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1 - Lexique Architecture et Construction - Lettre 'A' |
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Abaque : Graphique permettant de trouver, sans avoir à effectuer
un calcul, une valeur numérique résultant de plusieurs données. Abattant : Châssis
de fenêtre ou volet basculant sur un axe horizontal. Abattre
: - 1. Supprimer une partie saillante d'un ouvrage. - 2. Remplacer
une arête vive par un pan coupé ou chanfrein, sur un ouvrage
de bois ou de pierre. - 3. Démolir un mur, une cloison, etc. - 4.
Angle abattu : angle dont l'arête a été chanfreinée.
Abergement : Réalisation et résultat
d'un raccordement d'étanchéité à la périphérie
d'une souche de cheminée, au droit de sa jonction avec la couverture.
About : - 1. Extrémité façonnée
d'une pièce de bois. - 2. Face extrême d'un tenon, d'une mortaise
ou d'un embrèvement travaillant en butée dans un assemblage
oblique. Aboutage : Action d'abouter. En lamellé-collé,
l'aboutage des lamelles est réalisé par des entures multiples.
Syn. Aboutement. Abouter : Mettre deux pièces
de bois bout à bout en les réunissant par un assemblage. Les
aboutés, ou bois aboutés, désignent de façon
générale les demi-produits tels que tasseaux, lattes, lambris,
profilés, moulures, etc. constitués d'éléments
collés bout à bout par des liaisons d'allongement (entures)
en dents de scie, avant leur usinage ou leur moulurage. Accoinçon
: Voir Coyau. Accolé : À
la fois juxtaposé et solidarisé. Accolement
: Assemblage d'éléments établis côte
à côte, se consolidant mutuellement : par ex., deux poutres
boulonnées côte à côte. État de ce qui
est accolé. Acier : Alliage métallique
de fer et de carbone (ce dernier pour moins de 2%). Les aciers utilisés
généralement en construction métallique sont dits "aciers
de construction d’usage général" et répondent
à la norme NF A 35-501. Leurs compositions chimiques garanties et
leurs caractéristiques mécaniques sont fixées par cette
même norme. Ils existent en 9 nuances et 4 qualités au maximum
dans chaque nuance.
Acotherm : Label de certification thermique et phonique.
Acrotère : Muret constituant un relevé en périphérie
des terrasses.
Acte Authentique : Acte reçu par un officier public (ex :notaire)
rédigé selon les formalités requises et ayant une force
probante particulière.
Acte sous seing privé : Acte rédigé et signé
par les parties sans intervention d'un officier public.
Adduction d'eau : Canalisations permettant le branchement au réseau
public de distribution d'eau potable
Adent : En charpente, mode d'assemblage de deux pièces
de bois accolées, à dents et entailles triangulaires formant
tenons et mortaises.
Adhérence : Force s’opposant au déplacement
par glissement de deux pièces l’une par rapport à
l’autre. L’adhérence peut être obtenue par divers
procédés : boulons à haute résistance, collage,
phénomènes de prise du ciment sur l’acier, etc. Le
coefficient d’adhérence est celui de frottement au repos
(par oppositions au coefficient de glissement, dit encore de frottement
en mouvement).
Adoucisseur d'eau : Appareil permettant de rendre l'eau moins
calcaire.
Aérothermes : Appareils de chauffage diffusant de l'air chaud
dans la pièce à chauffer.
Affleurer : - 1. Mettre dans un même plan (au
rabot, au racloir etc.) les faces de diverses pièces constituant
un assemblage. - 2. Être dans le même plan qu'une surface
voisine.
Affourchement : Assembler par rainure et languette ou
par tenon et mortaise les extrémités des lames d'un panneau
ou d'un parquet dans une emboîture.
Affûtage : Action d'aiguiser des outils. V. Corroyage.
L'affûtage a pour but : a) mettre en état l'arête de
coupe de l'outil ; b) assurer l'équilibrage de l'outil ; c) placer
toutes les dents à égale distance du centre de l'outil afin
que chacune d'elle soit à même de travailler (pour les scies).
Aggloméré : Matériau constitué
de fibres ou de particules de bois pressées et collées.
Voir Panneau de particules.
Agrafe : Organes d'assemblage qui peut dans certains
cas, remplacer une pointe.
Agrégats : Elements minéraux entrant dans la composition
des bétons ou des mortiers (sable, gravillons, cailloux)
Aile : Chacune des deux branches d’une cornière
ou d’une équerre. Dans une poutrelle, partie latérale
de la section qui est perpendiculaire à l’âme (c’est
la semelle d’une poutrelle non reconstituée).
Air frais : désigne l'air neuf, en provenance de l'extérieur,
destiné à renouveler l'air vicié à l'intérieur
du bâtiment.
Ais : - 1. Planche longue de bois avivé ordinaire
d'environ 4cm d'épaisseur, dont ont faisait autrefois, des cloisons
enduites de plâtre sur les deux faces. - 2. Panneau mobile qui double
un châssis de baie.
Aissante ou Essente : Petite planche mince employée
comme matériau de couverture. Syn. bardeau.
Aisseau : Voir Bardeau.
Aisselier : Élément, droit ou courbe,
tel que lien, fiche ou contrefiche assurant la rigidité d'un angle
formé par deux pièces de bois.
Alaise : - 1. Planche étroite assemblée
contre une autre planche pour en augmenter la largeur. - 2. Rive ou cadre
en bois dur servant à protéger un panneau de bois tendre
ou de particules.
Alésage : Partie centrale d’un profilé
métallique, d’une poutre, reliant les deux ailes (ou les
semelles), dans un plan généralement perpendiculaire à
ces dernières.
Alèse : Voir Alaise.
Alignement : - 1. Situation de divers objets dans un
même plan ou sur une même ligne droite. - 2. Alignement d'une
coupe : tracé du plan d'intersection d'un élément
de charpente avec un autre, sur chacune des faces de cet élément.
- 3. Coupe d'alignement, Voir Coupe.
Allège : Élément mural situé entre
le niveau d'un plancher et l'appui d'une baie ; l'allège a la même
largeur que la baie, ou la largeur de plusieurs baies juxtaposées,
séparées par des meneaux. Autrefois, l'allège était
moins épaisse que le mur. Hauteur des allèges de baies :
le Code de la Construction stipule que les fenêtres autres que celles
ouvrant sur des balcons, terrasses ou galeries et dont les parties basses
se trouvent à moins de 0,90 m du plancher doivent, si elles sont
au-dessus du rez-de-chaussée, être pourvues d'une barre d'appui
et d'un élément de protection s'élevant au moins
jusqu'à un mètre du plancher fini.
Allégir : Diminuer en tous sens l'épaisseur
d'une pièce de bois ou de métal.
Âme : - 1. renfort de bois placé entre
deux moises, quand l'une de ces moises ou les deux comporte un joint.
- 2. Âme d'une poutre : portion médiane d'une partie pleine
ou évidée opposée aux membrures extrêmes. L'âme
d'un panneau de contreplaqué est le feuillet central de part et
d'autre duquel sont disposés les plis de façon symétrique.
Âme panneautée : placage épais ou assemblage de planches
; Âme lattée si ce sont des lattes ou Âme lamellée
pour des lamelles.
Ancelle : Petite planche mince employée comme
matériau de couverture. Syn. bardeau.
Ancrage : Ouvrage de stabilisation, destiné à
empêcher deux parties ou éléments de se désolidariser,
de s'écarter l'un de l'autre (murs parallèles, about de
solive et mur porteur, etc). Solidarisation d'un élément
avec un ouvrage fixe ou une maçonnerie qui est en mesure de résister
aux efforts de traction de l'élément ancré. L'ancrage
dans une maçonnerie se fait par une pièce métallique
dont la forme (queue de carpe, crochet, crosse, etc.) rend impossible
l'arrachement de la pièce ancrée (tirant, ferrure de poutre,
câble…). — Massif d'ancrage : massif en béton
dans lequel sont ancrés des tirants, ou les câbles d'une
structure haubanée.
Anhydre : Qui ne contient pas d'eau. Voir Bois anhydre.
Anisotrope : Dont le comportement est différent
selon la direction.
Anneau : Couronne métallique utilisée
dans certains assemblages pour répartir les efforts. "Les
anneaux d'assemblage sont encastrés dans les pièces à
assembler, concentriquement aux boulons, et transmettent les efforts par
pression sur les bords du logement".
Anodisation : Traitement des ouvrages en aluminium par oxydation
en vue d'améliorer leur résistance à la corrosion.
Antébois : Baguette de bois fixée sur
le parquet, le long du mur, pour empêcher le frottement des meubles
contre celui-ci. Voir Antibois, Plinthe.
Antibleu : Produit de traitement du bois (surtout le
bois de Pins) contre l'apparition du bleuissement inesthétique.
Anticryptogamique : Qualifie tout produit dont l'action
détruit ou empêche la prolifération des micro-végétaux
(algues, lichens, moisissures et champignons parasites) en particulier
sur les toitures et sur les murs. Syn. Algicide, antifungique, antimousse,
fongicide, myocide.
Antifungique ou Antifongique : Voir Fongicide.
Antisismique : Terme utilisé à tort pour
qualifier les ouvrages dont la conception tient compte des risques éventuels
de secousses sismiques ; le terme à utiliser est parasismique.
Aplomb : On dit qu'une pièce de bois est d'aplomb
lorsque son axe suit la direction du fil à plomb. Une surface est
à l'aplomb d'une autre lorsqu'elles sont toutes deux dans un même
plan vertical.
Appareillage : Mode d'organisation des divers éléments
entre eux lors de la construction d'un mur en pierre ou en brique.
Appareiller : En charpente, choisir les pièces
de bois, tracer et repérer leurs assemblages.
Appentis : - 1. Petite construction adossée à
un bâtiment plus grand et dont la toiture a une seule pente. - 2.
Comble en appentis : comble n'ayant qu'un seul versant.
Apprêt : Préparation des fonds (murs ou cloisons)
par l'application d'un enduit avnt la pose d'un papier ou la mise en peinture.
