- un droit à lAPL (sauf pour les prêts finançant
des travaux seuls pour lesquels les titulaires peuvent bénéficier
de lallocation logement).
Enfin, lensemble des prêts PAS distribués depuis le
1er avril 1999 bénéficient dun dispositif de sécurisation,
consistant en la possibilité pour lemprunteur, en cas de
chômage, de demander le report sans frais en fin de prêt dune
fraction des mensualités (50% en général), pendant
une durée maximale de 12 mois. Ce droit est renouvelable après
la 8ème année du prêt.
5 - Programme physique
Le nombre de PAS mis en force a été de 8 748 en 1993, de
39 700 en 1994, de 36 600 en 1995, de 78 100 en 1996, de 72 380 en 1997
et de 71 530 en 1998, le regain depuis 1996 étant dû à
la fréquente association du PAS avec le prêt à 0 %.
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3 - Prêt locatif intermédiaire (PLI) |
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Prêts Locatifs Intermédiaires (PLI) de la Caisse des Dépôts
et Consignations, du Crédit Foncier de France ou du Comptoir des
Entrepreneurs.
1 - Base juridique
Créé par lettre du 5 août 1992 de la Direction du
Trésor aux établissements distributeurs (Caisse des Dépôts
et des Consignations, Crédit Foncier de France et Comptoir des
Entrepreneurs) dans le cadre du Plan de soutien annoncé le 15 mars
1992.
Fait lobjet de conventions entre lEtat (Ministère
de lEconomie et des Finances - Direction du Trésor) et les
établissements distributeurs.
Le dispositif a été porté à la connaissance
des préfets par la circulaire n°96/44/HC/EF/6 du 3 juillet
1996.
2 - Objectif
Aider les personnes physiques ou morales à financer la construction
de logements locatifs dont le loyer est intermédiaire entre ceux
des logements sociaux et ceux du marché libre. A destination des
ménages dont les revenus ne leur autorisent plus laccès
au logement social tout en ne leur permettant pas de louer un logement
au prix du marché.
3 - Conditions d'octroi
Le PLI intervient normalement sans autorisation administrative préalable
pour des opérations situées dans les zones prioritaires
dont le marché locatif est particulièrement tendu.
Les PLI-CDC sont réservés aux bailleurs sociaux (organismes
dHLM et Sociétés dÉconomie Mixte) Les
PLI-CFF et les PLI-CDE peuvent être accordés à toute
personne physique ou morale.
Les logements financés par les PLI doivent être loués
pendant une période minimale, variable selon quil sagit
dun bailleur social ou non :
- Les bailleurs sociaux sengagent à affecter le logement
à la location et à respecter les conditions de location
définies ci-après durant toute la durée du prêt,
- les autres bailleurs sengagent à respecter ces mêmes
conditions pendant 12 ans.
- Toutefois, pour les prêts dune durée inférieure
ou égale à 15 ans octroyés à compter du
1er mars 1996, la durée de lengagement est ramenée
à 6 ans.
De plus, pendant cette période minimale, le contrat de location
doit obéir aux exigences particulières suivantes :
- les loyers mensuels pratiqués ne doivent pas dépasser
les valeurs plafond suivantes :
|
Taille des logements
en surface utile |
Paris (1)
zone centrale
Ile-de-France |
Reste
Ile-de-France |
Province |
|
Moins de 35 m² |
74 F |
60 F |
48 F |
|
De 35 à
45 m² |
71 F |
55 F |
46 F |
|
De 45 à
55 m² |
69 F |
52 F |
43 F |
|
De 55 à
80 m² |
65 F |
50 F |
41 F |
|
Plus de 80 m² |
62 F |
47 F |
40 F |
(1) Paris et départements des Hauts-de-Seine,
de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne, communes de Chatou, le Chesnay,
le Pecq, le Vésinet, Marly-le-Roi, Port Marly, Saint-Germain-en-Laye,
Versailles et Viroflay
Cette grille qui module le loyer au m² selon la surface a été
instituée à compter du 1er mars 1996 pour tenir compte de
la différence de coût entre petits et grands logements ;
le principe retenu en principe pour lactualisation est celui dune
indexation sur la variation de lICC moyen enregistrée lannée
précédente.
- les ressources des locataires ne doivent pas dépasser des
plafonds. Ces plafonds de ressources sont réévalués
au 1er janvier de chaque année, en fonction de la variation annuelle
de lindice mensuel des prix à la consommation de lensemble
des ménages (hors tabac) publié par lINSEE. Exprimés
sous la forme du cumul des revenus imposables à limpôt
sur le revenu (en Francs) de chaque personne vivant au foyer du locataire
au titre de lavant-dernière année précédent
lannée de la signature du contrat de bail, ils sont donnés
par le Tableau 2 ci-après :
|
Nbre. de pers. |
Paris
intra-muros |
Zone centrale
Ile-de-France* |
Reste
Ile-de-France |
Province |
|
1 |
176 275 F |
155 537 F |
129 614 F |
103 691 F |
|
2 |
248 859 F |
217 752 F |
186 644 F |
145 167 F |
|
3 |
321 443 F |
269 597 F |
238 490 F |
176 275 F |
|
4 |
383 657 F |
321 443 F |
269 597 F |
212 567 F |
|
5 |
425 133 F |
373 289 F |
300 704 F |
238 490 F |
|
6 |
466 610 F |
414 765 F |
331 812 F |
264 413 F |
|
Pers. suppl. |
+41 477 F |
+41 477 F |
+31 107 F |
+25 923 F |
4 - Description de l'aide
Les PLI sont offerts aux conditions suivantes, grâce à une
bonification par les résultats du Livret dÉpargne
Populaire :
- Montant des prêts : Le montant du prêt est fixé
en fonction du plan de financement prévisionnel et de léquilibre
de lopération. Le prix de revient de lopération
nest pas plafonné.
- Durée damortissement des prêts : Jusquà
25 ans y compris une éventuelle période de préfinancement.
- Période de préfinancement ou de différés
damortissement ou dintérêt : Au choix : période
de préfinancement comprise entre 3 et 24 mois, ou bien différé
damortissement de 0, 1 ou 2 ans.
- Taux dintérêt actuariel (annuel hors révision)
: 5,5 % fixe (depuis le 7 mai 1997).
- Progressivité des annuités : Au choix : 0%, 0,5% ou
1% sur toute la durée damortissement.
5 - Programme physique
Le PLI a fait lobjet de la programmation pluriannuelle suivante
:
- 30 000 en mai 1993
- 20 000 en juin 1995
La consommation de ces enveloppes exprimée en nombre de logements
(prêts mis en force), sétablit comme suit :
|
Nombre de
logements financés ou agréés |
1993 |
1994 |
1995 |
1996 |
1997 |
1998 |
TOTAL |
|
PLI-CDC |
4 000 |
6 000 |
6 000 |
4 700 |
3 300 |
3 000 |
27 000 |
|
PLI-CFF |
3 000 |
2 300 |
2 800 |
4 100 |
2 500 |
2 200 |
16 900 |
|
PLI-CDE |
1 100 |
1 000 |
1 200 |
800 |
800 |
400 |
5 300 |
|
TOTAL |
8 100 |
9 200 |
10 000 |
9 600 |
6 700 |
5 600 |
49 200 |
|
Dont Ile de
France |
3 400 |
5 000 |
4 300 |
4 100 |
2 500 |
2 100 |
21 400 |
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4 - Prêt locatif aidé caisse des dépots / locatif a usage social |
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1 - Base juridique
- Article 17 de la loi de finances pour 1997.
- Article 14 de la loi de finances pour 1998.
