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Infos Center » Assurances » Immobilières |
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1 - L'assurance multirisques habitation |
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Elle est obligatoire pour les locataires, indispensable pour les propriétaires
habitants. La plupart des Français sont assurés , mais ne
savent pas vraiment ce que contient cette assurance !
Les garanties généralement incluses :
- l'incendie
- les dégâts des eaux
- le vol
- la responsabilité civile (pour indemniser les victimes de vos
dommages)
- les tempêtes (vent, pluie, neige et grêle)
- les catastrophes naturelles
- les actes de terrorisme.
Les garanties complémentaires :
- le bris de glace
- l'assistance (votre assureur prend en charge à votre place
certains frais)
- les frais de sauvetage, de démolition et de déblaiement
- les frais de relogement (si vous devez payer un nouveau loyer)
- la perte de loyers (pour les propriétaires bailleurs privés
du loyer de leurs locataires)
- les honoraires d'expert, etc.
La protection juridique :
Cette garantie prend en charge vos frais lorsque vous devez vous défendre
ou que vous êtes victime d'un dommage (expertise, frais d'avocat...).
Elle est facultative mais elle est presque toujours incluse d'office dans
les contrats multirisques. Elle se nomme parfois "défense pénale
et recours".
Comment est calculé le prix de votre assurance ?
Le montant varie en fonction :
- de votre lieu d'habitation
- du type de logement
- de sa superficie
- de la valeur déclarée de votre mobilier.
L'installation d'un système d'alarme (ou d'une porte blindée,
etc...) peut faire baisser le prix de votre assurance. En revanche, si
vous possédez une véranda, une piscine ou une petite dépendance
dans le jardin, votre prime risque de vous coûter plus cher.
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2 - La garantie
dégât des eaux |
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Vous êtes indemnisé par votre assureur, que le dégât
des eaux provienne de votre logement ou de celui de votre voisin.
Vous êtes couvert contre :
- les fuites, les ruptures de canalisations
- les débordements de machines à laver et d'appareils
de chauffage
- le gel des canalisations, des machines à laver et des appareils
de chauffage se trouvant à l'intérieur de votre habitation
seulement
- les débordements d'égout
- les infiltrations à travers les toitures, les terrasses et
les baies vitrées
- les frais pour déterminer d'où vient la fuite (qui vous
seront donc remboursés).
Vous ne serez pas indemnisé pour :
- les fuites ou les ruptures de canalisation enterrées (nécessitant
des travaux de terrassement ou de fouille)
- les fuites résultant d'un défaut d'entretien
- les infiltrations au travers des façades
- les ruissellements (sauf dans certains contrats)
- les dégâts dus à la condensation, l'humidité
et la buée
- les inondations (ce sont les garanties "catastrophes naturelles" ou
"intempéries" qui interviennent)
- les frais de réparation des canalisations, radiateurs, robinetterie,
chaudières et couverture de bâtiment
- le débordement ou le renversement de récipient (votre
aquarium, par exemple).
L'assurance indemnise :
Votre logement et presque tout ce qu'il contient :
- le mobilier
- les objets de valeur
- les embellissements (peinture, faux plafonds, cuisine intégrée,
parquets...).
Votre garantie exclut :
- les bâtiments annexes, les murs d'enceinte et de soutènement,
les clôtures (sauf dans certains contrats)
- les équipements sportifs (terrain de jeux...)
- les voitures, motos (c'est votre assurance auto-moto qui joue)
- les bateaux ou les caravanes (vous devez être assuré
par ailleurs pour cela)
- les plantations
- le matériel professionnel.
Vos obligations :
Pour être indemnisé, votre assureur vous impose de respecter
certaines contraintes. Lorsque vous quittez votre logement plus de trois
ou quatre jours, vous devez couper l'eau.
Pendant les périodes de gel (entre novembre et avril), si vous
ne chauffez pas votre logement, vous devez vidanger les conduites, les
réservoirs, les installations du chauffage central.
Dans certains contrats, il vous est même demandé de stopper
la circulation de l'eau froide la nuit.
Quelles preuves devez-vous fournir en cas de sinistre ?
Votre assureur vous demandera de prouver l'existence des objets détruits.