Appui : - 1.Élément d'une construction
qui supporte des charges importantes, ou vers lequel on reporte les charges
des couvrements ou des planchers ; Une colonne, un poteau, un pilier,
un mur porteur, etc. sont des appuis. - 2. Ouvrage de maçonnerie,
de menuiserie ou de serrurerie sur lequel on peut s'accouder. Appui de
baie : partie inférieure d'une baie, sur laquelle repose la croisée
ou le bloc-baie. L'appui désigne, en maçonnerie, la tablette
de couronnement d'une allège, en légère pente pour
l'écoulement des eaux vers l'extérieur ; l'arrière
de cette tablette est relevé pour former le rejingot, ressaut concave
sur lequel repose la traverse dormante, ou pièce d'appui, de la
croisée de la baie. Appui rampant : balustrade, parapet ou muret
en pente, accompagnant un escalier. Mur d'appui : mur en maçonnerie
pleine, formant garde-fou, avec un couronnement à hauteur d'appui.
Pièce d'appui : traverse inférieure du bâti dormant
d'une croisée.
Approche systémique : compréhension que tout phénomène
caractérisant ou affectant un système du bâtiment
(enveloppe thermique, paramètres de confort, orientation géographique)
a une répercussion sur un autre et, inversement, que chaque bâtiment
crée un état d'équilibre de ces phénomènes
qui lui est propre.
Arase : Face supérieure d'un mur : "Parfois
le charpentier indique au maçon la hauteur de l'arase des murs
afin que la base de la charpente puisse être bien conçue
".
Arasement : Face d'un assemblage, généralement
perpendiculaire à l'axe d'un tenon et formant épaulement
à la naissance de celui-ci. Au sens large, action de raccourcir
une pièce de bois pour lui donner la longueur exacte qui convient.
Araser : Mettre à niveau une surface.
Arbalétrier : Elément rampant support des pannes,
il fait partie de la ferme qui structure la charpente d'une toiture.
Arc : Élément de structure de forme courbe,
plus ou moins prononcée. " En charpente on utilise le plus
souvent des arcs à 2 ou 3 articulations, ou encore des arcs sous-tendus".
Arcanne : Craie rouge délayée dans l'eau
dont les couvreurs se servent pour ligner la position des liteaux ou des
ardoises sur les chevrons. Les charpentiers s'en servent parfois pour
ligner les pièces de bois.
Arcaux : Voir Arcanne.
Arc-boutant : Ouvrage en bois, en fer ou en maçonnerie,
définitif ou provisoire, servant à contenir le poussée
des murs et des voûtes.
Architrave : Partie inférieure et principale de
l'entablement. Poutre maîtresse d'un portique à plusieurs
poteaux et à plusieurs travées et n'ayant aucun lien de
contreventement.
Ardoises : Feuilles de schiste minces et légères
employées en couverture. Utilisables pour des toits dont la pente
peut varier de 20% à la verticale.
Arête : Intersection de deux faces d'une pièce
de bois. " On dit d'une pièce de charpente qu'elle est avivée
ou à vives arêtes lorsque, après son débit,
aucune de ses arêtes ne présente pas la moindre trace de
flache ".
Arêtier : Pièce de charpente droite ou
courbe placée à la rencontre de deux versants d'un comble
lorsque ceux-ci forment entre eux un angle saillant. L'arêtier reçoit
les pannes et les empannons et peut être délardé ou
recevoir un chevron d'arêtier délardé.
Arêtière : Tuile qui recouvre l'arête
ou les arêtes du toit.
Armatures : Structures en acier incorporées au béton
permettant de donner aux ouvrages en béton armé leur résistance
aux efforts de flexion et de traction.
Aronde : Se dit d'un assemblage dans lequel le tenon
et la mortaise vont en s'élargissant en forme de queue d'hirondelle.
Voir Assemblage.
Arrachement : - 1. Action d'enlever avec effort. -
2. Résistance à l'arrachement : valeur de l'effort de traction
qui sollicite un organe d'assemblage et tend à l'extraire de son
logement.
Arrêt : Endroit où se terminent une moulure, un
chanfrein ou une feuillure qui ne se profile que sur une longueur déterminée
d'une pièce de bois.
Art : - 1. Ensemble de procédés, de méthodes
ou de règles employées dans l'exercice d'un métier.
- 2. Art du trait : ensemble des connaissances se rapportant au trait
de charpentier.
Articulation : Système d'assemblage permettant
le mouvement d'une pièce par rapport à une autre.
Assainissement : Réseau de collecte et d'évacuation
des eaux vannes, eaux usées et eaux pluviales.
Assemblage : Dispositif constructif permettant de relier
entre elles les différentes barres ou plaques d’une pièce
élémentaire d’un sous-ensemble, d’une ossature.
Les assemblages font surtout appel aux boulons (hr, ordinaires ou mécaniques),
aux rivets, aux rivelons et à la soudure.
Assembler : Joindre, emboîter, enchâsser
plusieurs pièces de bois de façon à ne former qu'un
tout, un assemblage.
Assembleur : Anneau, crampon, goujon annulaire etc. employé
comme moyen d'assemblage ou comme renfort d'assemblages boulonnés.
Attache : - 1. Accessoire tel que patte métallique,
goujon, suspente, etc. servant à la fixation des placages, bardages,
vêtures, etc., par scellement, vissage ou chevillage. - 2. Elément
de fil de fer torsadé aux jonctions des pièces d'armature
du béton armé, pour les solidariser. Syn.: ligature. - 3.
Ligne en pointillé qui relie une cote à son point d'application.
Aubier : Partie jeune de l'arbre, bois non encore formé
situé entre le bois dur (duramen) et l'écorce. Ce sont les
dernières cellules nées de l'année ; ce n'est encore
qu'un bois imparfait qui va durcir et se transformer en bois parfait.
L'aubier est sujet à l'attaque des insectes parce qu'il renferme
certaines matières telles que l'amidon.
Aune : Mesure dont la longueur varie suivant les pays.
L'aune de Paris, remplacée par le mètre, avait 3 pieds,
7 pouces, 8 lignes ; environ 1 mètre et 194 millimètres.
Autoclave : Appareil industriel dans lequel on place
des bois pour les imprégner d'un produit de traitement, grâce
à la pression que l'on peut y créer.
Autoporteur : Se dit d'une structure assurant sa propre stabilité
sans être reliée à d'autres ouvrages .
Autostable : Se dit d'un élément suffisamment
par lui-même pour résister aux efforts transversaux, généralement
dus au vent : " un pan de bois peut être autostable dans son
plan sans l'être dans le plan qui lui est perpendiculaire ".
Auvent : Ouvrage en saillie en façade (toiture ou dalle)
situé généralement au dessus des portes d'entrée.
Avant trou : Percement d'un trou de diamètre
inférieur ou égal à celui de la pièce (pointe,
tire-fond, vis, cheville ou broche) devant s'y loger de manière
à faciliter sa mise en place.
Avant-solier : Dans les constructions à pan de
bois, poutre placée de niveau à l'extrémité
des solives, et recevant la partie de façade se trouvant en encorbellement.
Avant-toit : Ensemble des parties d'un toit qui sont
en saillie, en surplomb par rapport au nu de la façade.
Avivé : Syn. Bois déligné, Bois
alignés parallèles. Pièce dont les arêtes sont
vives et exemptes de flache. Sous cette appellation, il convient de classer,
en scierie et à l'exclusion des plots : bastings, chevrons, feuillets,
frises, lambourdes, madriers, planches, poutres.
Avoyer : Donner de la voie à une scie. Il faut
obtenir par soins et qualité de l'acier, la constance de l'avoyage;
surtout pour les machines et les scies à ruban. Avoyer en alternant
les dents, l'une à droite l'autre à gauche, le trait sera
plus large que le corps de la lame.
Axe : - 1. Ligne fictive autour de laquelle tourne un
solide. - 2. Pièce de bois ou de fer passant par le centre d'un
corps et permettant sa rotation sur lui-même. - 3. Axe de symétrie:
Ligne ou plan fictif qui coupe une surface ou un volume en deux parties
égales. - 4. Axe d'inertie d'une section : Ligne fictive passant
par le centre de la section d'un élément : " l'axe
d'inertie d'une section correspondant à la fibre neutre d'un élément,
de part et d'autre de laquelle sont situées les fibres tendues
et les fibres comprimées ". - 5. D'axe en axe : à une
distance comprise entre les axes de symétrie respectifs de deux
éléments semblables et consécutifs.
Azobé : (Lophira alata banks ex Gaertn.) Ekki,
eba, kaku. Angl. : Ekki. All. : Azobe (bongossi). Ital. : Azobe. Provenances
: Ouest de l'afrique.
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2 - Lexique Architecture et Construction - Lettre 'B' |
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Bâcle : Barre de bois fermant par dedans une porte ou une
fenêtre. La bâcle est assujettie par des montants fixes, gauche
et droite.
Bacs métalliques : Eléments métalliques en
acier, bacs autoporteurs utilisés en couverture sur charpentes
ou en supports d'étanchéité.
Bacula : sorte de plafonds légers fait de lattes
et de plâtre.
Baguette : - 1. Membre de moulure de forme circulaire.
- 2. Moulure de profils divers, rapportée sur un ouvrage pour l'ornementer
et servir à dissimuler les joints qu'elles recouvrent : "
les types les plus courant de profils de baguettes sont le champlat, le
quart-de-rond et la baguette d'angle évidée ou en trois
quarts de ronds.
Baie : Ouverture dans un mur fermée par une fenêtre.
La baie est dite libre lorsqu'elle ne reçoit pas de menuiserie
.
Balancement : Tracé permettant d'obtenir une
diminution progressive de la largeur des marches d'un escalier tournant
du coté du limon ou du jour, en conservant un girond constant sur
la ligne de foulée afin d'éviter les dangers qui résulteraient
d'un changement de pente subit.
Balcon : Dalle accessible en saillie sur une façade et
protégée par un garde corps.
Balustrade : Garde corps composé de balustres (éléments
tournés en pierre ou en bois), disposé en périphérie
de balcons et terrasses.
Balustre : Petite colonne tournée, profilée,
découpée ou sculptée qui entre dans la composition
de certaines rampes.
Bandeau : Planche ou bande de contreplaqué, fixée
à l'extrémité de la saillie des chevrons pour cacher
ces derniers et former une ligne horizontale à la base du toit.
Dans le cas d'un caisson sous saillie, le bandeau est rainé pour
recevoir l'habillage ; par ailleurs il est recommander de pratiquer une
moulure concave sur l'arête basse du bandeau pour former une goutte
d'eau.
Bangkirai (Balau) : (Shorea laevis Ridle, shorea atrinervosa
Sym., shoreaglauca King et autres.) Angl. : Bangkirai, balau. All. : Yellow
balau. Ital. : Bangkirai Provenances : sud-est de l'asie.