- Décret n°87-1112 du 24 décembre 1987 (article R.331-1
et suivants, article R.331-14 du Code de la construction).
- Décret n°95-637 du 5 mai 1995.
- Décret n°96-860 du 2 octobre 1996.
- Décret n°97-1261 du 29 décembre 1997.
- Décret n°98-331 du 30 avril 1998.
- Décret n°99-609 du 9 juillet 1999.
- Décret n°99-974 du 14 septembre 1999.
2 - Objectif
Aider les organismes dhabitation à loyer modéré
et les sociétés déconomie mixte à financer
les investissements locatifs à finalité sociale :
- acquisition de terrain et construction de logements,
- construction de logements,
- acquisition de logements en vue de leur réhabilitation.
3 - Conditions doctroi
Les logements construits ou acquis et réhabilités sont
destinés à être occupés par des ménages
dont les revenus ne dépassent pas des plafonds de ressources, modulés
selon le nombre de personnes composant le ménage et la zone dimplantation
du logement.
Une convention est obligatoirement passée entre lEtat et
lorganisme bénéficiaire : elle fixe notamment le loyer
maximum des logements dans la limite dun plafond de loyer modulé
selon le type de logement et la zone géographique ; elle ouvre
droit à une aide personnalisée au logement (APL) pour les
locataires.
Pour les opérations dacquisition de logements en vue de
la réhabilitation, le montant des travaux doit représenter
au moins 20 % du coût de lopération.
Des normes minimales dhabitabilité sont prévues par
arrêté.
4 - Description de laide
En 1996, le financement des logements locatifs sociaux a fait lobjet
de réformes successives qui ont conduit à lentrée
en vigueur de deux régimes selon quil sagit dopérations
dacquisition-amélioration ou dopérations de
construction neuve.
A - Les opérations dacquisition-amélioration
Depuis le 1er juillet 1996, conformément aux dispositions réglementaires
prévues par le décret n°95-637 du 5 mai 1995 (modifié
par le décret n°96-55 du 24 janvier 1996 qui portait sur le
report de la date dentrée en vigueur) et par larrêté
du 5 mai 1995 (modifié par larrêté du 10 juin
1996), une réforme ayant pour objet de simplifier et clarifier
le dispositif en vigueur depuis le 1er janvier 1988 est applicable.
Elle repose notamment sur la notion de surface utile qui remplace désormais
celle de la surface corrigée.
La surface utile sert de base :
- dune part, pour le calcul de la subvention de lEtat (calcul
forfaitaire exprimé en francs par m² de surface utile),
- dautre part, pour la détermination des plafonds de loyers.
Depuis le 1er janvier 1998 ces opérations peuvent faire lobjet
:
- Dune part, dune subvention de lEtat égale
à 5 % dune assiette résultant notamment du produit
de la valeur de base (exprimée par m² de surface utile)
par la surface utile de lopération. Ce taux peut être
porté à 13 % lorsquil sagit de PLA à
loyer minoré (18 % si dérogation préfectorale)
ou à 20 % lorsquil sagit de PLA dintégration
(25 % si dérogation préfectorale). Le calcul complet de
cette assiette tient compte également de la taille des logements
(coefficient de structure) et dune majoration intégrant
le niveau de qualité de lopération et le degré
des sujétions locales rencontrées par lopération.
Cette majoration est limitée à 0,30. La formule de calcul
de cette assiette est complétée le cas échéant
par un coût forfaitaire pour chaque garage construit.
- Dautre part, ces opérations peuvent bénéficier
du taux de TVA à 5,5 % pour la réalisation des travaux
dès lors que ces travaux sont éligibles aux catégories
de travaux retenus par le décret du 30 avril 1998 : travaux damélioration,
de transformation ou daménagement de logements locatifs
sociaux. (cf. fiche n° 11)
- Par ailleurs, dun prêt de la CDC au taux de 4,3 %, dune
durée de 32 ans, assorti dun préfinancement. Le
montant du prêt ne peut dépasser, déduction faite
de la subvention de lEtat, lassiette de subvention définie
à larticle R.331-15 du CCH et calculée selon des
modalités fixées par arrêté.
B - Les opérations de construction neuve
Les opérations de construction neuve de logements locatifs sociaux
ne bénéficient plus sauf exception des subventions de lEtat.
Les opérations de construction neuve de droit commun .
Ces opérations bénéficient désormais du taux
réduit de TVA à 5,5 % (cf. fiche n° 10) sous réserve
de respecter les quatre conditions suivantes :
- une convention APL doit être conclue en application du 3°
de larticle L.351-2 du code de la construction et de lhabitation
- lopération doit avoir fait lobjet dune décision
favorable dagrément prise à compter du 4 octobre
1996 par le préfet au nom du Ministre chargé du logement
dans les conditions prévues aux articles R.331-3 et R.331-6 du
code de la construction et de lhabitation. Il sagit dune
nouvelle catégorie de décision, juridiquement et matériellement
distincte des décisions portant octroi des subventions de lEtat
- lopération doit être financée par lun
des prêts prévus par larticle R.331-1 du code de
la construction et de lhabitation et délivré par
la Caisse des dépôts et consignations ou le Crédit
foncier de France
- louverture de chantier doit être postérieure au
1er octobre 1996.
Les opérations de construction neuve susceptibles de bénéficier
de subventions de lEtat
Certaines opérations de construction peuvent encore faire lobjet
de subventions de lEtat. Il sagit notamment des opérations
de construction de PLA à loyer minoré ou dintégration
destinées aux locataires les plus modestes (cf. fiche n° 2),
ainsi que des PLA " construction-démoliton " (PLA-CD) destinés
à accompagner, si possible à anticiper, les opérations
de démolition rendues nécessaires par lobsolescence
physique ou la dégradation urbaine et sociale de certains ensembles.
Ces opérations de construction de logements locatifs sociaux font
lobjet de deux décisions administratives distinctes : une
décision favorable du préfet portant agrément de
lopération pour bénéficier du taux de la TVA
à 5,5 % et une décision de subvention.
C - Mise en place du prêt locatif à usage social (PLUS)
(Décret n°99-794 du 14 septembre 1999 modifiant le code de
la construction et de lhabitation et relatif aux subventions et
prêts pour la construction, lacquisition et lamélioration
des logements locatifs aidés)
La mise en place du PLUS qui regroupe PLA et PLA-LM, obéit à
un double objectif :
- donner aux bailleurs sociaux les moyens, notamment juridiques, de
répondre aux exigences de mixité sociale en leur permettant
daccueillir dans les mêmes immeubles des ménages
avec des ressources différenciées
- faire baisser les loyers des opérations neuves et des opérations
dacquisition amélioration. A ce titre, le loyer maximum
des logements PLUS sera réduit à 90 % du plafond des actuels
logements PLA , soit généralement au loyer plafond servant
au calcul de l' APL.
1/ Les dispositions financières du prêt locatif à
usage social (PLUS)
a/ Les bénéficiaires
b/ Les opérations éligibles
Les opérations éligibles sont celles prévues au
premier alinéa de larticle R 331-1 du CCH, cest à
dire les mêmes opérations que celles entrant dans le champ
de financement du PLA ordinaire y compris des PLA expérimentaux
et de construction démolition.
c/ Les conditions doctroi
Pour pouvoir bénéficier de ce financement, le maître
douvrage doit préalablement passer avec lEtat la convention
prévue au 3° ou 5° de larticle L.351-2 du CCH et
ouvrant droit pour les locataires à laide personnalisée
au logement (APL).