Réunissez les factures, les devis de réparation, les dossiers
de crédit. Mais aussi les certificats d'authenticité des
objets anciens ou précieux et les actes notariés concernant
un héritage. Les photos, les films, les témoignages de vos
amis peuvent aussi s'avérer utiles.
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3 - La garantie
incendie |
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Vous êtes indemnisé par votre assureur, que l'incendie provienne
de chez vous ou de chez vos voisins.
Vous êtes couvert contre :
- feu ou commencement de feu
- fumée d'un incendie ou d'un appareil défectueux
- explosion (appareils ménagers ou fonctionnant au gaz ou à
l'essence...)
- implosion de téléviseur
- foudre : lorsque les dégâts sont directs (votre toit
est en partie détruit)
- dégâts dus aux secours : les trombes d'eau utilisées
par les pompiers ont inondé votre logement, les fenêtres
ou les portes ont été détruites pour pouvoir y
pénétrer...
Vous n'êtes pas couvert si :
- vous avez mis le feu volontairement ou avez été complice
d'un acte de malveillance
- vous n'avez pas effectué les travaux d'entretien obligatoires
(vérification des appareils de chauffage, des chauffe-eau, ramonage,
débrouissallage)
- vous n'avez pas fait réparer un appareil pourtant défectueux,
ou vous l'avez réparé vous-même
- vous avez "bricolé" l'insert de votre cheminée, fait
des travaux de maçonnerie...
- il n'y pas eu incendie mais excès de chaleur (le fer à
repasser oublié ou la cigarette mal éteinte). C'est la
garantie "accidents ménagers" qui couvre ces risques. Elle est
facultative et donc payante.
- la foudre n'a atteint que vos appareils électriques, électroniques
et téléphoniques (téléviseurs, ordinateurs,
matériel hi-fi, etc.). Dans ce cas, c'est la garantie "dommages
électriques" qui intervient mais elle est aussi optionnelle,
donc payante.
L'assurance indemnise presque tout ce que contient
votre logement :
- mobilier
- objets de valeur
- embellissements (peinture, faux-plafonds, cuisine intégrée,
parquets)
- Votre garantie exclut
- le matériel professionnel
- les plantations
- les équipements sportifs (terrains de jeux...)
- les bâteaux ou les caravanes
- les bâtiments annexes, les murs d'enceinte et de soutènement,
les clôtures (sauf dans certains contrats).
Quelles preuves devez-vous founir en cas de sinistre ?
Votre assureur vous demandera de prouver l'existence des objets détruits.
Réunissez les factures, les devis de réparation, les dossiers
de crédit. Mais aussi les certificats d'authenticité des
objets anciens ou précieux et les actes notariés concernant
un héritage. Les photos, les films, les témoignages de vos
amis peuvent aussi s'avérer utiles.
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4 - La garantie
tempête |
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La garantie "tempête-grêle-poids de la neige sur la toiture"
est l'une des garanties que l'on retrouve dans pratiquement tous les contrats
d'assurance habitation.
Cette garantie ne doit pas être confondue avec celle qui couvre
les "catastrophes naturelles". Il s'agit, en effet, de deux assurances
distinctes. Tous les contrats souscrits depuis le 1er août 1990
qui comportent une assurance incendie, comprennent automatiquement une
garantie "tempête-grêle-poids de la neige sur la toiture".
Les dommages assurés :
Il s'agit d'une triple garantie qui vous indemnise d'abord des dégâts
provoqués par le vent ou par la chute d'un objet projeté
par le vent. C'est, par exemple, grâce à elle que votre voiture
ou votre toiture, écrasées par un arbre déraciné
suite à une tempête, vous seront remboursées.
En plus des dégâts provoqués par le vent, cette assurance
couvre également les dommages causés par la grêle
et le poids de la neige ou de la glace sur votre toiture. Enfin et par
extension, cette clause assure les dommages causés par la pluie,
la neige ou la grêle qui, après avoir endommagé le
toit, pénètre à l'intérieur de la maison.
Attention : sont exclus de cette garantie les dommages qui résultent
d'un défaut d'entretien de la maison, ceux qui affectent l'intérieur
d'un bâtiment non fermé (par exemple un hangar ouvert) et
ceux qui proviennent de ruissellements ou chutes d'eau.