Barbe : Dans l'assemblage de deux pièces de bois
placées dans des dévers différents, la première
pièce se poursuit tandis que la seconde vient se couper contre
elle ; lorsque la section de la pièce coupée ne peut pas
être absorbée en totalité par une seule face de la
pièce qui la reçoit, la partie aiguë qui se poursuit
contre l'autre face est appelée barbe.
Bardage : Revêtement de finition des façades monté
sur ossature. Il peut être constitué de plaques de métal,
de pierre, de bois
Bardeau : Eléments de bois ou d'asphalte recouvrant toitures
et murs exposés aux intempéries. Pose par tuilage.
Barre : - 1. Dans un système triangulé,
pièce de bois située entre 2 noeuds d'assemblage : "
la barre peut être tendue ou comprimée selon les efforts
qui la sollicite ". - 2. Barre d'appui, pièce de bois ou de
fer placée à hauteur d'appui entre les jambages d'une baie,
pour garantir des chutes. - 3. Barre à mine, grosse barre de fer
que l'on emploie comme levier ou comme crayon d'amarrage.
Bastaing : Grosse pièce de bois de section rectangulaire
utilisée pour la construction des charpente.
Bâti : Assemblage des pièces de bois formant
cadre, support ou ossature. 2. Support sur lequel sont assemblées
les pièces d'une machine.
Bâtière : Comble à deux pentes se
terminant par des pignons. Le mot s'applique surtout au comble de clocher.
L'expression comble sur pignon est plus employée.
Bâtiment performant : bâtiment considéré
efficace au point de vue énergétique selon les normes les
plus sévères. Sert également à désigner
un bâtiment procurant une excellente qualité de l'air intérieur
et dont les systèmes sont durables d'un point de vue technique.
Bâtiment vert : bâtiment intégrant un souci
d'impact négligeable sur l'environnement, durant sa construction
et après sa mise en service.
Battre : Tracer des lignes sur une épure ou sur
des pièces de bois au moyen d'un cordeau enduit de poudre colorante.
Baudet : Tréteau des scieurs de long. Ils y fixaient
les pièces à débiter. S'appelle aussi chevalet.
Bavette : Bande métallique disposée devant une menuiserie
pour assurer l'étanchéité.
Bêche : Fer soudé sous une platine d'ancrage
pour former une butée et reprendre les poussées.
Becquet : Ouvrage disposé à protéger en tête
les relevés d'étanchéité.
Béton : Matériau de construction composé
d'agrégats (sable, gravier, cailloux) et d'un liant (ciment).
Béton Armé : Béton incorporant une armature
en acier lui conférant sa résistance aux efforts de flexion
et de traction.
Béton précontraint : Béton armé dont
les armatures sont mises en tension avant coulage. Le béton est
mis en compression par les tiges d'acier.
Béton cellulaire : Béton non armé léger
comportant de multiples petites bulles qui lui confèrent de bonnes
qualités d'isolation thermique.
Blocage : Remplissage constitué de pierres, de briques,
ou de moellons, en vrac.
Blochet : Pièce de bois moisée ou massive,
de faible longueur et placée horizontalement au niveau de la sablière.
Elle reçoit le pied de l'arbalétrier et le relie à
la jambe de force.
Bois : Matière qui compose l'ossature des végétaux
; désigne surtout la partie massive des troncs ou fûts des
arbres, utilisable comme matériau.
Dénominations diverses des bois :
- Bois amélioré : Bois aux caractéristiques modifiées
par densification ou imprégnation de résines.
- Bois anhydre : Bois qui ne contient pas d'eau, humidité 0%. S'obtient
par le chauffage, qui élimine l'eau à 100% dans une étuve
à circulation d'air. Il reprend son humidité lorsqu'il est
exposé à la température atmosphérique. Bois
bakélisé : durci par une solution alcoolique de bakélite.
- Bois blanc : Bois léger et peu résistant sous certaines
formes d'emploi. Se dénombre en Europe : Aulne; Érable;
Marronnier; Peuplier; Tremble; Tilleul; Bouleau. Bois brut : Bois conservant
les traces du sciage, après avoir subit un façonnage quelconque.
C'est le cas de la majorité des bois de charpente. Bois carré
: bois équarri, scié suivant une section rectangulaire.
- Bois Corroyé :Bois équarri dont les faces ont été
dressées par rabotage.
- Bois de bout, ou par bout : - 1. Bois coupé perpendiculaire au
fil. - 2. Bois travaillant à la compression.
- Bois de brin : Planche provenant d'un arbre qui n'avait que les dimensions
suffisantes pour la fournir. Ce bois offre une résistance plus
grande qu'un bois de sciage car les fibres n'ont pas été
coupées.
- Bois de fil : Caractérisé par une certaine résistance
à la rupture. Plus faible dans le sens transversal que le bois
de bout. o V. Fil.
- Bois déligné : Bois brut de sciage sur ses quatre faces,
sans aubier, et dont les faces ou les rives peuvent ne pas être
parallèles deux à deux.
- Bois densifié : Bois amélioré dont la densité
est supérieure à 1.
- Bois déroulé : Bois de placage en longues feuilles obtenues
par déroulage, coupe tangentielle des billes soumises à
une rotation axiale.
- Bois d'échantillon : Bois dont la section est définie
par l'usage."
- Bois d'équarrissage : Dont les quatre faces d'équerre
et planes ont une largeur d'au moins 15 cm, pour servir de poutres ou
de poteaux.
- Bois de fente : Destinés à être fendus à
la hache (ou coutre), autrefois sous forme de merrains.
- Bois fin : Bois à grain fin recherché pour l'ébénisterie
et la sculpture. Bois flache : bois mal équarri, dont les arêtes
ne sont pas vives.
- Bois gauche : Bois déjeté ou vrillé après
son équarrissage.
- Bois grume : Bois non équarri, en rondins ou tronçons
de billes.
- Bois hétérogènes : Chêne, Châtaignier,
Ormes, Frênes, etc. qui sur une section transversale, laissent distinguer
une zone ponctuée de fins orifices, les pores et les vaisseaux.
- Bois homogènes : Buis, Charme, Hêtre, bois de fruitiers,
dont la localisation des pores, des vaisseaux (zone poreuse) n'est pas
visible. Bois lamellé : V. le mot Lamellé.
- Bois d'oeuvre : Bois convenant pour la fabrication d'éléments
de menuiserie et de charpente.
- Bois parfait : Bois proprement dit, correspondant au duramen, par opposition.
à l'aubier (V. définitions plus haut).
- Bois pelard : Bois écorcé destiné au chauffage.
- Bois reconstitué : Élément ou panneau de bois obtenu
par l'agglomération de particules de bois.
- Bois refait : Bois flache.
- Bois tranché : Bois de placage sous tonne de feuilles minces
obtenues par tranchages rectilignes et parallèles des billes.
- Petit bois : Bois mouluré à feuillures, qui divise en
panneaux la surface vitrée d'une croisée.
Boisage : - 1. Action de mettre en place le soutènement
d'un ouvrage. - 2. Consolidation de galerie par des étais.
Boisseau : Eléments préfabriqués permettant
le montage, par emboîtement, de conduits de cheminée ou de
ventilation.
Boiteux : qualifie une pièce de charpente, poutre
ou solive dont une seule extrémité est scellée ou
en appui contre un mur, l'autre étant assemblée à
une pièce d'enchevêtrure.
Boîtier : Étrier métallique en forme
de boite assurant l'assemblage de deux pièces.
Bouge : Qualifie une pièce de bois dont le chant
est bombé.
Boulon : Organe métallique d’assemblage
composé d’une vis et parfois d’un écrou, accompagnés
le plus souvent d’une rondelle.
Bouveté : Assemblé à rainure et
languette.
Bow-window : Ouvrage vitré en avancée sur une façade.
Mot anglais souvent utiliser pour désigner l'oriel; élément
de construction à pans coupés ou cintrés, placé
en saillie sur le parement d'un mur de façade et recevant plusieurs
fenêtre. Syn. Oriel, Logette.
Brinell : Test de résistance mécanique
des matériaux au poinçonnement. Il consiste à presser
sur le matériau une bille d'acier dur de 10 mm de diamètre,
à l'aide d'une presse hydraulique, puis à mesurer le diamètre
de l'empreinte laissée par la bille, pour une pression donnée.
Syn.: essai de dureté à la bille.
Briques : Eléments de construction préfabriqués
à base d'argiles. Elles peuvent être pleines ou creuses.
Bris : Ligne qui, dans un comble à la Mansard
raccorde le brisis au terrasson.
Brisis : Versant inférieur et le plus raide d'un
comble à la Mansard.
Broche : - 1. Nom donné aux gros clous de 160
mm de longueur et plus. - 2. Tige cylindrique en acier, servant d'organe
d'assemblage ou de renforcement et pouvant dans certains cas s'utiliser
en remplacement des boulons.
Bûcher : Dégrossir une pièce de bois
à la hache ou à l'herminette pour la dégrossir.
Buton : Pièce de bois généralement
en bois rond de 20 cm de diamètre, utilisé dans les travaux
d'étaiement, de reprise en sous-oeuvre ou de blindage de fouille.
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3 - Lexique Architecture et Construction - Lettre 'C' |
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Câble : Élément
linéaire, de section générale cylindrique, composé
d'un assemblage de torons constitués de fils en acier à très
haute résistance, tréssés, torsadés ou nattés.
Le fait d’être toronné implique que le câble est,
à contrainte de traction égale, plus extensible qu’un
tirant ou un fil non toronné de même section et de même
nuance. Certains câbles ne sont constitués que de fils. On
les appelle "câbles spiraloïdaux" ou "monotrons".
Ils peuvent comporter un très grand nombre de fils. Cache-moineau
: Sorte d'entretoise, placée entre les chevrons, lorsque
ceux-ci forment une saillie : " le cache moineau peut reposer sur
la sablière, ou être posé devant celle-ci ".
Il existe des caches-moineaux moulés, emboutis ou contre-profilés
s'adaptant à divers matériaux de couverture ; ils portent
alors plus généralement le nom de closoir.
Cadastre : Les documents cadastraux sont des documents administratifs
permettant d'identifier les propriétés de chaque commune.
Ils peuvent être consultés en mairie. (plans parcellaires)
Cadre : Assemblage rectangulaire de quatre pièces
de bois.