En outre, toute opération financée à laide
dun PLUS doit faire lobjet dune décision portant
octroi de subvention prise par le préfet dans les conditions des
articles R.331-3 et R.331-6 du CCH. Cette décision vaut agrément
pour lobtention de la TVA au taux réduit. Elle permet au
maître douvrage dobtenir des prêts de la Caisse
des dépôts et consignations au taux de 3,45 % (3,05 % dans
le cas des opérations de construction démolition, comme
pour les PLA I).
d/ Les taux de subvention applicables au PLUS
|
Catégories
dopérations |
Opérations
de construction neuve |
Opérations
dacquisition- amélioration |
PLUS
opérations
expérimentales |
5 % |
10 % |
|
opérations
de construction-démolition |
8 % |
13 % |
|
résidences
sociales |
12 % |
12 % |
|
avec gestion parahôtelière
antérieure au 1er janvier 1998 |
12 % |
12 % |
En terme de financement, le PLUS bénéficiera d'une part
d'une subvention de 5 % pour la construction neuve et 10 % pour les opérations
d'acquisition-amélioration dans l'ancien, d'autre part d'un prêt
de la Caisse des dépôts et consignations à 3,45 %.
Bien évidemment, le PLUS bénéficie aussi d'un taux
de TVA à 5,5 % comme les actuels PLA et de la mesure d'allongement
à 50 ans de la durée des prêts relatifs à la
charge foncière ou d'acquisition.
2/ La mixité sociale
Pendant toute la durée des conventions, pour assurer la mixité
sociale des opérations, loccupation sociale doit respecter
les règles ci-après :
- au moins 30 % des logements doivent être occupés par
des ménages dont les ressources nexcèdent pas 60
% des plafonds des ressources fixés pour lattribution des
logements sociaux (ménages éligibles aux anciens PLA à
loyer minoré),
- parallèlement, 10 % des logements de chaque opération
peuvent être loués à des locataires dont les ressources
excèdent, dans la limite de 120 %, les plafonds de ressources
fixés pour lattribution des logements sociaux.
Chaque convention devra préciser le nombre de logements correspondant
à chacune de ces catégories.
5 - Programme Physique
| |
1990 |
1993 |
1994 |
1995 |
1996 |
1997 |
1998 |
|
PLA-CDC financés
en nombre de logements |
55 546 |
73 544 |
68 575 |
45 060 |
43 216 |
48 810 |
46 421 |
|
|
 |
5 - Prêt locatif aide a financement tres social |
 |
|
| |
1 - Base juridique
- Décret n°90-151 du 16 février 1990 (notamment dernier
alinéa de larticle R.331-1 du code de la construction et
de lhabitation).
- Décret n°94-549 du 30 juin 1994.
- Décret n°96-860 du 2 octobre 1996.
- Décret n°97-1261 du 29 décembre 1997.
- Décret n°98-331 du 30 avril 1998.
- Décret n°99-609 du 9 juillet 1999
- Décret n°99-974 du 14 septembre 1999
2 - Objectif
Les PLA à loyer minoré (PLA-LM) et les PLA dintégration
(PLA-I) ont été mis en place à compter du 1er janvier
1998, par le décret du 29 décembre 1997.
Les PLA-LM sont attribués aux ménages qui rencontrent des
difficultés économiques (ressources insuffisantes et/ou
irrégulières). Ils ne nécessitent pas daccompagnement
social particulier. Ils sont intégrés dans le produit PLUS
(cf. fiche n°1) et ne pourront être utilisés après
le 31.12.1999.
Les PLA-I sont destinés aux ménages cumulant difficultés
économiques et difficultés sociales (problèmes comportementaux,
compositions familiales particulières, difficultés sanitaires,
etc.) et qui de ce fait se trouvent souvent exclus des filières
classiques dattribution de logement.
Il sagit de leur offrir une solution de logement pérenne,
adaptée à leurs difficultés, avec si nécessaire
un accompagnement social, de manière à favoriser leur intégration.
3 - Conditions doctroi
Les revenus des ménages locataires ne doivent pas dépasser
60 % des plafonds de ressources HLM, sauf dérogation du préfet
de département.
Le loyer minimum fixé par la convention entre lEtat et lorganisme
bénéficiaire ne doit pas dépasser 80 % du plafond
prévu pour le PLA-CDC sauf dérogation du préfet de
département.
Aucun montant minimum de travaux nest exigé en acquisition-amélioration.
4 - Description de laide
Les taux de subventions se différencient selon la nature
du produit financier (PLA-LM ou PLA-I) et selon le type dopérations
(acquisition-amélioration ou construction neuve). Il existe des
taux spécifiques pour les opérations réalisées
en Corse. De plus ces opérations bénéficient dun
taux de TVA à 5,5 % sur les travaux.
1 - Opérations dacquisition-amélioration
- pour les PLA-LM jusquau 31 décembre 1999, possibilité
de bénéficier de subvention de l'Etat à taux majoré
dans la limite de 13 % (18 % par dérogation préfectorale)
en application de l'article R.331-15-3 du CCH au titre des opérations
d'habitat adapté aux besoins de populations rencontrant des difficultés
particulières.
- pour les PLA-I, possibilité de bénéficier dune
subvention de lEtat à taux majoré dans la limite
de 20 % (25 % par dérogation préfectorale) en application
de larticle R.331-15-3 du CCH au titre de la réalisation
de logements destinés à des ménages qui rencontrent
à la fois des difficultés financières et des difficultés
dordre social.
La TVA à taux réduit (5,5 %) sapplique aux travaux
damélioration, de transformation ou daménagement
réalisés dans ces opérations.
2 - Opérations de construction
- les opérations de construction de logements locatifs très
sociaux PLA-LM jusquau 31 décembre 1999 font lobjet
de deux décisions administratives distinctes : une décision
favorable du préfet portant agrément de lopération
pour bénéficier du taux de la TVA à 5,5 % et une
décision de subvention. Le taux de la subvention est au plus
égal à 8% ; à titre exceptionnel le préfet
peut par dérogation porter ce taux à 13% au plus.
- pour les PLA-I, possibilité de bénéficier dun
taux de subvention de 20 %.
5 - Programme physique
| |
1990 |
1993 |
1994 |
1995 |
1996 |
1997 |
1998 |
|
PLA-TS financés
en nombre de logements |
5075 |
6908 |
11 078 |
15 481 |
11 435 |
11 783 |
14 374 |
|
|
 |
6 - Prime à amélioration logements locatif et occupation sociales |
 |
|
| |
1- Base juridique
- Article 14 de la loi de finances pour 1998.
- Décret n°87-1113 du 24 décembre 1987 (article R.323-1
et suivants du code de la construction et de lhabitation), pour
la subvention de lEtat.
- Décret n°97-1262 du 29 décembre 1997.
Convention entre lEtat (ministère de lEconomie et
des Finances) et la Caisse des dépôts et consignations pour
le prêt de la CDC.
2 - Objectif
Aider notamment les organismes dHLM, les sociétés
déconomie mixte, les organismes qui contribuent au logement
des personnes défavorisées à améliorer les
logements locatifs à finalité sociale dont ils sont propriétaires
ou gestionnaires.
3 - Conditions doctroi
Plafonds de ressources et de loyers
La subvention est accordée pour des logements destinés à
être occupés par des ménages dont les revenus ne dépassent
pas des plafonds de ressources modulés selon le type de ménage
et la zone géographique. Un loyer maximum est fixé par convention
passée entre lEtat et le bailleur. Cette convention ouvre
droit à une aide à la personne (APL) pour les locataires.
Nature des travaux
Les travaux damélioration doivent avoir pour objet :
- de mettre les logements achevés depuis au moins 15 ans, sauf
dérogation du préfet du département, en conformité
avec les normes minimales dhabitabilité,
- déconomiser lénergie dans les logements
existants au 1er juillet 1981,
- de réaliser des économies de charges, de renforcer la
sécurité des biens et des personnes, daméliorer
la vie quotidienne (notamment par ladaptation aux besoins des
personnes handicapées ou âgées) dans les immeubles
existants.