De même, les dégâts provoqués aux piscines,
aux antennes de télévision et au mobilier qui se trouvent
à l'extérieur, ne vous seront pas remboursés.
Notez enfin qu'une franchise restera à votre charge.
Votre déclaration de sinistre :
Vous avez cinq jours à partir du moment où vous avez connaissance
du sinistre pour le déclarer à votre assureur par lettre
recommandée avec accusé de réception. Notez que pour
les dommages causés par la tempête du mois de décembre
1999, le délai a été exceptionnellement porté
à plus d'un mois.
Contrairement à la garantie "catastrophes naturelles", vous n'avez
pas besoin de la publication d'un arrêté interministériel
pour être indemnisé. Toutefois, les contrats prévoient
généralement que cette assurance ne joue que lorsque le
vent dépasse les 100 Km/h. Vous devrez donc demander à votre
mairie ou à la station météorologique la plus proche
une attestation dans ce sens.
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5 - La garantie
catastrophes naturelles |
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Depuis le 13 juillet 1982, la loi oblige les assureurs à inclure
la garantie "catatrophes naturelles" dans votre contrat habitation.
Ce terme regroupe :
- les inondations
- les tremblements de terre
- les avalanches
- les mouvements de terrain dus à la sécheresse.
À quelles conditions ?
Le sinistre doit être reconnu "catastrophe naturelle" par les pouvoirs
publics. À compter de la publication de l'arrêté de
catastrophe naturelle, vous disposez de 10 jours pour envoyer votre déclaration
de sinistre à votre assureur. Vous serez remboursé dans
les trois mois. Dans tous les cas, une franchise de 1 500 F restera à
votre charge comme le veut la loi.
L'assurance indemnise presque tout ce que contient
votre logement :
- le mobilier
- les objets de valeur
- les embellissements (peinture, faux-plafonds, cuisine intégrée,
parquets...).
Elle prend aussi en charge les frais de déblais, de démolition,
de pompage, de nettoyage et de désinfection.
Votre garantie exclut :
- le matériel professionnel
- les plantations
- les équipements sportifs (terrains de jeux...)
- les bâteaux ou les caravanes
- les bâtiments annexes, les murs d'enceinte et de soutènement,
les clôtures (sauf dans certains contrats).
Quelles preuves devez-vous founir en cas de sinistre ?
Votre assureur vous demandera de prouver l'existence des objets détruits.
Réunissez les factures, les devis de réparation, les dossiers
de crédit. Mais aussi les certificats d'authenticité des
objets anciens ou précieux et les actes notariés concernant
un héritage. Les photos, les films, les témoignages de vos
amis peuvent aussi s'avérer utiles.
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6 - La garantie
responsabilité civile |
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Vous oubliez, en général, que cette garantie existe. Pourtant,
son champ d'intervention est très large.
Dans quels cas intervient-elle ?
Les dégâts causés à vos biens propres ne sont
pas couverts. Mais la garantie responsabilité civile indemnise
toute personne victime de vos actes dans le cadre de votre vie privée.
Il s'agit des atteintes physiques (vous avez blessé quelqu'un),
de préjudices matériels (vous avez endommagé la clôture
de votre voisin) ou de préjudices indirects (la morsure de votre
chien empêche votre voisin, commerçant, de travailler : votre
assureur indemnisera sa perte d'activité).
Elle intervient aussi pour les dommages causés par vos biens :
le pot de fleurs qui tombe sur la voisine, l'ami de votre fils qui se
blesse avec le grillage du jardin...
Attention : Certains contrats ne garantissent pas les objets empruntés
ou loués.
Uniquement les actes involontaires :
Votre assureur intervient lorsque le préjudice est causé
par votre imprudence ou votre négligence. Vos actes sont
assurés mais aussi ceux :
- de votre conjoint
- de vos enfants et ceux dont vous avez la garde
- de vos animaux domestiques et ceux qui vous sont confiés
- des personnes qui travaillent chez vous (femme de ménage, garde
d'enfant...)
- de vos ascendants dans certains contrats.