Caillebottis : Panneau à claire-voie constitué
soit d'une grille de lames métalliques, soit de baguettes de bois
assemblées en quadrillage, soit de matière moulée
(plastique ou caoutchouc). Le caillebotis peut servir de grille d'aération,
de grille de caniveaux, de marches d'escaliers, de passerelle, de plancher
technique, d'antidérapant sur les sols industriels ou dans les
douches de collectivités, d'éléments brise-soleil
sur les façades, etc.
Caisson : Se dit d'une poutre ou d'un poteau. C'est
une barre de section creuse, composée de deux âmes pleines
parallèles solidarisées par des semelles haute et basses.
Le caisson est donc exécuté à partir de 4 tôles
pleines munies de raidisseurs (intérieurs ou extérieurs)
et qui sont assemblés par soudure.
Calepinage : Action d'établir et de repérer
sur des plans, à l'aide chiffres et lettres, les éléments
de dimensions variables devant entrer dans la composition des façades
d'une construction.
Calorifuge : Isolant thermique résistant aux hautes températures.
Cantilever : Se dit d'un système de construction
appliqué à des poutres comportant au moins deux travées,
et caractérisé par le fait que les joints sont disposés
dans les travées au lieu d'être placés sur les appuis
(ce qui permet aux éléments de franchir des portées
plus importantes).
Capillarité : Résultat des effets de la
tension superficielle des liquides, liée au caractère élastique
de leur surface, et au fait que leur propagation est facilitée
par le rapprochement des parois qui l'entourent. V. aussi Coupure.
Carcasse : Ossature en bois d'une construction qui n'a
pas encore reçu son remplissage en maçonnerie : "la
carcasse d'une maison à pan de bois ".
Carreau de plâtre : Elément industriel rectangulaire
constitué de plâtre utilisé pour la construction de
cloisons.
Carrelage : Composition d'éléments géométriques
jointifs formant revêtement de sol. (terre cuite, pierre, grès
)
Carrelet : Pièce de bois de section carrée,
de 15 à 50 mm de côté.
Cavité murale : espace laissé libre derrière
le parement extérieur d'un bâtiment.
Cèdre : (Cedrus atlantica.) Cèdre de l'atlas.
Angl. : Atlantic cedar, atlas cedar. All. : Atlaszeder. Ital. : Cedro.
Provenances : Proche-Orient et reboisement français.
Cerce : Longue bande de bois carré ou méplate,
et flexible, servant à tracer les lignes courbes et, en particulier,
les débillardement des limons d'escalier. 2. Calibre de forme courbe
servant à reproduire cette forme.
Certificat d'urbanisme : Document administratif devant être
demandé avant toute mutation de terrain au maire de la commune
concernée . Il indique notamment si le terrain peut être
affecté à la construction, les limitations éventuelles
au droit de propriété, et l'état de desserte des
lieux par les réseaux publics.
Ce document est valable 18 mois maximum.
Chaînage : Ceinture en métal ou en béton reliant
les murs porteurs et évitant leur écartement.
Chaise : - 1. Bâti en bois supportant une machine
pour la surélever. - 2. Assemblage de poutres disposées
en carré, et servant de base à la charpente d'un clocher.
- 3. Ossature légère fixée en saillie sous les chevrons,
pour en supporter l'habillage.
Chambranle : Encadrement posé en applique, généralement
mouluré, pour porte et fenêtre. Prend le nom de bâti
dormant lorsqu'il est scellé, destiné à une porte
ou croisée.
Chambrée : Dans la charpente d'un comble, espace
compris entre le dessous des chevrons et le dessus des arbalétriers,
et dans lequel se logent les pannes (les pannes sont dites " hors
oeuvre"). Il arrive cependant que les arbalétriers soient
situés dans la chambrée des pannes (les pannes sont alors
dites "en oeuvre").
Champlat : Moulure étroite et aux angles arrondis.
Chanfrein : Surface oblique et plane formée par
l'arête abattue d'une pièce de bois. Un chanfrein et dit
continu lorsqu'il se poursuit jusqu'aux extrémités de cette
pièce, et arrêté ou suspendu lorsqu'il est interrompu,
une ou plusieurs fois, au droit des assemblages. Syn. Biseau
Chanlatte : - 1. Littéralement : latte placée
de chant. - 2. Tasseau triangulaire ou trapézoïdal, cloué,
par exemple, à l'extrémité des chevrons pour soutenir
le premier rang de tuiles.
Chant : Coté le plus étroit d'une pièce
équarrie. De chant ou sur chant : sur la plus petite face, dans
le sens de la longueur.
Chantier : - 1. Lieu de travail (lieu où la charpente
se prépare ou, emplacement de la construction et du levage). -
2. Petite pièce de bois sur laquelle reposent les bois que l'on
établit sur l'épure ou que l'on taille. - 3. Fortes pièces
de bois servant à isoler du sol les piles de bois lors du stockage.
Chantignole : Voir échantignole.
Chantourner : Découper ou évider une pièce
de bois suivant un profil courbe à l'aide de la scie à chantourner
" les saillies des pannes sont souvent chantournées en doucine
".
Chape : Couche mince de ciment recouvrant la surface d'une dalle
ou d'un plancher. La chape est dite flotante lorsqu'elle est désolidarisée
de la dalle ou du plancher par un feutre, un isolant ou tout autre matériau
continu.
Chapelle : Entaille borgne, carré ou circulaire,
dans laquelle se loge l'écrou d'un boulon pour le serrage d'un
joint. Voir aussi Lamage.
Charge : Ce réfère à l'effort maximal qu'un
élément de structure ou un système sera appelé
à fournir au cours de sa vie utile. Ex. une structure doit être
en mesure de résister au vent le plus intense susceptible de survenir
au cours d'une période de 50 ou 100 ans, d'après les statistiques
météorologiques. Pour un système de chauffage, on
peut prévoir l'éventualité de la température
la plus faible sur une période de 10 ou 15 ans.
Charpente : De façon générale,
assemblage de pièces de bois, de poutrelles de béton ou
de profilés métalliques, composant l'ossature ou squelette
d'un édifice, d'un plancher, d'un escalier, et, dans le sens courant,
l'ossature porteuse et le contreventement d'un comble. Les charpentes
de toiture doivent à la fois porter sans déformation les
matériaux de couverture, et résister aux efforts et charges
dus au vent et à la neige. La répartition des forces et
des charges des charpentes utilise le caractère indéformable
du triangle ; d'où la triangulation de la plupart des charpentes
sous forme de fermes. "NB - Il est traité ici des charpentes
de toiture : V. aussi Escalier, Lucarne, Maison à ossature bois,
Pan de bois, Plancher. 1/ Charpente en bois. Ossature indéformable
constituée par un assemblage de pièces de bois, basé
sur les principes de la triangulation. V. le DTU, les Règles CB.
(Règles de calcul et de conception des charpentes en bois), et
les normes NF (Règles d'utilisation des bois dans les constructions
; règles de calcul exécution des assemblages).
Charpenter : Tailler, façonner, assembler les
bois pour réaliser une charpente.
Charpentier : Homme de métier qui, selon son
intelligence et son habileté, est capable de concevoir, calculer,
tracer, assembler et lever des ouvrages de charpente.
Châssis : Cadre en bois ou en métal dans
lequel s'adapte une porte ou une fenêtre généralement
vitrée. Châssis à tabatière, ouverture vitrée
placée dans un comble, et dont le cadre peut se soulever comme
un couvercle.
Châtaignier : (Castanea sativa Mill.) Châtaignier
commun. Angl. : Chestnut, Sweet Chestnut. All. : Edelkastanie, Echte Kastanie.
Ital. : Castagno. Provenances : Europe centrale et méridionale.
Chatière : Petite ouverture insérée dans
la couverture et permettant l'aération des combles ;
Chauffage : Système mis en place permettant le chauffage
des pièces d'un bâtiment. Chauffage par radiateurs ou convecteurs
(circuits d'eau chaude), chauffage basse température (chauffage
par le sol), chauffage à accumulation, chauffage électrique
Chauffe - eau : Appareils produisant de l'eau chaude. Les chauffe - eau
peuvent être instantanés ou à accumulation.
Chaume : Matériau utilisé en couverture. Il est
à base végétale (paille de seigle, roseaux
).
Matériau lourd et isolant.
Cheminée : Elément intégré à
la construction comprenant un foyer et un conduit permettant l'évacuation
extérieure des fumées.
Chêne : (Quercus pedunculata Ehrh. , Quercus sessiliflora
S.M.) Ce groupe comprend les deux espèces les plus importantes
en Europe : Chêne pédonculé et Chêne rouvre.
Angl. : Oak, pedonculate Oak, sessile Oak. All. : Stieleiche, traubeneiche.
Ital. : Farnia, rovere. Provenances : Europe.
Chéneau : Conduit situé en partie basse des toitures
et destiné à recueillir et canaliser les eaux de pluie.
Chevalement : Étaiement en forme de tréteau,
servant à soutenir une partie de maçonnerie, lors de la
reprise en sous oeuvre, ou encore de grands arcs en lamellé-collé
lors du levage.
Chevalet : Sorte de grand tréteau en charpente
servant à la réalisation d'échafaudage.
Chevêtre : - 1. Pièce de bois dans laquelle
s'assemblent les solives de remplissage d'un plancher lorsque celles-ci
sont coupées au droit d'une enchevêtrure : " le chevêtre
peut s'assembler à ses extrémités dans les solives
d'enchevêtrure, ou reposer sur les murs. Dans le chevronnage, la
pièce qui remplit les mêmes fonctions est également
appelée chevêtre ". - 2. Le mot chevêtre est souvent
employé pour enchevêtrure.
Cheville : - 1. Tige de bois débité dans
le fil, de 18 mm de diamètre environ, qui sert à boucher
un trou ou assembler des pièces. - 2. Cheville à expansion,
cheville métallique destinée à recevoir une vis ou
un écrou, pour permettre la fixation d'une pièce de bois
ou de métal contre une maçonnerie. Elle peut être
auto-foreuse ou bien mise en place dans un trou percé au préalable.
Chevrons : Pièces de bois posées sur les pannes
et sur lesquelles sont fixées les lattes soutenant la couverture
d'une toiture.
Chien assis : Fenêtre en saillie située dans la toiture.
Cimaise : Pièce de bois moulurée qui,
placée à environ 1 m de hauteur, forme le cadre d'un lambris.