4 - Description de laide
Il faut distinguer la subvention de lEtat versée à
lorganisme social, le prêt de la CDC et laide fiscale
;
La subvention
Taux et montant des travaux subventionnables.
La règle générale est une subvention dun taux
au plus égal à 10% du coût prévisionnel des
travaux subventionnables de 85 000 F par logement, avec possibilité
de dérogation du préfet au plafond des travaux.
Le plafond des travaux peut être porté à 130 000
F par logement en cas daugmentation de la surface habitable dau
moins 10 % dans les logements achevés au 31 décembre 1960.
Le taux de la subvention peut être porté à 25 % dans
le cas de la réalisation de travaux de sécurité,
dopérations expérimentales ou dans le cadre des opérations
Habitat et vie sociales ou de développement social des quartiers
ou en zones urbaines sensibles.
Ce taux de 25 % peut également être atteint dans le cas
dopérations dont le maître douvrage est une commune
de moins de 5000 habitants.
Un taux de 40 % peut être pratiqué à titre exceptionnel,
par dérogation préfectorale, lorsque le maître douvrage
rencontre des difficultés financières particulières.
La subvention est versée par tranches entre le début et
la fin des travaux.
Le prêt de la CDC
Le prêt de la CDC est, en principe, dune durée de
10 à 15 ans pouvant exceptionnellement aller jusquà
20 ans. Le taux est de 3,55 % révisable en fonction du taux de
rémunération du livret A. En pratique, la quotité
de prêt est de lordre de 50 % du coût dopération.
Laide fiscale
Depuis le 1er janvier 1998 les opérations de réhabilitation
des logements locatifs sociaux bénéficient du taux réduit
de TVA de 5,5 %.
Cette disposition résulte de larticle 14 de la loi de finances
pour 1998 qui a modifié le régime de la TVA applicable aux
travaux réalisés dans les opérations de réhabilitation
du parc locatif social.
La conséquence de la mise en place du taux réduit de TVA
à 5,5 % a été lajustement des taux de la subvention
PALULOS au niveau décrit ci dessus.
La diminution de la TVA de 20,6 % à 5,5 % étant équivalente
à une aide denviron 12 %, laide totale de lEtat
pour une subvention de base de 10 % atteint 22 % du coût des travaux.
5 - Programme physique et financier
PALULOS financées depuis 1988 en montant de subvention et en nombre
de logements concernés :
|
|
Consommation
locale des
crédits en millions de francs |
Nombre de
logements
concernés |
|
Ensemble |
dont petits
travaux (1) |
Ensemble |
dont petits
travaux (1) |
|
1988 |
1 805,0 |
94,5 |
247 488 |
77 460 |
|
1989 |
1 602,9 |
45,9 |
205 351 |
41 894 |
|
1990 |
2 161,6 |
74,2 |
228 353 |
55 192 |
|
1991 |
2 222,3 |
56,0 |
216 229 |
55 081 |
|
1992 |
2 581,8 |
69,2 |
226
213 |
55 570 |
|
1993 |
2 704,8 |
59,8 |
213 223 |
45 832 |
|
1994 |
2 069,2 |
78,4 |
172 696 |
36 282 |
|
1995 |
1 423,3 |
55,6 |
123 686 |
29 600 |
|
1996 |
1 493,3 |
40,2 |
136 161 |
27 888 |
|
1997 |
2 073,9 |
35,7 |
176 178 |
20 105 |
|
1998 |
1 091,2 |
33 |
139 531 |
28 621 |
(1) travaux inférieurs
à 15 000 francs par logement.
|
|
 |
7 - Prime a l'amélioration de l'habitat |
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|
| |
I - Base juridique
- Décret n° 79-977 du 20 novembre 1979 modifié (article
R.322-1 et suivants du code de la construction et de lhabitation).
2 - Objectif
Aider des personnes physiques à revenus modestes à améliorer
des logements dont elles sont propriétaires ou usufruitières
et qui constituent leur résidence principale. Cette aide vise particulièrement
les travaux destinés à la mise aux normes des logements,
à lamélioration de leur confort, de leur sécurité,
de leur salubrité et de leur équipement ainsi que daccessibilité
et dadaptation du logement aux personnes handicapées physiques.
3 - Conditions doctroi
La prime est réservée aux propriétaires occupants
dont les ressources ne dépassent pas 70 % des plafonds de ressources
applicables aux anciens prêts aidés à laccession
à la propriété (PAP), 85 % en Opérations Programmées
dAmélioration de lHabitat (OPAH) comprenant au moins
une commune de moins de 2000 habitants et 100 % pour les personnes handicapées
physiques ou dans le cas de logements faisant lobjet dune
OPAH visant la requalification des copropriétés dégradées
ou dun plan de sauvegarde défini aux articles L.615-1 à
L.615-5 du code de la construction et de lhabitation.
Les travaux doivent porter sur les logements de plus de 20 ans et être
destinés à améliorer la sécurité, la
salubrité et léquipement du logement. Aucune condition
dancienneté nest requise pour les travaux visant à
rendre accessible et à adapter le logement aux personnes handicapées
ou pour certains travaux déconomie dénergie.
Les bénéficiaires prennent notamment lengagement
doccuper le logement primé à titre de résidence
principale pour une durée de 10 ans.
4 - Description de laide
Il sagit dune prime de lEtat portant sur un montant
de travaux subventionnables limité à 70 000 F/logement
ou à 85 000 F/logement dans les territoires ruraux de
développement prioritaire.
Le taux de base de la prime est de 20 % du montant des travaux subventionnables.
Il est porté à 25% lorsque le logement se trouve dans une
OPAH avec une commune de moins de 2000 habitants.
Il peut atteindre 35 % pour les ménages dont les revenus nexcèdent
pas 50 % du plafond applicable aux anciens prêts PAP.
Le taux est de 50 % maximum dans la limite de 40 000 F de travaux subventionnables
par logement pour la réalisation de travaux daccessibilité
aux personnes handicapées ou, dans la limite de 28 000 F, pour
ladaptation des logements aux travailleurs appelés à
travailler la nuit.
Enfin, dans le cadre dune convention dOPAH visant à
la requalification dune copropriété connaissant de
graves difficultés ou dans celui dun plan de sauvegarde défini
aux articles L.615-1 à L.615-5 du CCH, le plafond de travaux est
fixé à 85 000 F par logement et le taux de subvention est
porté à 25 % si les bénéficiaires ont un revenu
entre 60 et 100 % du plafond PAP et à 35 % si leur revenu est inférieur
à 60 % de ce plafond. Le taux de la prime peut être
majoré de 5 % sous réserve de la participation financière
dune collectivité locale dun taux au moins égal
à cette majoration.
Les décisions de prime sont prises par le préfet de département
et instruites par la direction départementale de léquipement.
5 - Programme physique et financier
Primes accordées en nombre et en montant de subvention :
|
PAH |
Nombre de
primes accordées |
Montant total
des primes en MF |
|
1990 |
49 663 |
505,5 |
|
1991 |
47 234 |
508,0 |
|
1992 |
52 276 |
559,0 |
|
1993 |
60 802 |
646,8 |
|
1994 |
68 771 |
728,9 |
|
1995 |
55 909 |
591,4 |
|
1996 |
72 510 |
766,9 |
|
1997 |
66 623 |
718,9 |
|
1998 |
69 419 |
761,8 |
6 - Perspectives
Dans le cadre du projet de loi " Urbanisme, Habitat et Déplacement ",
il est prévu de refonder lAgence nationale pour lamélioration
de lhabitat (ANAH) dont les missions seront étendues à
lensemble du parc privé. A ce titre, elle deviendrait compétente
pour délivrer la PAH.