Vous ne serez pas couvert si :
- vous causez volontairement du mal à quelqu'un. Vous devrez
en subir seul les conséquences : vous avez lancé le chien
à la poursuite de votre voisin, vous avez donné un coup
à une voiture mal garée...
- vous êtes un adepte de sports dangereux (spéléologie,
deltaplane...) ou vous pratiquez un sport à un niveau professionnel.
En cas de problème, faites jouer l'assurance souscrite auprès
de votre club sportif.
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7 - La garantie vol |
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Vous êtes couvert :
- si le vol est consécutif à une effraction ou
une escalade
- si le vol est consécutif à l'usage de fausses clefs
- si le vol est consécutif à la ruse (un cambrioleur se
fait passer pour un dépanneur)
- si le vol est consécutif à des violences (vous avez
été menacé).
- si le vol est perpétré par votre employé (garde
d'enfant, femme de ménage...) , mais uniquement si vous portez
plainte contre lui.
Vous n'êtes pas couvert :
- pour les vols facilités par votre négligence ou celle
d'un membre de votre famille (vous avez oublié de fermer votre
porte à clef, vous laissez toujours la clef sous le paillasson
pour votre enfant)
- pour les vols commis par un membre de votre famille ou une personne
vivant sous votre toit ou avec sa complicité
- si vous n'avez pas rempli certaines obligations prévues dans
le contrat concernant la protection de votre logement. (type
de serrures, blindage de la porte, barreaux aux fenêtres pour
un rez-de-chaussée, système d'alarme...)
L'assurance indemnise :
- les biens volés, détruits ou détériorés
, le remplacement des portes et serrures ...
- et parfois, les frais de garde de votre habitation ou l'installation
d'un système provisoire de protection.
Votre garantie exclut :
- les objets volés dans les parties communes (la poussette dans
le hall de l'immeuble même si elle est attachée)
- les biens se trouvant dans un endroit non entièrement clos
ou couvert (le jardin, la cour)
- les voitures et les motos (c'est votre assurance auto-moto qui joue)
- le matériel professionnel
- les bateaux ou les caravanes (vous devez être assuré
par ailleurs pour cela).
Quelles preuves devez-vous fournir en cas de vol ?
D'abord, votre assureur vous demandera de prouver qu'il y a bien eu vol.
La déclaration de police expliquant comment a dû se dérouler
l'acte et dressant la liste des objets volés est indispensable.
Ensuite, pour que l'assurance puisse évaluer votre préjudice,
vous devez réunir les factures, les devis de réparation,
les dossiers de crédit concernant les objets volés. Vous
devez également produire tout document prouvant l'existence et
la possession des objets disparus : certificats d'authenticité
des objets anciens ou précieux et actes notariés concernant
un héritage.
Les photos, les films, les témoignages de vos amis peuvent aussi
s'avérer utiles pour prouver l'existence d'un objet volé
dont vous n'avez pas la facture.
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8 - Les
animaux<
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Détenir un animal domestique est un droit. Aucun règlement
de copropriété et aucun bail ne peuvent vous l'interdire.
Si vos animaux domestiques, quels qu'ils soient, commettent des dégâts,
c'est la garantie responsabilité civile intégrée
à votre contrat multirisques habitation qui intervient.
Mais attention , l'assurance ne couvre que les méfaits
accidentels de votre animal. Si votre animal est un agité chronique,
s'il cause trop de dégâts ou dérange trop le voisinage
. Votre bail peut être dénoncé si vous êtes
locataire , le syndic peut porter plainte si vous êtes copropriétaire
, et vous pouvez être condamné à faire cesser les
troubles.
Quand l'assurance intervient-elle ?
Si le préjudice causé est involontaire, votre assurance
peut se substituer à vous pour indemniser les victimes ou réparer
les dégâts. Cela peut être le cas si :
- votre animal a mordu le facteur
- il a tué un autre animal
- il a dégradé un jardin
- votre voisin a eu si peur en voyant votre magnifique python qu'il
en a fait une syncope.
Et ce, que votre animal ait été tenu en laisse ou enfermé
dans une cage ou qu'il ait échappé à votre vigilance.
Attention : votre assureur ne vous indemnisera pas si vous avez
volontairement excité votre animal pour qu'il commette un méfait.