Cisaillement : - 1. Effet produits par des efforts de
compression, de traction, etc., qui au niveau des organes de liaison (clous,
boulons, etc.), s'exerce sur des pièces assemblées "
il y a cisaillement simple lorsque seulement deux pièces sont assemblées;
cisaillement mixte, particulier aux clous, lorsque ceux-ci traversent
deux éléments et pénètre des deux tiers dans
un troisième; cisaillement double lorsque trois pièces au
moins sont traversées par l'organe de liaison ". - 2. Dans
les assemblages par entailles, effet produit par un effort de compression
s'exerçant parallèlement aux fibres du bois dans le plan
délimitant la butée. - 3. Syn. de contrainte " cisaillement
parallèle ou perpendiculaire aux fibres du bois ".
Clameau : Crampon en fer à deux pointes à
retour d'équerre, se dit aussi crochet d'assemblage. La forme particulière
de ces pointes à pour but d'amener les assemblages à joindre,
lors du montage de la charpentes.
Claustra : Ouvrage ajouré en bois ou en maçonnerie
fermant une loggia ou constituant un élément séparatif
dans une pièce.
Clavette : Petite cheville plate placée dans
l'ouverture d'une cheville plus grosse pour l'immobiliser. Employer dans
les assemblages.
Clé : Coin de bois pour réunir, serrer
les moises. Cheville rectangulaire de bois dur assurant le serrage de
certains assemblages.
Climatisation multi-zone : délimitation d'espaces nécessitant
des apports différents d'air froid (climatisation) ou de chaleur
(chauffage) en fonction de leur emplacement relatif dans le bâtiment
(ex. leur plus ou moins grande proximité des fenêtres).
Clin : Planche de bardage, "les clins s'assemblent
par rainure et languette, ou se recouvrent en crémaillère
".
Coefficient : facteur permettant de pondérer un calcul
en fonction de certaines circonstances ou caractéristiques. Ex.
un coefficient peut exprimer la perte éventuelle de résistance,
occasionnée par la rouille, d'une poutre d'acier.
Clame : Pièce métallique (équerre,
méplat, etc.) fixée à l’extrémité
d’une barre, d’une tôle, servant à réaliser
un accostage précis pour faciliter un assemblage ou l’exécution
d’un joint soudé.
Clavette : Petite cheville en fer plat, souvent usinée,
servant à immobiliser deux pièces, dont l’un présente
une fenêtre rectangulaire de section légèrement supérieure
à celle de la cheville.
Clinker : Produit obtenu par cuisson jusqu’à
calcination au minimum d’un mélange très soigneusement
dosé d’acide silicique d’alumine, d’oxyde de
fer et de chaux. Finement moulu avec des additions (ex : laitier de hauts-fourneaux),
le clinker donne le ciment dont il existe de nombreuses variétés
(dont le ciment Portland obtenu à partir de clinker de Portland).
Cloison : Désigne les parois non porteuses permettant d'organiser
les espaces. Les cloisons peuvent être en briques, parpaings, carreaux
de plâtre,
Closoir : Type de cache-moineau que l'on place en contre-profil
des matériaux de couverture, pour en clore le raccord avec le bardage.
Condition suspensive : Condition dépendant d'un événement
futur et incertain qui suspend la validité d'une convention (ex
: promesse de vente sous condition suspensive d'obtention d'un prêt)
Si la condition ne se réalise pas, l'acte est considéré
comme nul et non avenu.
Coefficient : Pourcentage, ou valeur relative qui concerne une
donnée ou une caractéristique. Voici les principaux coefficients
utilisés dans le bâtiment, regroupés par sujets.
- Acoustique :
Coefficient d'absorption acoustique, coefficient (x dit de SABINE : rapport
de l'énergie acoustique absorbée à l'énergie
incidente. a.sab =Wa /Wi.
Coefficient de correction acoustique : désigne parfois l'indice
d'isolement acoustique.
- Matériaux :
Coefficient d'absorption d'eau, d'élasticité, de flexion,
de retrait, etc. : V. ces mots. Le coefficient de frottement est le rapport
entre la force tangentielle (poussée, traction, cisaillement, etc.)
nécessaire pour déplacer un élément contre
un autre et la force (charge, pression, etc.) qui rapproche ces deux éléments
l'un contre l'autre.
- Thermique :
- Coefficients d'amortissement thermique, de besoins de chauffage (B),
de conductivité thermique
- Coefficient volumique de consommation d'énergie (coefficient
C)
- Coefficient de couverture solaire (F)
- coefficient volumique des déperditions thermiques (coefficient
G pour les habitations, et G1 pour les autres bâtiments)
- Coefficient de transmission surfacique (K), linéique (K,) et
global (Kg) des parois
- Coefficient de résistance thermique des parois (R)
- Coefficient de performance (COP) des pompes à chaleur.
Coefficient d'occupation des sols (COS) : Coefficient déterminant
pour chacune des parcelles comprises dans les zones définies par
le plan d'occupation des sols (POS) d'une commune, la densité de
construction admise selon les règles d'urbanisme. Rapport exprimant
le nombre de mètres carrés maximum de plancher hors oeuvre
pouvant être construits par mètre carré au sol.
Cœur : Partie centrale, dure et plus foncée
d'un tronc d'arbre. Elle est composée des cellules mortes plus
résistantes que l'aubier. V. duramen.
Collage : Assemblage de deux éléments
par interposition d'un troisième, la colle, qui présente
une affinité adhésive avec chacun des deux.
Collapse : Au cours d'opération de séchage,
par suite de température trop élevée, de ventilation
trop sèche, des décollements intérieurs peuvent se
produire, ou des alvéoles se former.
Colle : Matière gluante durcissant sous l'effet
de la chaleur, de l'air ou d'un agent polymérisateur, et que l'on
étale à la surface des bois pour les faire adhérer
: " les colles à froid ont permis à la charpente d'évoluer
de manière spectaculaire ces vingt dernières années
". Les colles urée formol, résorcine-formole ou résorcine-phénol-formole
sont les plus employées; les premières sont réservées
pour les travaux placés à l'abri des intempéries,
et les secondes à tous les travaux extérieurs.
Colombage : Ensemble des poteaux placés verticalement
dans une construction à pan de bois.
Colombe : Chacun des poteaux qui entrent dans la composition
d'un pan de bois, plus particulièrement les deux forts poteaux
qui, placés de chaque coté d'une poutre maîtresse,
soutiennent celle-ci.
Colonne : Élément d'architecture de forme
cylindrique, destinée à former un support vertical, et composé
de trois parties: la base, le fût et le chapiteau.
Combles : Partie de la maison située sous la toiture. Les
combles peuvent être perdus ou aménagés.
Compression : Type de sollicitation qui tend à
comprimer un élément, et donc à en provoquer le raccourcissement.
" dans les structures triangulées, les barres sont soumises
à deux sortes d'efforts principaux : la compression et la traction
".
Congé : -1. Moulure dont le profil creux en forme
de quart de cercle est l'inverse de celui de la moulure dite en quart
de rond. Syn. Cavet. - 2. Outil servant à façonner ce profil.
Connecteur : Organe de liaison placé entre une
poutre métallique et une dalle de béton pour solidariser
les deux matériaux dans une résistance commune aux charges
qui leur sont appliquées. Les connecteurs peuvent être :
des goujons, des barres rondes, des équerres, des coupons de profils
divers soudés sur la semelle supérieure de la poutre métallique.
Ce sont également des pièces d'assemblage des charpentes,
constituées soit d'une plaquette perforée à clouer,
soit d'une plaquette de métal hérissée de pointes
par emboutissage, et mise par percussion.
Console : - 1. Support en bois qui soutient une corniche,
un balcon, un auvent, etc. - 2. Prolongement d'une poutre ou d'une ferme
en porte à faux.
Construction : - 1. Action de construire. - 2. Bâtiment
construit. - 3. Tout ouvrage dont la structure travail et qui a d'autre
fonction que celle de supporter une toiture. Les constructions en bois
se subdivisent en trois familles : les ouvrages définitifs parmi
lesquels on trouve les maisons en pans de bois, les chalets et les maisons
à ossature en bois; les ouvrages provisoires qui comprennent les
étaiements, les échafaudages et les coffrages; les ouvrages
spéciaux tels que ponts, passerelles, pylônes, palissades,
silos, portes d'écluses etc.
Contrainte : Sollicitation s'exerçant dans une
section : " la contrainte exprime le rapport d'un effort (en kg ou
en daN) sur une surface unitaire (en cm ou en mm); d'où sa valeur
donnée en kg/cm ou en daN/cm ".
Contrefiche : - 1. Pièces de bois entrant dans
la composition des fermes. Placée en position inclinée,
elle s'assemble, en tête, sous l'arbalétrier, et, en pied,
dans le poinçon : " la fonction de la contrefiche est de lutter
contre la flèche que pourrait prendre l'arbalétrier sous
la charge que lui transmet la panne ". - 2. en étaiement,
grande pièce inclinée (tronc d'arbre ou assemblage de madriers)
soutenant la poussée des terres ou d'un mur.
Contre-fil : Sens contraire à la direction des
fibres du bois. Il est possible que le contre-fil soit la caractéristique
de certaines espèces d'arbre (Sapelli). La figuration rubannée
est fréquente dans les bois tropicaux. Ce sont des couches superposées
de fil incliné sur droit qui alterne avec des couches gauches.
Il y a des déviations de fil : drapé, ondulé, etc.
qui sont dues à la figuration. Pl. des contre-fils.
Contreflèche : Courbure artificielle que l'on
fait prendre à une pièce de bois ou à un élément
de structure. La contreflèche est donnée à l'oeil
ou par calcul, lors de la fabrication d'élément de structure
ou lors de la pose de renforts. Dans le cas où elle est obtenue
par un calcul, la contreflèche réelle donnée à
l'élément considéré est légèrement
supérieur à la flèche à la flèche que
prendra cet élément sous la charge qu'il doit supporter.
Contre-latte : Forte latte, plus longue et plus épaisse
que les lattes du toit ou du bardage, posé de façon à
les soutenir.
Contre-marche : Dans un escalier, pièce verticale
comprise entre deux marches consécutives. Dans les escaliers à
la française les contremarches s'assemblent dans une rainure pratiquée
dans la marche supérieure et se clouent derrière la marche
inférieure; dans les escaliers à l'anglaise, elle se visse
le plus souvent dans un tasseau.
Contremarque : Marque portée lors de l'établissage
sur toutes les pièces placées à droite de l'axe d'un
élément de structure (une ferme par exemple). Dans les expressions
du métier, le mot contremarque est utilisé au masculin :
" cette ferme est marquée au franc et au contremarque ".
Contre-parement : Face non-apprêtée d'une
pièce de bois ou d'un panneau, opposée au parement.