Des réflexions ont été engagées notamment
en vue dune harmonisation des régimes actuels de la prime
à lamélioration de lhabitat et de la subvention
versée par lAgence nationale pour lamélioration
de lhabitat aux propriétaires bailleurs. Elles pourraient
déboucher sur des modifications réglementaires concernant
la PAH.
|
|
 |
8 - Subvention pour travaux de sortie d'insalubrité |
 |
|
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I - Base juridique
- Décret n°79-976 du 20 novembre 1979 modifié et
codifié aux articles R.523-1 à R.523-12 du code de la
construction et de lhabitation.
- Articles L.28, L.32-2 et L.38 du code de la santé publique
(CSP) relatifs à la salubrité des immeubles et aux îlots
insalubres.
2 - Objectif
Aider les propriétaires occupant depuis 2 ans au moins un logement
insalubre, à effectuer des travaux de sortie dinsalubrité
concernant principalement la stabilité des structures et létanchéité
du bâti, la remise en état des sanitaires et branchements,
les raccordements aux réseaux ainsi que lisolation thermique.
Cette aide peut également être mobilisée, depuis
un arrêté du 18 décembre 1998, pour les travaux visant
à supprimer le risque daccessibilité au plomb, notamment
dans le cadre des mesures de lutte contre le saturnisme.
3 - Conditions doctroi
- Linsalubrité doit avoir été reconnue par
un arrêté préfectoral dinsalubrité
remédiable qui précise les travaux à faire dans
un délai donné, après enquête des services
de la Direction départementale de laction sanitaire et
sociale et avis du Conseil dhygiène ou par application
de larticle L.32-2 du code de la santé publique dans les
cas de lutte contre le saturnisme.
- Les revenus des bénéficiaires ne doivent pas excéder
un plafond de ressources actuellement égal à celui qui
est pris en compte pour loctroi des anciens prêts aidés
à laccession à la propriété (PAP).
Les bénéficiaires prennent lengagement doccuper
le logement à titre de résidence principale pendant 15 ans.
4 - Description de laide
Le taux de subvention est égal à 50 % du coût des
travaux, dans la limite dun montant de dépenses subventionnables
actuellement fixé à 1 400 F par m². Le montant de la
subvention ne peut excéder 35 000 F par logement.
La SSI est imputée sur les crédits relatifs à la
PAH. Elle concerne environ 200 logements par an pour un montant moyen
de prime proche de 30 000 F/logement.
POSSIBILITE DE CUMUL
DE LA PAH AVEC LA SSI
Pour les personnes dont les ressources sont inférieures à
70 % du plafond de ressources PAP, la PAH peut se cumuler avec la prime
SSI si les travaux subventionnés sont de nature différente.
Dans ce cas la subvention PAH est portée à 50 % du coût
des travaux dans la limite dune dépense subventionnable de
70 000 F par logement (cf. arrêté du 20 novembre 1979 modifié
article 7 et circulaire du 16 juin 1980).
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9 - Aide agence nationnale pour l'amélioration de l'habitat (ANAH) |
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1 - Base juridique
- Loi de finances rectificative pour 1970 n° 70-1283 du 31 décembre
1970 (articles L.321-1 et suivants du code de la construction et de
lhabitation).
- Articles R.321-1 et suivants du code de la construction et de lhabitation.
Les conditions et les modalités d'octroi des aides sont fixées
par le conseil d'administration, dans le cadre des dispositions réglementaires
du code de la construction et de lhabitation.
2 - Objectif
Aider lamélioration de logements locatifs privés
en attribuant des subventions aux propriétaires bailleurs qui réalisent
des travaux damélioration, ou de transformation en logement
dun local situé en zone bâtie agglomérée
des zones de revitalisation rurale (ZRR).
3 - Conditions doctroi
La commission damélioration de lhabitat statue sur
les demandes de subvention et le délégué départemental
de lANAH assure lexécution de ces décisions.
- Les logements doivent être achevés depuis plus de 15
ans au 1er octobre précédant la date de la demande.
- Après travaux, les logements doivent être loués
à titre de résidence principale pendant dix ans et être
assujettis au versement de la contribution additionnelle à la
contribution annuelle représentative du droit de bail (ex TADB,
Taxe Additionnelle au Droit de Bail) sauf exonération de celle-ci
en raison du faible montant des loyers.
- Catégorie de travaux subventionnables.
Les travaux doivent permettre :
- daméliorer lhabitat en matière de sécurité,
de salubrité, déquipement des logements, daccessibilité
et dadaptation aux personnes handicapées physiques
- déconomiser lénergie et daméliorer
lisolation acoustique.
Ces travaux peuvent être réalisés dans les parties
privatives ou communes des immeubles.
4 - Description de laide
Le montant de la subvention est calculé en appliquant au montant
des travaux subventionnables éventuellement plafonné un
taux exprimé en pourcentage. Le plafond de travaux subventionnables
est fixé en fonction du nombre et de la surface des logements ainsi
que par rapport à la zone géographique où ils sont
situés.
Le taux de subvention est en général de 25 % du coût
des travaux subventionnables, dans la limite dun plafond de travaux.
Il peut être porté à 35 % lorsque le logement, situé
dans une opération programmée d'amélioration de l'habitat
(OPAH), fait l'objet d'une convention passée entre l'Etat et le
bailleur rendant obligatoire un plafond de ressources pour les locataires
et un plafond de loyer ; en outre, il peut être porté
de 35 % à 40 % pour les logements conventionnés en OPAH
sous réserve de l'octroi d'une subvention complémentaire
de 5 % d'une collectivité locale.
Le taux peut être de 40 à 70 % lorsque le logement conventionné
est destiné à des personnes défavorisées
dans le cadre des programmes sociaux thématiques (PST), ou pour
les logements dinsertion privés (LIP).
Il peut être de 50 % en cas de maintien du logement sous le régime
de la loi du 1er septembre 1948.
En zone centrale Ile-de-France (Paris et les 3 départements limitrophes),
le taux de subvention peut être de 40 % pour les logements à
loyer intermédiaire et 50 % pour les loyers conventionnés
à l'APL.
De plus, il est prévu majoration forfaitaire de 20 000 F par logement
vacant (antérieurement au 1er avril 1998) remis sur
le marché grâce aux subventions de lANAH et faisant
lobjet dun conventionnement à lAPL ou dune
convention du statut du bailleur privé, dans les huit agglomérations
où sapplique la taxe sur la vacance, fixées par le
décret n° 98-1249 du 29 décembre 1998 relatif au champ
dapplication de la taxe annuelle sur les logements vacants.
Dautre part, le dispositif mis en place par larticle 96 de
la loi de finances pour 1999 concernant le nouveau statut du bailleur
privé peut également, sous certaines conditions, sappliquer
aux propriétaires bailleurs ayant sollicité des aides de
lANAH.
5 - Programme physique et financier
| |
1994 |
1995 |
1996 |
1997 |
1998 |
Subventions
engagées
dans lensemble du parc |
2 724 |
2 731 |
2 595 |
2 338 |
2 308 |
Subventions
engagées
dans le parc ancien |
2 461 |
2 440 |
2 311 |
2 030 |
1988 |
Nombre de
logements
subventionnés
dans lensemble du parc
-----------
Dont logements améliorés
avec travaux sur parties
privatives uniquement |
143 600
------
81 800 |
126 500
------
76 300 |
111 800
------
67 000 |
107 600
------
65 300 |
111 200
------
67 300 |
Nombre de
logements
subventionnés
dans le parc ancien
-----------
Dont logements améliorés
avec travaux sur parties
privatives |
116 000
------
67 700 |
102 500
------
62 800 |
88 400
------
55 400 |
83 400
------
51 900 |
85 155
------
52 270 |
7 - Perspectives
Face à la nécessité de la mise en oeuvre dune
politique globale et coordonnée sur lensemble du parc privé,
il est prévu, dans le cadre du projet de loi " Urbanisme,
Habitat et Déplacement " de refonder lANAH dont les
missions seront étendues à lensemble du parc privé.