Si vous estimez que votre responsabilité n'est pas engagée,
vous devrez prouver que la faute incombe à la victime (votre chien
a été excité par un voisin...) ou qu'il s'agit d'un
cas de force majeure (une explosion causant une réaction agressive
de votre animal, par exemple).
Les animaux inhabituels :
Si vous possédez un animal inhabituel mais autorisé, un
reptile par exemple, vous n'avez pas besoin d'une assurance particulière.
Mais faites bien attention, comme pour les autres animaux, vous restez
entièrement responsable de ses actes. En revanche, si vous
détenez un animal interdit (certains singes, certains perroquets...),
vous ne serez pas couvert.
Les chiens dangereux :
Les propriétaires de certains chiens dangereux (comme les pitbulls)
doivent être en conformité avec les obligations de la loi
du 6 janvier 1999 : en particulier être majeurs et ne pas avoir
été condamnés. Dans tous les cas, vous ne pouvez
sortir avec ce type d'animal que s'il est muselé.
La santé en plus :
Pour tout ce qui concerne la couverture santé de votre animal
(remboursements de soins, intervention chirurgicale...), vous devez vous
assurer en plus. Adressez-vous à votre assureur. La plupart des
compagnies proposent désormais des contrats spécifiques
pour les animaux domestiques. Comptez entre 300 F et 2 000 F par an selon
le degré de remboursement.
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9 - L'assurance
propriétaire bailleur<
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Si vous êtes propriétaire bailleur, c'est-à-dire que
vous louez un logement vous appartenant, vous devez vous assurer.
Deux cas se présentent :
Vous louez un appartement :
Vous devez contracter deux assurances : l'une en tant que propriétaire
et l'autre en tant que copropriétaire. En réalité,
cette deuxième assurance est très souvent souscrite pour
vous par votre syndic.
L'essentiel est que l'une ou l'autre de ces assurances comporte la garantie
"recours des locataires". Cette garantie intervient si le locataire se
retourne contre vous à la suite d'un sinistre qu'il impute à
un défaut d'entretien ou un vice de construction.
Si votre assurance de copropriétaire ne prévoit pas cette
clause, vérifiez qu'elle est bien présente dans votre assurance
de propriétaire non occupant.
Vous louez une maison :
Une seule assurance suffit : elle doit comporter les clauses classiques
(incendie, dégât des eaux, etc.) auxquelles s'ajoutent deux
clauses indispensables : le "recours des locataires" et la clause "recours
des voisins et des biens". Elle assure votre responsabilité vis-à-vis
de vos voisins et de vos tiers.
Si le logement que vous louez est un meublé, vous devez aussi
assurer le mobilier.
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10 - L'assurance
loyers impayés |
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Propriétaires bailleurs, vous avez tout intérêt à
souscrire une assurance qui vous remboursera les loyers impayés.
De quoi s'agit-il ?
Cette assurance vous indemnise en tant que propriétaire si votre
locataire ne paie plus ses loyers. Mais attention : elle ne se déclenche
qu'après 3 à 6 mois d'impayés. Toutefois, les loyers
vous sont remboursés rétroactivement (c'est-à-dire
depuis le premier mois impayé).
Si certains contrats sont illimités, d'autres prévoient
des plafonds de garantie. Ces plafonds sont généralement
équivalents à un certain nombre de loyers (12 mois de loyer
au total, par exemple) ou à une somme globale.
Certains contrats peuvent prévoir une franchise, c'est-à-dire
une somme qui reste à votre charge quel que soit le montant de
l'indemnisation.
Dans tous les cas, le dépôt de garantie que vous a versé
le locataire à son entrée dans les lieux sera soustrait
des indemnités versées par votre assureur.
Combien ça coûte ?
Le prix de ces contrats représente un pourcentage du montant annuel
du loyer, charges et taxes comprises. Comptez, en général,
entre 1,5% et 4% de ce loyer.
La souscription de ce contrat se fait en début de bail mais vous
pouvez aussi vous assurer en cours de bail. Dans ce cas, l'assureur vous
demandera de prouver que votre locataire a toujours payé ses loyers
jusqu'à présent et il vous imposera une période d'essai,
période pendant laquelle vous ne serez pas couvert. Pour souscrire,
vous pouvez vous adresser directement à un assureur ou passer par
votre administrateur de biens.