Contre-pente : Déclivité qui, dans un
chéneau ou dans une gouttière, donne à l'écoulement
des eaux une direction inverse de celle de leur écoulement normal
: " la contre-pente est considérée comme un défaut
".
Contreplaqué : Panneau de bois formé par la superposition
de plusieurs couches de bois liées par des résines.
Contrevent : Dans une charpente, pièce de bois
placée obliquement entre les fermes pour les renforcer. Souvent
appelé Lien.
Contreventement : Dispositif mettant en liaison les structures
pour assurer leur stabilité.
Convection : échange de chaleur effectué par le
mouvement d'un fluide (habituellement un gaz). Les échanges de
chaleur peuvent également se faire par conduction (dans les solides)
et par rayonnement (infrarouge).
Copeau : Éclat, morceau, ruban détaché
d'une pièce de bois au rabot ou au ciseau : gros copeau, copeau
fin, frisé. De peu de valeur, le copeau a trouvé une utilisation
dans la fabrication de panneau.
Corbeau : Elément en saillie, formant console et permettant
de supporter des poutres, balcons, corniches
Cordeau : Corde très fine employée pour
tracer des épures et le réglage des charpentes au levage.
Corniche : Moulures filantes créant des reliefs situées
en couronnement de façade.
Cornier : Qui est à la corne, c'est à
dire à l'angle de quelque chose : " poteau cornier ".
Cornière : Profilé de métal méplat
plié dans le sens de la longueur, en général à
angle droit en L, à branches égales ou inégales,
les bords et angles intérieurs étant arrondis. Si tous les
angles sont vifs, la cornière prend le nom d’équerre.
Corroyage : Les outils de corroyage servent à
dégrossir et dresser les pièces afin de les ramener à
leur juste mesure par rabot, riflard ou varlope. Mécaniquement
on use de la dégauchisseuse pour les chants, de la raboteuse pour
l'épaisseur et la largeur.
Corroyer : Dégauchir, dresser et mettre aux cotes
d'utilisation une pièce de bois, soit à la main, soit à
la machine.
Corruguée : une tôle corruguée est une
tôle pliée plus ou moins à angle droit, à intervalles
réguliers de 5 à 10 centimètres, de manière
à lui donner plus de corps.
Costière : Assemblage de planches rabotées,
placées de chant et formant le cadre d'un châssis de toiture,
tout en obturant le vide laissé dans l'épaisseur de la charpente
entre le dessous du châssis et le nu du plafond.
Cotterie : Terme en usage dans le bâtiment et
plus particulièrement dans le compagnonnage pour désigner
les ouvriers qui travaillent sur les échafaudages ( maçons,
tailleurs de pierre, charpentiers, couvreurs etc.) tandis que les ouvriers
travaillant au sol (serruriers, menuisiers etc.) sont appelés pays.
Couchis : Ensemble formé par des bastaings ou
des madriers, posés les uns à coté des autres, parfois
sur plusieurs lits superposés et croisés, pour assurer une
bonne répartition des charges sur le sol.
Coupe : Disposition de joint par rapport aux pièces
déjà assemblées. Coupe biaise ou fausse coupe : coupe
oblique. Coupe carrée ou coupe droite : coupe à angle droit.
Coupe d'onglet : coupe à 45°. Coupe perdue qualifie les lames
de parquet de différentes longueurs.
Coupe-feu : Qualifie une paroi (cloison, plancher ...
), ou un élément inséré dans une paroi (porte,
fourreau de canalisations, clapet de gaine), stable au feu (mécaniquement),
isolant thermique, pare-flammes (étanche aux flammes). Le classement
coupe feu dépend du délai nécessaire pour qu'une
source de flamme normalisée les traverse. Les classes sont de 1/4
h, 1/2 h, 1 h, une heure 1/2, 2, 3, 4 et 6 heures. On dit par ex. qu'une
cloison est coupe-feu deux heures.
Coupure : Interruption dans le passage du courant, d'un
fluide..., dans un ouvrage : joint de structure, joint de reprise... -Coupure
de capillarité, ou coupure étanche : interposition dans
toute l'épaisseur d'un mur d'un matériau étanche
(bitume armé, mortier fortement dosé et adjuvanté,
résines injectées) faisant écran aux remontées
d'humidité par capillarité. La coupure de capillarité
à la base des murs doit être au-dessus du niveau des terres
du remblai extérieur ou du vide sanitaire, et sous le chaînage
du plancher bas.
Cour anglaise : Cour située au dessous du niveau du terrain
et qui permet d'assurer la ventilation ou le jour de pièces situées
au sous-sol.
Courbe : Bloc de bois massif constituant après
taillage une première partie de limon ou de crémaillère
curviligne en plan et en élévation et placé entre
deux joints.
Couronne : - 1. Bloc de bois circulaire, massif ou en
lamellé-collé, plein ou évidé placé
au sommet de certaines coupoles, pour recevoir la tête des arbalétriers
rayonnants. - 2. Couronne de pointes ou de boulons : disposition circulaire
de pointes ou de boulons, pour conférer à un assemblage
un aspect plus soigné tout en assurant une reprise très
satisfaisante des efforts qui sollicitent ces organes.
Couronnement : Assemblage des chevrons sur le faîtage.
2. Couronnement d'un poinçon : ensemble des coupes réalisées,
suivant le lattis des versants, en tête d'un poinçon destiné
à recevoir des arêtiers ou des noues, pour permettre au charpentier
de régler ces derniers en hauteur lors du levage.
Cours : Rangée continue de pièces de bois
assemblées bout à bout : " un cours de pannes, de sablières,
de plinthes etc.".
Couture : Distance comprise entre le joint et le bord
du trou rond destiné à recevoir la cheville, dans un assemblage
à tenon et mortaise chevillée. Cette distance est à
peu près égale au diamètre de la cheville.
Convection : échange de chaleur effectué par le
mouvement d'un fluide (habituellement un gaz). Les échanges de
chaleur peuvent également se faire par conduction (dans les solides)
et par rayonnement (infrarouge).
Couverture : Ensemble permettant la mise hors d'eau d'une construction
(tuiles, bacs acier, zinc, ardoises...)
Couvre-joint : Plaque de liaison réunissant par
des rivets ou des boulons les abouts de deux éléments d’une
même pièce, et calculée de manière à
maintenir sans affaiblissement la résistance finale. On se sert
de couvre-joints, soit lorsque la longueur des éléments
disponibles est inférieure à la longueur de la pièce
à construire, soit lorsque la longueur de la pièce est telle
que son transport et sa mise en place nécessitent son fractionnement
en tronçons. Le couvre-joint est également un profilé
métallique, en tôle repliée en trapèze, pour
être fixé en recouvrement d'un tasseau de faîtage ou
d'arêtier, ou sur une acrotère.
Coyau : Chacun des chevrons courts placés à
la base des combles à forte pente pour adoucir l'égout :
" les coyaux sont taillés en sifflet et cloués sur
ou contre les chevrons du comble; par la brisure qu'ils produisent, ils
donnent plus de mouvement à la toiture ".
Crampon : - 1. Pièce de fer recourbée
et doublement appointie destinée à lier deux pièces
de bois. - 2. Crampon d'assemblage, organe destiné à reprendre
le cisaillement entre deux éléments, dont l'un peut être
en acier. Tiré d'une tôle mince son profilé est dentellé
afin d'en permettre la pénétration dans le bois par pression
: " les crampons peuvent être à simple ou à double
denture ".
Crapaudine : Pièce de fonte ou d’acier
de forme cylindrique ou parallélépipédique, portant
un téton saillant à la partie supérieure sur lequel
s’articule le tourillon d’une porte lourde. Pièce fixe
supportant et guidant le pivot inférieur d’un organe mobile
(mât de levage, potence, etc.). Petit panier retourné formant
filtre, placéaux points d'écoulement des eaux pluviales
(naissance des descentes, de gouttières, de chêneaux) pour
retenir les végétaux et autres corps, et pouvant servir
de trop-plein.
Crémona : Application particulière de
la statique graphique permettant de déterminer la valeur et la
direction des efforts sollicitant les barres d'un système triangulé.
Croche : Un des procédés du trait de charpente
appliqué aux pièces courbes dans les trois dimensions de
l'espace, c'est à dire cintrées en plan et en élévation
: " dans le langage du charpentier, le mot croche est plus spécialement
réservé à la charpente, et le mot courbe à
l'escalier ".
Croisée : Châssis de fenêtre. Croisée
à la française : composé de deux châssis volants.
Croisée vénitienne : plusieurs châssis accolés.
Les croisées sont parfois munies de courtes traverses appelées
petits bois.
Croisillon : Élément de charpente constitué
par deux pièces de bois ou de métal disposées en
croix et entrant dans la composition de certains pans de bois ou de poutre
triangulée.
Croix-de-Saint-André : Croisement de deux pièces
de bois selon les diagonales d'un rectangle, d'un carré, ou d'un
quadrilatère quelconque, de manière à rendre l'élément
indéformable. A leur intersection ces deux pièces s'assemblent
par une entaille à mi-bois.
Crosse : Pièce rapportée sous le limon
de départ d'un escalier, de manière à en augmenter
la largeur et à la rendre égale à cet endroit, à
celle du limon. 2. Partie courbe d'un arc en lamellé-collé.
Syn. Rein.
Croupe : Pan de toiture rampant à l'extrémité
d'un comble. La croupe, qui peut être triangulaire ou trapézoïdale,
est délimitée par deux arêtiers et un égout.
Une croupe est biaise si son égout n'est pas perpendiculaire à
ceux des longs pans. La charpente de croupe comprend une ferme de croupe,
dans l'axe du faîtage, et deux demi-fermes d'arêtier.
Cubage : Évaluation d'un volume de bois en unités
cubiques.
Cuisine américaine : Cuisine ouverte sur le séjour.
Cul-nu : Sans assemblage. Se dit en parlant de deux
pièces maintenues l'une contre l'autre par un simple clouage.
Cuvelage : Traitement des parois en béton permettant de
leur assurer une étanchéité. Utilisé pour
la construction de sous-sols en milieu humide.
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4 - Lexique Architecture et Construction - Lettre 'D' |
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Dalle : Surface horizontale en béton
reposant sur la structure d'une construction.
La dalle flottante est une dalle désolidarisée de son support
(plancher).
Les dalles sur plots sont des dallettes de petites dimensions posées
sur plots et permettant d'assurer la protection de l'étanchéité
des terrasses accessibles.