A ce titre, elle deviendrait compétente pour délivrer la
PAH.
|
|
 |
10 - TVA a taux
réduit - Travaux réalisés sur les
logements privés |
 |
|
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1 - Base juridique
- Article 3 du projet de loi de finances pour 2000
Projet de directive européenne sur les services à forte
intensité de main duvre.
2 - Objectif
- Créer des emplois dans les secteurs riches en main duvre
- Lutter contre le travail clandestin.
3 - Conditions doctroi
Personnes concernés
Tout propriétaire, bailleur ou occupant, ou locataire dun
immeuble dhabitation
Logements concernés
ce sont les logements achevés depuis plus de deux ans (cette condition
nest pas exigée pour les travaux durgence). Sont exclus
les logements locatifs conventionnés qui font lobjet du dispositif
de livraison à soi-même.
Travaux éligibles au taux réduit
Travaux damélioration, daménagement, de transformation
et de petit ou gros entretien. Sont exclus les travaux qui concourent
à la production dimmeubles neufs, les travaux de nettoyage,
daménagement des espaces verts, déquipement
mobilier.
Par ailleurs, pour certaines dépenses dinstallation de gros
équipements (chaudières collectives, ascenseurs, saunas...),
la part correspondant à la fourniture de léquipement
demeure au taux normal de la TVA.
Date dapplication
Factures émises à compter du 15 septembre 1999.
4 - Description de laide
Le maître douvrage (propriétaire, locataire, représentant
des copropriétaires) doit remettre à lentreprise une
attestation indiquant que les travaux se rapportent à des locaux
dhabitation achevés depuis plus de deux ans. La TVA à
taux réduit est ensuite directement facturée par lentreprise.
5 - Programme physique et financier
Le coût de la mesure est évaluée à 19,7 Mds F.
6 - Perspectives
Cette mesure est expérimentale : elle sapplique jusquen 2002.
Il sagira alors den mesurer les effets sur lemploi avant
de la pérenniser.
( En
détail , voir chapitre sur la TVA réduite à 5.5%
)
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11 - TVA a taux réduit - Rehabilitation locatifs conventionnés |
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1 - Base juridique
- Article 14-I de la loi de finances pour 1998 (n°97-1269 du 30
décembre 1997).
- Article 111 de la loi n° 98-546 du 2 juillet 1998 portant diverses
dispositions dordre économique et financier.
- Article 32 de la loi de finances pour 1999 (n°97-1266 du 30 décembre
1997).
2 - Objectif
Cette mesure complète le dispositif de TVA au taux réduit
de 5,5 % applicable à la construction de logements sociaux en étendant
ce taux aux travaux damélioration réalisés
sur le parc existant.
3 - Conditions doctroi
Bailleurs concernés
Avant tout les HLM et SEM, mais aussi les collectivités publiques
et les opérateurs privés.
Logements concernés
Ce sont les logements conventionnés au titre des 2°, 3°
et 5° de larticle L.-351-2 du code de la construction et de
lhabitation. Cette convention est signée entre le représentant
de lEtat dans le département et le maître de louvrage
; elle ouvre droit à laide personnalisée au logement.
Travaux éligibles au taux réduit
- Travaux damélioration qui bénéficient de
la PALULOS (prime à lamélioration des logements
locatifs sociaux - art. R. 323-1 à R. 323-12 du CCH) ;
- Travaux damélioration, de transformation ou daménagement
réalisés soit au titre dun PLA acquisition-amélioration,
soit sur fonds propres. Le décret n° 98-331 du 30 avril
1998 a donné des précisions sur la nature des travaux
éligibles : les travaux damélioration sentendent
à la fois des travaux par nature éligibles à la
PALULOS, des grosses réparations et des travaux de ravalement.
Conformément à lannexe H de la sixième directive
TVA, demeurent exclues du taux réduit les dépenses dentretien
: réparations locatives, charges récupérables et
petites réparations nécessaires à la maintenance
et à la gestion courante du patrimoine.
Procédure à suivre
Pour les travaux subventionnés par la PALULOS, la procédure
est celle prévue par cette prime (cf. fiche n° 3). Les autres
travaux doivent faire lobjet dune décision favorable
du préfet. Cet agrément doit être antérieur
aux travaux, sauf en cas de dérogation prévue par la réglementation
PLA ou PALULOS ou pour les travaux durgence.
NOTA : Les propriétaires de logements conventionnés " ANAH
" au titre du 4° de larticle L. 351-2 du CCH (personnes physiques,
associations) bénéficient quant à eux dune
TVA à taux réduit sur le montant des travaux subventionnables
par lANAH.
4 - Description de laide
Comme pour la construction de logements, lapplication du taux réduit
de TVA aux travaux est mise en oeuvre au moyen de la livraison à
soi-même dimmeuble. Les biens et services concourant à
la réalisation des travaux continuent à être facturés
aux maîtres douvrage au taux de 20,6 %. Quant à lactivité
locative elle-même, elle demeure pour sa part non soumise au régime
de la TVA.
La TVA qui a grevé les éléments du coût des
travaux (factures des entreprises, honoraires darchitectes, main
duvres salariale en cas de travaux en régie) est déductible
et peut faire lobjet de remboursement trimestriel par les services
fiscaux; la TVA au taux de 5,5 % sapplique à la livraison
à soi-même à lachèvement de limmeuble.
Les bailleurs conventionnés au titre de lANAH sont dispensés
de la formalité de livraison à soi-même. Ils reçoivent
en fin dopération un paiement du Trésor public correspondant
au montant des travaux subventionnables multiplié par le différentiel
de taux.
5 - Programme physique et financier
- 9 433 agréments PLA acquisition-amélioration ont été
délivrés en 1998.
- 148 000 logements ont été concernés par des opérations
PALULOS de plus de 15 000 F, pour un total de 1,17 Md F
- Sagissant des travaux engagés sur fonds propres, une
enquête menée auprès de 14 DDE fournit les informations
suivantes : le montant total des travaux éligibles au taux de
5,5 % est de 7 250 Mds F, soit un avantage TVA de 1 038 Mds F. Le nombre
dinterventions est de 3 026 000. La moyenne de travaux par intervention
sélève à 2 400 F.
6 - Perspectives
La baisse de TVA, prévue dans le projet de loi de finances pour
2000, pour les travaux réalisés sur les logements privés
existants (voir fiche XX) emporte trois conséquences en ce qui
concerne le logement social :
- la TVA à taux réduit sétend aux travaux
dentretien courant, auparavant exclus du taux réduit, réalisés
à compter du 15 septembre 1999. Pour ces travaux, qui continueront
à être facturés par lentrepreneur au taux
de 20,6 %, lorganisme pratiquera une livraison à soi-même
trimestrielle ;
- la décision favorable de lEtat en ce qui concerne les
travaux sur fonds propres (" GE GR ") est supprimée à
compter du 1er janvier 2000 ;
- le dispositif de remboursement partiel de TVA au profit des bailleurs
conventionnés au titre de lANAH est supprimé pour
les factures récapitulatives émises à compter du
15 septembre 1999.