Que couvre t-elle ?
- le loyer impayé avec les charges et les taxes récupérables
- les frais liés au départ de votre locataire avant la
fin de son préavis
- les indemnités d'occupation, c'est-à-dire les loyers
dus par le locataire qui reste dans le logement malgré le jugement
d'expulsion
- les frais de contentieux, c'est-à-dire les sommes déboursées
pour régler votre litige avec votre locataire
- les dégradations causées par votre locataire ou consécutives
à l'expulsion.
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11 - L'assurance
décès-invalidité liée au
crédit<
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En 1999, l'assurance décès-invalidité a représenté,
dans certains cas, jusqu'à 10% du coût d'un crédit.
Or, comme le montre un sondage de l'assureur April, moins de la moitié
des souscripteurs savent réellement à quoi elle sert alors
que chaque année, environ 200 000 sinistres (décès
ou accidents) provoquent son déclenchement. Il est alors trop tard
pour négocier des clauses intéressantes dans son contrat.
Voilà comment juger d'un contrat et repérer les points importants
à négocier.
Que couvre-t-elle ?
En cas de décès, l'assureur s'engage à rembourser
le capital restant dû. En cas d'invalidité permanente, il
couvre l'assuré qui ne peut plus exercer d'activité salariée
en remboursant le crédit à sa place (jusqu'à sa retraite
à 60 ou 65 ans).
Attention : la couverture de cette assurance décès-invalidité
fait l'objet de nombreuses restrictions et parfois, ces dernières
sont si nombreuses qu'elles occupent une page entière du contrat.
Par exemple, l'assurance ne fonctionnera pas si vous décédez
ou si vous devenez handicapé après avoir pratiqué
un sport dangereux (alpinisme, spéléologie, etc.) ou après
avoir eu un accident de voiture parce que vous aviez trop bu, etc.
Pour bénéficier de cette assurance, vous devez répondre
à un questionnaire médical précis. Ne trichez pas.
Si vous avez subi récemment une opération chirurgicale,
même bénigne, vous serez sans doute exclu de la garantie.
Toute fausse déclaration de l'assuré entraîne la nullité
du contrat...
Le coût de la prime :
Le mode de calcul de la prime est différent selon les établissements.
Deux formules s'offrent à vous :
- Soit la prime est calculée en fonction du capital initial emprunté
et dans ce cas, votre mensualité reste fixe tout au long de votre
prêt.
- Soit la prime est calculée en pourcentage du capital restant
dû.Dans ce cas, votre prime va diminuer au fur et à mesure
de vos remboursements.
Si vous empruntez à deux, évitez les assurances à
200% (100% sur chaque tête). Souscrivez plutôt à hauteur
de la participation de chacun au remboursement du prêt. Si le couple
y concourt à part égale, chaque partie aura intérêt
à s'assurer à 50%. En cas de décès, le survivant
n'a à rembourser que la moitié du crédit. En revanche,
si une seule personne assure les revenus du ménage, il est préférable
que ce soit elle qui s'assure à 100%.
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12 - L'assurance
perte d'emploi liée au crédit |
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L'assurance perte d'emploi qui est liée au crédit
prend en charge tout ou partie des remboursements du crédit
en cas de chômage. Mais elle coûte cher. Selon l'Anil (Agence
nationale de l'information sur le logement), elle correspond à
une hausse de taux de 0,44% pour un prêt de 300 000 F à 7%,
soit 75 F par mois. Il est impossible d'aller chercher moins cher ailleurs
: cette assurance est un contrat de groupe négocié par la
banque avec son assureur.
De plus, ses conditions sont très restrictives : seuls les salariés
embauchés dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée
et souvent âgés de moins de 55 ans peuvent y prétendre.
Certaines compagnies exigent même une ancienneté dans la
même entreprise de six, voire douze mois ! Sont exclus la démission,
le départ en préretraite et dans certains cas le départ
négocié, même quand il donne lieu à indemnisation.
Enfin, pour en bénéficier, le chômeur doit percevoir
les allocations Assedic. Attention : certains prêteurs incitent
certaines professions (fonctionnaires) à en souscrire une, alors
même qu'elle leur est inutile !