Dauphin : Partie basse des descentes d'eau pluviale généralement
en fonte.
D.D.E : Direction Départementale de l'Equipement. Cet
organisme est chargé de vérifier la bonne utilisation des
règles d'urbanisme. Des consultations sont ouvertes au public.
Débattement : Rayon d'ouverture d'une .
Débillarder : Effectuer un débillardement,
c'est-à-dire tailler les chants d'une pièce courbe de façon
qu'ils soient le plus souvent d'équerre par rapport aux plats suivant
une ligne aplomb.
Débit : Exploitation du bois selon ses diverses
destinations en poutres, bastaings, madriers etc. Division longitudinale
de la grume par sciage, fendage ; chacune des pièces ainsi obtenues
est mise aux dimensions de l'industrie.
Débiter : - 1. Action de couper le bois par des
méthodes de sciage très diverses, afin d'obtenir des pièces
utilisables par l'industrie. L'AFNOR (Association française de
normalisation) a établi des dimensions normalisées pour
les bois dits secs à l'air, c'est-à-dire pour les bois dont
le taux d'humidité est compris entre 13 et 17 %. Toutefois, pour
satisfaire la demande, il existe également des débits sur
liste, répondant à une commande précise. - 2. Débit
sur dosse, débit consistant à scier une bille suivant des
traits parallèles entre eux. La première tombée est
dite dosse, la seconde, sur dosse, tandis les autres sont appelées
feuillets, planches ou plateaux, selon leur épaisseur. Leurs dimensions
normalisées sont les suivantes (en mm) : 13, 18, 27, 34, 41, 54,
65, 70, 80, 90, 100, 110, 120, 150, 200.
Déboursé : Ensemble des coûts de
fournitures et de main d'oeuvre qui composent le prix de revient brut
d'un ouvrage, hors frais fixes et bénéfice ; on dit parfois
déboursé-sec pour déboursé-net.
Décapage : Enlèvement de tous les corps
étrangers présents à la surface de l’acier
avant l’application du revêtement protecteur. Les procédés
les plus employés pour décaper sont le plus souvent mécaniques
ou thermiques pour les laminés à chaud avant peinture, chimiques
(dissolution, attaque acide) pour les tôles ou profilés laminés
à chaud ou à froid avant galvanisation, zingage électrolytique,
etc. Les tôles laminées à froid sont décapées
par oxydation et réduction gazeuses avant galvanisation (procédé
en continu). Le décapage est aussi employé avant la sulfinuzation
(cémentation au bain de sel à 550°C qui introduit superficiellement
dans le métal des composés sulfurés, nitrurés
et carburés.
Décharge : - 1. Pièce oblique destinée
à s'opposer à la déformation d'un pan de bois : "
l'inclinaison de la décharge est, en principe, inférieure
à 60° ". - 2. Placer une pièce en décharge,
lui donner une position inclinée, soulager un plancher, arc-bouter
un mur ou contreventer une charpente.
Déclaration d'achèvement des travaux : Déclaration
signée du constructeur qui doit être adressée à
la mairie dans un délai de 30 jours à partir de l'achèvement
des travaux.
Décollement : Action de se décoller. État
qui en résulte : " en charpente lamellée-collée
se produisent parfois des décollements dus à différents
facteurs mauvais Serrage, mauvaise colle, conditions d'utilisation défavorables
(bois humide, basse température), etc. ". 2. Partie de bois
enlevée à un tenon, lorsque la mortaise comporte un épaulement,
de manière que la pièce qui porte ce tenon dissimule totalement
la mortaise. 3. Partie de bois enlevée à un embrèvement,
lorsque le talon d'about est trop court.
Décrochement : Différence d'alignement
en plan ou en hauteur, dans une surface ou dans une moulure. Syn. retour.
Dédoubler : Diviser en deux : " dédoubler
un madrier par le milieu, à plat par un trait haut ou de chant
par un trait bas.
Défaut : Toute imperfection que présentent
les bois. Les principaux défauts sont la cadranure, la gélivure,
les gerces', la roulure; viennent ensuite les noeuds, le flache, l'aubier
: " certains défauts rendent les bois inutilisables ".
Défibrage : Tirer d'un rondin de longs et minces
copeaux qui serviront à la fabrication de panneaux de fibres de
bois.
Dégauchir : - 1. Travailler une pièce
de bois pour lui enlever son gauche naturel et aplanir une de ses faces.
Cette opération s'effectue au riflard et à la varlope, ou
à l'aide d'une dégauchisseuse. - 2. Dégauchir à
l'oeil, apprécier au coup d'oeil la verticalité ou l'alignement
d'éléments situés dans un même plan. Syn. bornoyer.
- 3. Faire dégauchir, déterminer sur une épure, par
un tracé particulier, la position d'une pièce de bois, afin
qu'elle soit située dans le même plan que d'autres, pièces
ayant la même fonction. On dit aussi faire tourner (par exemple
une contrefiche d'arêtier, par rapport aux contrefiches des fermes).
Dégauchir : - 1. Se confondre avec les arêtes
ou les faces d'autres éléments, en parlant d'une pièce
de charpente située dans le même plan que ces éléments.
-2. Se dégauchir par arête, être placé dans
le même plan que l'arête' ou la face d'une autre pièce
inclinée, celle-ci pouvant être face aplomb ou à dévers.
Dégraisser : - 1. Enlever une épaisseur
de bois à un tenon trop fort, pour faciliter son entrée
dans la mortaise correspondante. -2. Réaliser une légère
pente sur une surface : " dégraisser les chants d'une porte
".
Dégrossir : Travailler grossièrement une
pièce de bois et lui ôter le plus de matière possible,
pour la préparer à recevoir sa forme définitive:
" dégrossir une courbe d'escalier ".
Dégueulement : Voir engueulement.
Déjoutement : Coupe biaise pratiquée à
l'extrémité de pièces concourantes, en vue de leur
assemblage. On taille ces pièces selon la ligne passant par le
point d'intersection de leurs faces et le point de concours de leurs axes.
Délamination : Séparation des éléments
d'un assemblage, par suite d'une défaillance de la colle, qui se
produit soit dans la colle elle-même, soit dans l'interface de la
colle et du bois. Lorsque la rupture se produit dans la colle elle-même,
on parle de rupture cohésive.
Délardement : - 1. Enlèvement du lard
(ou gras) d'une pièce de bois. -2. Fort chanfrein pratiqué
sur une ou deux arêtes d'une pièce de bois, pour procurer
un appui à d'autres pièces, ou lorsque la face supérieure
ou inférieure de cette pièce (faîtage, arêtier,
noue) se trouve dans un angle saillant.
Déligner : - 1. En charpente, refendre. - 2.
En scierie, éliminer totalement ou partiellement Ies flaches, sans
que les bords des pièces soient parallèles.
Demi-ferme : Élément de charpente qui
s'emploie dans les combles en appentis, car ces combles n'ont qu'une seule
pente, et dans les croupes, quand la panne basse a une trop grande portée.
Dans ce dernier cas, la demi-ferme de croupe s'assemble contre la ferme
qui lui fait face, et lui transmet une partie de la charge supportée.
Densification : Amélioration du bois par compression.
Ses propriétés étant fonction de sa densité,
variant d'une espèce à l'autre, on le comprime par pression
de 200/300 kg/cm ; cela donne une pièce lourde propre à
l'usage industriel. La densification peut être effectuée
simultanément à l'imprégnation ou par injection de
résine.
Densifié : Bois qui a subit la densification.
Dépose : En étaiement, enlèvement
des étais à la fin des travaux de reprise en sous-oeuvre.
Déroulé : Se dit d'un bois pelliculaire
obtenu par découpe tangentielle d'une bille de bois avec une dérouleuse.
Le déroulage est utilisé pour obtenir les bois de placage
courants, et pour la fabrication des plis des panneaux de contreplaqué.
Désaboutement : - 1. Épaulement saillant
ménagé dans une pièce de charpente qui doit recevoir
une pièce oblique. - 2. Assemblage comprenant deux tenons qui se
contrebutent dans une même mortaise.
Descente : Canalisation de section circulaire, ou parfois
carrée, verticale ou en forte pente, par laquelle on "descend"
jusqu'au niveau du sol les eaux pluviales recueillies parles chéneaux
et gouttières. La descente est terminée, à sa base,
par un dauphin. Le choix du diamètre d'une descente est donné
par des abaques, en fonction de la surface de récolte d'eaux (surface
en projection horizontale), de l'intensité des pluies, et de la
forme droite ou conique du moignon. V. le DTU.
Descente des charges : calcul de la transmission des
charges cumulées vers les points d'appui et les éléments
porteurs d'un ouvrage. Graphique des résultantes des forces exercées
par les différentes parties d'une structure, d'une voûte,
d'une charpente, et de leurs applications vers les appuis.
Désordre : Concernant l'enveloppe du bâtiment, ce
terme désigne les dégradations dont souffre une composante,
en raison d'une mauvaise conception ou d'une mise en oeuvre déficiente.
Développement : Tracé permettant de porter
sur un même plan les différentes parties d'un corps, afin
de les faire apparaître en vraie grandeur. Le développement
est très souvent pratiqué, lors de la conception des escaliers,
pour la mise au point des balancements, la correction des lignes de débillardement,
des limons et des mains courantes, le positionnement des coupes à
crochet, et le tracé des feuillets entrant dans la composition
des limons en bois lamellé-collé ".
Dévers : - 1. Inclinaison des faces d'une pièce
de bois. Il existe cinq positions particulières de dévers,
qui concernent les pièces parallélépipédiques
inclinées selon deux sens : a. le lattis, dont une des faces affleure
le versant d'un comble ; b. la face aplomb, dont deux faces sont verticales;
c. l'aplomb par arêtes, dont les arêtes supérieure
et inférieure sont confondues dans un même plan vertical;
d. le tout dévers, dont aucune des arêtes ne se trouve située
dans le plan des autres; e. l'arêtier positif, qui, par un tracé
d'épure, permet de déterminer l'inclinaison de la pièce,
de façon que ses deux faces se confondent avec les deux sablières,
qui forment entre elles un angle aigu. - 2. À dévers loc.
adv., dans une position non verticale, obliquement. Les pannes sont ordinairement
placées à dévers sur les arbalétriers.
Déversement : Déformation affectant une
structure ou un élément de structure fléchi dont
le contreventement est défectueux.
Dévoiement : Changement de direction d'un conduit.