( En
détail , voir chapitre sur la TVA réduite à 5.5%
)
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12 - TVA a taux réduit - Construction de logements locatifs sociaux |
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1 - Base juridique
- Article 17 de la loi de finances 1997 (n°96-1181 du 30 décembre
1996).
- Article 111 de la loi n° 98-546 du 2 juillet 1998 portant diverses
dispositions dordre économique et financier.
2 - Objectif
La réforme du financement de la construction des logements locatifs
sociaux a pour objet de baisser le montant des prélèvements
obligatoires tout en préservant le volume physique de la construction
aidée.
La construction neuve de logements locatifs sociaux est traitée
au regard de la TVA comme un bien de première nécessité.
3 - Conditions doctroi
Lapplication du taux réduit de TVA, est subordonnée
au respect de lensemble des conditions suivantes:
- les logements doivent faire lobjet dune décision
favorable dagrément prise par le représentant de
lEtat dans le département
- les conditions de location des logements sont déterminées
par une convention entre le représentant de lEtat dans
le département et le maître de louvrage; cette convention
ouvre droit à laide personnalisée au logement (article
L.351-2 3° et 5° du code de la construction et de lhabitation)
- les logements doivent être financés à laide
dun prêt prévu à larticle R 331-1 du
CCH;
- louverture de chantier (ou le cas échéant le commencement
de la tranche de construction autorisée par une décision
favorable) ne peut être antérieure au 1er octobre 1996.
Dès lors quune seule de ces conditions ne serait pas respectée,
la construction de ces logements ne pourrait prétendre au bénéfice
du taux réduit de TVA.
4 - Description de laide
Larticle 17 de la loi de finances pour 1997 soumet la construction
de logements locatifs sociaux (PLA) au taux réduit de TVA, soit
5,5 %. L'avantage de TVA consenti se substitue à la subvention
de l'Etat au taux de 12 % prévue à l'article R.331-15
du code de la construction et de l'habitation. Les modifications de taux
de subvention ont fait l'objet d'un décret n° 96-860 du 2
octobre 1996 publié au journal officiel du 3 octobre 1996.
Cette réforme a pris effet par anticipation à compter du
1er octobre 1996.
Lapplication du taux réduit de TVA à la construction
est mise en oeuvre au moyen de la livraison à soi-même dimmeuble.
Les biens et services concourant à la production des logements
sociaux continuent à être facturés aux maîtres
douvrage au taux de 20,6 %. Quant à lactivité
locative elle-même, elle demeure pour sa part non soumise au régime
de la TVA.
La livraison à soi-même est l'opération par laquelle
le maître d'ouvrage obtient un immeuble à partir de biens,
d'éléments ou de moyens lui appartenant. Cette opération
nouvelle intervient à l'achèvement des travaux et est soumise
à la TVA au taux de 5,5 %.
Dans ces conditions, la TVA qui a grevé les éléments
du prix de revient de la construction (y compris l'acquisition du terrain
à bâtir) est déductible et peut faire lobjet
de remboursement trimestriel par les services fiscaux; la TVA au taux
de 5,5% sapplique à la livraison à soi-même
à lachèvement de limmeuble.
5 - Programme physique et financier
Fin 1998, 41 713 agréments PLA construction neuve ont été
accordés, dont 36 812 au titre de la CDC et 4 901 au titre du CFF.
( En
détail , voir chapitre sur la TVA réduite à 5.5%
)
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13 - Impot sur le revenu : statut du bailleur privé |
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1 - Base juridique
- Article 96 de la loi de finances pour 1999 (loi n° 98-1266 du
30 décembre 1998)
2 - Objectif
- Renouvellement du parc locatif privé
- Reconnaissance du rôle économique et social joué
par le bailleur
- Création dun parc de logements privés à
loyers maîtrisés
3 - Conditions doctroi
Personnes concernées
Cette mesure sapplique aux personnes physiques dont les revenus
de la location sont imposés dans la catégorie des revenus
fonciers. Ces dispositions sappliquent également, dans les
mêmes conditions, lorsque les immeubles sont la propriété
dune société non soumise à limpôt
sur les sociétés, sous réserve dun engagement
par les associés de conserver leurs parts.
Opérations concernées
Dans le neuf, le dispositif sapplique :
- aux logements acquis neufs ou en état futur dachèvement
à compter du 1er janvier 1999
- aux logements que le contribuable fait construire et qui ont fait
lobjet, à compter du 1er janvier 1999, de la
déclaration douverture de chantier prévue à
larticle R.421-40 du code de lurbanisme
- aux locaux acquis à compter du 1er janvier 1999
et que le propriétaire transforme en logements locatifs
- aux logements acquis réhabilités (sous le régime
de la TVA immobilière) à compter du 1er janvier 1999.
Les immeubles qui ne répondent pas à la définition
de logements neufs telle que précisée ci-dessus ouvrent
droit au dispositif prévu dans lancien, sous réserve
quils satisfont à certaines normes dhabitabilité.
Contreparties demandées aux bailleurs
- Location dun logement nu, imposable dans la catégorie
des revenus fonciers
- Location pendant une durée minimale : six ans dans lancien,
neuf ans dans le neuf
- Location effective et continue
- Habitation principale du locataire
- Ascendants, descendants, membres du foyer fiscal exclus
- Plafond de loyer : dans le neuf : 75 F en zone 1 bis, 65
F en zone 1, 50 F en zone 2, 45 F en zone 3 ; dans lancien :
65 F en zone 1 bis, 55 F en zone 1, 35 F en zone 2, 30 F en zone
3 ; dans lancien
- Plafond de ressources du locataire, équivalent au plafond daccès
à un logement social majoré de 40 %.
4 - Description de laide
Aides fiscales
Dans le neuf, loption pour ce dispositif emporte les conséquences
suivantes :
- Le propriétaire bénéficie dune déduction
égale à 8 % du prix dacquisition pour les cinq premières
années et à 2,5 % pour les quatre années suivantes,
avec une possibilité de continuer à amortir sur option
à 2,5 % lan pendant une ou deux périodes de trois
ans supplémentaires
- le taux de la déduction forfaitaire (qui couvre normalement
lamortissement) est ramené de 14 % à 6 % pendant
la période de déduction des amortissements
- les dépenses de reconstruction et dagrandissement qui,
de ce fait, ne sont pas prises en compte par la déduction forfaitaire,
ouvrent droit à une déduction au titre de lamortissement
selon les mêmes modalités que le logement
- les dépenses damélioration ne sont pas déductibles
mais ouvrent droit à une déduction au titre de lamortissement
de 10 % pendant 10 ans.
Dans lancien, les revenus des immeubles soumis au statut du bailleur
privé font lobjet dune déduction forfaitaire
majorée à de 14 % à 25 % pendant 6 ans, puis par
périodes de 3 ans indéfiniment renouvelables.
Aides non fiscales
- Lallocation de logement sociale ou familiale est versée
directement au bailleur, sur simple demande à formuler auprès
de la Caisse dallocation familiale, sans que laccord du
locataire soit nécessaire.
- La participation des employeurs à leffort de construction
propose plusieurs types daide :
- Une garantie de loyer et de charges locatives (garantie " loca-pass ")pendant
9 mois en cas de chômage du locataire, quelle que soit sa situation
au regard du " 1 % patronal " Ces garanties sont renforcées
si le locataire est soit salarié dune entreprise assujettie
au 1 % logement, soit un jeune en situation ou en recherche de premier
emploi et à plus forte raison si le bailleur accorde un droit
de réservation locative à lorganisme collecteur
de la participation
- Le financement, sous forme davance, du dépôt de
garantie du locataire (avance " loca-pass ")
- En cas de réservation locative, la possibilité de prêts
au taux de 2 % maximum dun montant maximal de 40 % du prix de
revient dans le neuf, et de 50 % (dans la limite de 80 000 F) des travaux
dans lancien.