Attention : remboursement limité !
Mais même une fois réunies toutes ces conditions, l'assurance-chômage
réserve encore des surprises.
La première, c'est le "délai de carence". Vous avez été
licencié pendant les six à douze mois qui suivent la souscription
de l'assurance, vous ne serez pas indemnisé !
Deuxième surprise : le "délai de franchise". Il prévoit
que vous ne bénéficierez de cette assurance qu'après
au moins 3 mois de chômage. Et ce, même si vous avez cotisé
pendant plusieurs années !
Enfin, vous risquez d'être déçu par le montant de
la prise en charge. Elle ne représente souvent que 35% à
80% des échéances, avec un montant et une durée limités.
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13 - L'assurance
protection revente |
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De nombreux établissements bancaires ont mis en place une
assurance protection revente pour pallier aux imprévus, aussi bien
professionnels que familiaux.
De quoi s'agit-il ?
Il s'agit d'une assurance couvrant d'éventuelles moins-values
à l'occasion d'une revente forcée de son bien, suite à
un licenciement, mutation professionnelle ou encore un divorce.
La formule est la même partout à quelques nuances près.
Dans le cas d'une revente forcée de votre bien dans les cinq ans
suivant l'achat, l'assurance vous rembourse la moins-value constatée
(c'est-à-dire la perte constatée entre le prix de vente
et le prix d'achat) à concurrence de 10% du prix d'acquisition
(hors frais) et dans la limite d'un plafond fixé généralement
à 100 000 F.
Le coût :
Il est variable selon les établissements, allant de 20 F à
40 F par mois.
Ainsi, par exemple, si vous achetez un logement d'1 million de F et que
vous êtes obligé, suite à votre licenciement, de le
revendre, 3 ans plus tard, 920 000 F, l'assurance vous remboursera 80
000 F.
Les conditions :
En règle générale, la vente doit faire suite à
un licenciement économique, une mutation professionnelle, un décès,
un accident entraînant une invalidité temporaire ou permanente
ou un divorce. La Bred a introduit une raison supplémentaire :
une naissance multiple (jumeaux, triplés, etc.).
Une formule spécifique pour les opérations financées
par un prêt 0%, un prêt conventionné ou un prêt
à l'accession sociale (PAS)
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14 - L'assurance protection juridique< |
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En cas de litige avec un tiers, cette assurance vous permet d'accéder
plus facilement et à un moindre coût, à la justice.
En effet, en contrepartie du versement d'une prime, l'assureur s'engage
à rechercher une solution amiable ou judiciaire à vos litiges
et, le cas échéant, à prendre en charge vos frais
de justice.
Cette garantie s'étend à votre conjoint, vos enfants et,
le plus souvent, à toute personne vivant habituellement avec vous.
Les limites de la mise en oeuvre des garanties :
L'assureur fixe généralement un seuil d'intervention en-dessous
duquel l'assurance ne jouera pas. Exemple : Si le litige porte sur une
somme inférieure à 1 000 F, vous devrez vous débrouiller
seul.
Par ailleurs, le contrat prévoit un plafond d'indemnisation qui
va déterminer le montant maximal de prise en charge par litige.
Exemple : Plafond par litige fixé à 100 000 F.
Le fonctionnement de la garantie de protection juridique :
Lorsqu'un litige survient, vous devez en informer immédiatement
votre assureur par lettre recommandée avec accusé de réception.
Celui-ci va alors tenter de trouver une solution amiable pour régler
le litige. S'il l'estime nécessaire, il peut aussi envisager une
action judiciaire qu'il prendra en charge.
Si votre assureur préconise la solution amiable alors que vous
estimez que l'affaire doit être portée devant la justice,
vous pouvez recourir à la procédure d'arbitrage prévue
à l'article L.127-4 du Code des assurances.
Un arbitre, désigné d'un commun accord (à défaut,
il sera désigné par le président du Tribunal de grande
instance de votre domicile) va statuer. Deux situations sont alors à
envisager :
- L'arbitre est favorable à l'action en justice (dans ce cas,
les frais d'arbitrage sont à la charge de l'assureur). Dans cette
situation, l'assureur va donc poursuivre en justice et, quelle que soit
l'issue du procès, les frais et honoraires seront à sa
charge.