- La troisième aide extra-fiscale elle consiste en une majoration
de 20 000 F de la subvention de lANAH lorsque le logement
loué dans le cadre du nouveau statut est situé dans lune
des huit agglomérations où sapplique la taxe sur
les logements vacants instituée par la loi dorientation
relative à la lutte contre les exclusions du 29 juillet 1998.
Il sagit des agglomérations de Paris, Lyon, Lille, Bordeaux,
Toulouse, Nice, Montpellier et Cannes-Grasse-Antibes.
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14 - Déduction du revenu foncier des dépenses |
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1 - Base juridique
- Code général des impôts, art. 31-I-1-b, issu de
larticle 53 de la loi n° 64-1278 du 23 décembre 1964.
2 - Objectif
- Modernisation et réhabilitation de lhabitat existant.
3 - Conditions doctroi
Aucune condition particulière : limmeuble doit être
affecté à lhabitation au moment des travaux.
4 - Description de laide
Les travaux de grosses réparations et damélioration
réalisés sur les logements locatifs leur apportent une valeur
ajoutée et devraient normalement être amortis par lapplication
de la déduction forfaitaire de 14 % sur le montant des revenus
fonciers.
La déduction en une seule fois de ces dépenses constitue
donc un " amortissement accéléré à 100 % ".
Elle peut entraîner la constatation dun déficit foncier
imputable sur le revenu global dans la limite de 70 000 F.
Si le bailleur a opté pour un dispositif damortissement
des logements neufs, tel que celui issu de la loi n°96-314 du 12
avril 1996 ou celui prévu dans le projet de loi de finances pour
1999, les améliorations ne sont plus déductibles sur un
seul exercice, mais deviennent amortissables à raison de 10 %
pendant 10 ans.
5 - Programme physique et financier
Aide fiscale évaluée à 4,6 Mds par an.
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15 - Credit d'impot pour les dépenses |
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1 - Base juridique
- Article 200 ter du code général des impôts, issu
de larticle 74 de la loi n° 97-1269 du 30 décembre
1997.
2 - Objectifs
- Aider les ménages à entretenir leur habitation principale
- Lutter contre le travail clandestin
3 - Conditions doctroi
Immeubles concernés
Ce sont les immeubles situés en France métropolitaine ou
dans les DOM, achevés depuis plus de deux ans et affectés
à lhabitation principale de leur propriétaire, locataire
ou occupant à titre gratuit
Nature des dépenses
Les dépenses doivent être réalisées entre
le 1.1.1998 et le 31.12.2000.
Deux grandes catégories de dépenses sont éligibles :
- les dépenses dentretien : elles ont pour objet de
maintenir un immeuble en bon état et den permettre un usage
normal, sans en modifier la consistance, lagencement ou léquipement
initial (remplacement isolé de fenêtres, déléments
de lappareil sanitaire, diagnostic damiante, grattage des
façades, etc. )
- les dépenses de revêtement des surfaces : peinture,
carreaux et papiers peints sur les murs, parquet, carrelages, parquets,
moquette sur les sols.
Sont hors du champ dapplication du crédit dimpôt :
- les dépenses de grosses réparations ou damélioration
qui ouvrent droit à un autre avantage fiscal (cf. fiche
n° 13)
- les dépenses de reconstruction ou dagrandissement
- les dépenses qui ont le caractère de réparations
locatives (réparations locatives et charges récupérables).
Réalisation des dépenses
Seuls les travaux réalisés par une entreprise donnant donc
lieu à la délivrance dune facture ouvrent droit au
crédit dimpôt.
4 - Description de laide
Laide consiste à déduire de la cotisation dimpôt
sur le revenu un crédit dimpôt, calculé en multipliant
le montant de la dépense de travaux, dans la limite dun plafond
annuel, par un taux. Si le crédit excède limpôt
du, la différence est restituée. Si le bénéficiaire
est non imposable avant application du crédit dimpôt,
ce dernier lui est totalement remboursé.
Les plafonds du crédit dimpôt sélèvent
à 10 000 F pour une personne seule, 20 000 F
pour un couple marié, avec des majorations de 1 000 F
par personne à charge, 1 500 F pour le second enfant
et 3 000 F par enfant à partir du troisième.
Le taux est de 20 %, mais est ramené à 5 % pour
les factures émises à compter du 15 septembre 1999,
compte tenu de la baisse de TVA.
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16 - Réduction d'impot pour les dépenses |
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1- Base juridique
- Article 85 de la loi de finances pour 1997
2 - Objectifs
- Lutter contre le travail clandestin
- Favoriser le maintien de la qualité du parc, la modernisation
de lhabitat et les économies d'énergie.
3 - Conditions doctroi
Période dapplication
1er janvier 1997 au 15 septembre 1999.
Personnes concernées
Propriétaires de leur habitation principale.
Immeubles concernés
Immeubles situés en France et achevés depuis au moins dix
ans. La condition dancienneté nest pas appliquée
aux travaux destinés à faciliter laccès de
limmeuble aux personnes handicapées et à adapter leur
logement ou portant sur des immeubles situés dans une zone en état
de catastrophe naturelle.
Dépenses éligibles
- Grosses réparations : l'importance des travaux doit excéder
celle des opérations courantes d'entretien (exemples : changement
de chaudière, réfection de la toiture, de linstallation
électrique, réfection dune voie privée permettant
laccès de limmeuble, travaux denlèvement
de lamiante)
- Améliorations : elles visent à apporter un élément
de confort nouveau ou mieux adapté aux conditions modernes de
vie (exemples : installation dun ascenseur, dune porte
blindée, interphones, isolation, régulation ou programmation
du chauffage, traitement des charpentes contre les termites, ventilation,
climatisation...)
- Ravalement : travaux nécessités par la remise en
état des façades ou des murs extérieurs dun
immeuble.
Dans tous les cas, les travaux doivent être réalisés
par une entreprise et donner lieu à une facture.
Sont exclues de la réduction dimpôt
- les travaux de construction, de reconstruction ou dagrandissement
(exemples : création dune mezzanine, dune véranda ;
modifications importantes du gros oeuvre)
- les dépenses déquipement ménager
- les dépenses dentretien et de décoration , qui
ouvrent droit au crédit dimpôt prévu à
larticle 200 ter du code général des impôts.
4 - Description de laide
La réduction dimpôt est égale à 20 %
des travaux dans la limite dun plafond de dépenses fixé
à 20 000 F pour une personne seule et 40 000 F pour un couple
marié (majoré de 2000 F par personne à charge, 2500
F pour le deuxième enfant à charge et 3000 F à compter
du troisième). Ce plafond sapplique pour lensemble
de la période 1997-2001, et non par année. En cas de déménagement
ou de changement de situation matrimoniale (mariage, divorce, décès),
les ménages bénéficient dun nouveau plafond.
La réduction est accordée lannée de paiement
des travaux.
La réduction dimpôt ne peut se cumuler avec le prêt
à taux 0 que si elle concerne des travaux indépendants de
ceux qui ont justifié loctroi de laide.
5 - Programme physique et financier
Lincidence de cette mesure est estimée à 4 000 MF
en 1998.
6 - Perspectives
La mesure de baisse de la TVA emporte des conséquences sur les
aides fiscales relatives à lhabitation principale :
- cette réduction est supprimée à compter du 15
septembre 1999 ;
- est maintenu un crédit dimpôt de 15 % des équipements
exclus du taux réduit (chaudières collectives, ascenseurs...)
dans une limite qui est inchangée.
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