- L'arbitre est défavorable à l'action en justice (les
frais d'arbitrage sont à la charge de l'assureur, sauf décision
contraire du tribunal). Si, malgré cet avis défavorable,
vous souhaitez poursuivre la procédure judiciaire, rien ne vous
empêche de le faire. La loi prévoit que si, par ce biais,
vous obtenez une solution plus favorable que celle proposée par
l'assureur, celui-ci devra prendre en charge vos frais dans la limite
des montants prévus au contrat. Par contre, si l'issue du procès
vous est défavorable, les frais occasionnés par la procédure
resteront à votre charge .
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15 - Savoir lire un
contrat d'assurance |
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Le contrat d'assurance représente non seulement un engagement de
l'assureur mais également un engagement de l'assuré. Aussi,
avant de le signer, vous devez le lire attentivement pour connaître
l'étendue des garanties offertes.
Un contrat d'assurance se compose de :
- conditions générales communes à tous les souscripteurs
du même contrat et qui expliquent son mécanisme d'ensemble
- conditions particulières où figurent les garanties que
vous avez personnellement choisies ainsi que le montant de la cotisation,
les franchises, etc ...
L'étendue de la garantie :
Les personnes assurées
Vous devez vérifier quelles sont les personnes concernées
par la police d'assurance que vous venez de souscrire. Dans les conditions
générales, ces dernières sont désignées
sous le terme "assuré". Toute personne non comprise dans la liste
"assuré" est alors considérée comme "tiers" au contrat
et ne bénéficie donc pas de garanties.
Les biens assurés
L'assurance multirisque habitation que vous avez souscrite ne couvre
pas obligatoirement l'intégralité de vos biens. Etudiez
bien la liste des biens garantis et de ceux qui ne le sont pas. Ainsi,
si votre maison et son contenu sont bien assurés, il peut arriver
que les locaux annexes (abri de jardin, garage indépendant, piscine,
...) ne le soient pas.
Les limites de la garantie :
Les exclusions
Certains risques sont exclus du bénéfice de l'assurance.
Ainsi, dans certains contrats habitation, les garanties peuvent être
suspendues si le logement reste inoccupé pendant plus d'un mois
d'affilée.
Les plafonds de garantie :
Les conditions générales et particulières du contrat
définissent le montant maximum des sommes qui seront versées
en cas de sinistre.
Les franchises :
Dans la plupart des contrats d'assurance, l'assureur prévoit de
laisser une partie des dépenses à votre charge en cas de
réalisation du sinistre. Cela doit être indiqué dans
les conditions particulières du contrat remis.
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16 - Les franchises
dans un contrat d'assurance |
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La franchise est une participation de l'assuré lorsque survient
un sinistre. Elle va se déduire de l'indemnité versée
par l'assureur. Il existe plusieurs sortes de franchises :
Les franchises fixes :
Tout sinistre entraînant des dégâts inférieurs
au montant de la franchise ne sera pas indemnisé. Ces franchises
peuvent être "absolues" ou "relatives".
Les franchises absolues :
Si votre contrat d'assurance comporte une franchise dite "absolue", vous
serez tenu d'assumer toujours une dépense fixe, quel que soit le
montant du préjudice.
Exemple : si le montant des dommages s'élève à 1
500 F et que la franchise est de 1 000 F, vous ne recevrez que 500 F d'indemnité.
Les franchises relatives :
Cette franchise représente un seuil à partir duquel l'indemnisation
sera totale.
Pour une franchise de 1 000 F, votre assureur ne vous versera aucune
indemnité si le préjudice encouru s'élève
à 900 F. Si, par contre, la facture dépasse 1 000 F, l'indemnisation
sera totale, sans aucune retenue. Ainsi, si l'on reprend l'exemple précédent,
votre assureur vous remboursera 1 500 F.
Les franchises proportionnelles :
Exprimées en pourcentage des dommages, ces franchises prévoient,
par exemple, de laisser 10% ou 20% de la facture totale à la charge
de l'assuré.
Le montant de cette franchise est donc aléatoire et varie en fonction
de l'importance du sinistre.
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