Dévoyer : - 1. Déplacer latéralement
une pièce de bois située dans l'angle d'un comble, pour
que ses arêtes supérieures se trouvent à la même
hauteur. - 2. Modifier la direction d'une cheminée, pour éviter
une pièce de charpente.
Devis descriptif : Document donnant les caractéristiques
détaillées d'un ouvrage à construire (mode d'exécution
des travaux, matériaux utilisés, description technique des
équipements...)
Diagonale : - 1. Droite joignant deux sommets non consécutifs
d'un polygone quelconque. - 2. Dans les systèmes de charpente triangulée,
nom donné à chacune des barres inclinées, du fait
qu'elles sont souvent placées dans la diagonale des trapèzes
que forment les membrures et les barres verticales. Toutefois, le réseau
d'un système triangulé peut ne comprendre que des diagonales.
- 3. Dans les relevés de mesures, chacune des lignes permettant
de reproduire des angles quelconques sur les épures.
Diaphragme : Voir voile travaillant.
Dimensionner : Opération qui consiste à
rechercher, au moyen de calculs, les dimensions que l'on doit donner à
une pièce ou à un ouvrage.
Disjoncteur : Interrupteur de sécurité qui coupe
le circuit électrique en cas de surtension.
Domotique : Installations permettant la commande automatique ou
à distance de certains équipements (chauffage, alarme...)
Dormant : Cadre fixe d'une baie destiné à
recevoir une porte ou une fenêtre.
Dosse : Premier et dernier morceau de bois scié,
lors du débit.
Doublage : Paroi ou cloison construite contre un mur
ou à quelques centimètres d'un mur, soit pour le consolider,
soit pour en améliorer les performances, soit pour le revêtir.
A l'intérieur, une cloison de doublage sert à constituer
un espace d'air ou à protéger un isolant thermique, tout
en composant un parement rigide et plan. Il est fait soit en briques plâtrières
hourdies sur chant puis enduites, soit en carreaux de plâtre à
parement lisse, soit en plaques de plâtre cartonné de hauteur
d'étage, solidaires ou non d'un isolant thermique (V. Complexe
de doublage isolant). À l'extérieur, le mur de doublage
désigne souvent une contre-paroi d'habillage, en général
en briques perforées, liée à la maçonnerie
porteuse par des pattes scellées. Une paroi de doublage extérieur
en éléments non maçonnés, fixés mécaniquement,
est un bardage. Une fenêtre de doublage, ou double fenêtre,
peut être mise en place pour améliorer les performances acoustiques
et / ou thermiques d'une fenêtre existante, de préférence
avec un espace de 150 à 300 mm entre les fenêtres parallèles.
Douglas : Voir Pin d'Oregon.
Doussié (Afzelia) : (Afzelia pachyloba Harms.
afzelia bipindensis Harms.) Afzelia. Angl. : Afzelia. All. : Afzelia.
Ital. : dussie. Provenances : Afrique tropicale.
Drain : Conduit souterrain permettant de capter et d'évacuer
les eaux souterraines.
DTU : Documents Techniques Unifiés. Document
qui réunit l'ensemble des "Règles de l'art" et
techniques de construction dont le bien-fondé est confirmé
par l'expérience, pour chaque type d'ouvrage du bâtiment
: par exemple, installations de gaz, pose des parquets, exécution
des enduits, etc. Il y a actuellement une centaine de DTU. À chaque
DTU correspond une norme NF. Les D.T.U., rédigés en coopération
avec les intervenants, et publiés par le C.S.T.B., sont en France
la référence technique indiscutée dans tout règlement
de litiges de conception ou de mise en oeuvre portant sur les ouvrages
concernés. Le non-respect des prescriptions des DTU constitue,
pour les assureurs, un motif suffisant pour faire jouer les clauses d'exclusion
de garantie. Certains DTU particuliers sont dits Règles de calcul
: ils regroupent un ensemble de règles techniques de conception
et de calcul des ouvrages (fondations, charpentes, construction métallique,
béton, cheminées, sécurité des ouvrages aux
risques sismiques, aux surcharges de neige et de vent, et calculs thermiques).
Ductilité : Propriété d'un matériau
d'être étiré, étendu, courbé ou déformé
sans se rompre, avec une élasticité très faible.
La ductilité exprime la possibilité extrême de plastification.
Elle se rattache donc à l’allongement A % ou à la
striction S % en essai de traction uniaxiale, voire à l’allongement
% en essai de pliage. Cette généralisation de la notion
de ductilité a, par ailleurs, abouti à une extension du
qualificatif "ductile" (zone ductile, rupture ductile), de sorte
qu’il s’oppose au qualificatif "fragile".
Duramen : Le duramen est constitué par les cernes
de bois les plus intenses. Il constitue le bois parfait, bois d'oeuvre.
Les cellules de bois constitutives du duramen ont uniquement un rôle
de soutien.
Dureté : Aptitude du métal à résister
à des contraintes d'écrasement et de poinçonnement.
Elle s’exprime à partir d’une des dimensions de l’empreinte
dans le métal – sous un effort donné parfaitement
taré – d’une bille d’acier ou d’un diamant
conique ou pyramidal.
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5 - Lexique Architecture et Construction - Lettre 'E' |
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Eaux usées - Eaux vanne : Les eaux
usées sont les eaux évacuées des cuisines et salles
de bains. Les eaux vannes sont les eaux évacuées des WC.
Échafaudage : Ouvrage provisoire formé
d'une ossature dans laquelle sont disposés des platelages destinés
à supporter le matériel et les ouvriers, lors de la construction
ou de la restauration d'un ouvrage : " l'échafaudage, peut
être en bois ou en métal, et, selon sa conception, être
montant de fond, en console, en éventail, en bascule, suspendu,
etc.".
Échandole ou essandole : Petite planche mince
employée comme matériau de couverture. Syn. bardeau.
Échantignole : En charpente métallique
: sorte d’équerre en fer plat plié servant à
assujettir une panne sur un arbalétrier.
Echappée : Hauteur libre au dessus des marches d'un escalier.
Écharpe : 1. Pièce placée dans
la diagonale d'un ouvrage (panneau de porte, etc.), pour le rendre indéformable
et participant de ce fait au contreventement. 2. Dans les pans de bois,
pièce oblique ayant la même fonction que la décharge,
et dont l'angle est inférieur à 60° : " dans certaines
fermes, l'entrait peut être remplacé par deux écharpes
; de même, les branches d'une équerre de grande dimension
sont raidies par une écharpe ". Syn. Guette.
Échauffer : Commencer à s'altérer
sous l'effet de la fermentation de la sève, en parlant du bois.
Échelle : - 1. Appareil composé de deux
montants réunis par des traverses, des barreaux ou des échelons
espacés de 0,25 m à 0,30 m : " l'échelle peut
être simple, double, à coulisse ou plate, selon sa destination
et le métier dans lequel elle est employée ". - 2.
Échelle de meunier, escalier droit composé de deux limons
et de marches sans contremarches, dont l'ensemble forme une seule volée.
- 3. Réduction arbitraire, choisie pour représenter une
unité de mesure sur les plans. Les échelles les plus employées
sont : 0,01, pour les implantations ; 0,02, pour les avant-projets; 0,05,
pour les plans de constructions; 0,1, pour l'exécution des travaux
sans épure en vraie grandeur; 0,2, 0,5 et 1, pour les détails.
- 4. Échelle de Yorce, réduction arbitraire, choisie en
statique graphique pour représenter une unité de force*
(par exemple : 100 kg = 1 cm). - 5. Échelle de hauteur, voir pige.
Echiffre : Mur servant d'appui aux marches d'un escalier.
Éclisse : Pièce assurant la liaison, l’alignement
et la transmission de certains efforts entre deux éléments
adjacents ou consécutifs d’une ossature, d’un rail,
etc. Contrairement au couvre-joint, qui réalise une liaison intégrale
bout à bout de deux éléments d’une même
pièce (âme, semelle, cornière), l’éclisse
n’assure qu’un alignement de deux pièces sans transmission
intégrale de tous les efforts.
Écoinçon : Pièce triangulaire diversement
employée en charpente : dans les marches d'escalier, lorsqu'elles
sont balancées et trop larges pour être prises dans un seul
plateau; dans un cadre formé de montants et de traverses, pour
rendre l'ensemble indéformable : " dans certaines consoles,
l'écoinçon peut remplacer le lien assurant leur stabilité
".
Écrouissage : Résultat d’une déformation
plastique du métal. Il s’accompagne d’une consolidation
de ce dernier dans le sens de la déformation. On peut le faire
disparaître par un recuit approprié.
Effet de cheminée : création de pressions positives
et négatives (vacuum) s'exerçant sur l'enveloppe
d'un bâtiment et générées par la différence
de température entre l'intérieur d'un bâtiment et
l'extérieur.
Efficacité énergétique : caractéristique
de matériaux ou d'appareils dont le rendement est élevé
et dont l'usage permet d'abaisser la consommation d'énergie. Par
extension, ce terme sert à caractériser un bâtiment
ou un projet dont la bonne coordination entre les différentes composantes
permet une faible consommation d'énergie sans affecter négativement
le confort des occupants.
Effort : Réaction d'un matériau qui montre une résistance
lorsqu'on applique une force sur lui. Synonyme de stress.
Égout : Bas de pente d'une toiture, d'où
s'écoulent les eaux de pluie.
Élancement : Rapport entre la hauteur et l'épaisseur
d'une cloison ou d'un mur : une cloison de 2,50 m de haut et de 10 cm
d'ép. a un élancement de 25.
Élasticité : Aptitude d'un matériau
à reprendre sa forme et ses dimensions initiales après qu'il
ait subi une déformation ou un allongement par traction, dès
que cesse l'application de la force déformante. On mesure ainsi
les élasticités à l'allongement (par traction), à
la déformation courbe (par flexion), à la torsion (par vrillage).
o Limite d'élasticité, ou limite élastique : taux
d'allongement à partir duquel un matériau ne reprend plus
sa forme première lorsque cesse l'action de déformation
: la limite d'élasticité marque le début du caractère
irréversible des déformations. o Module d'élasticité
: rapport E des forces de traction exercées à l'allongement
subi sans rupture par un corps, par unité de section de ce corps.
Par ex., le module d'élasticité du Chêne est de 120
MPa, celui du fer doux de 1 800 MPa, celui du béton supérieur
à 20 000 MPa. NB- Une erreur fréquente du langage courant
consiste à confondre les notions de souplesse et d'élasticité,
pourtant distinctes. Le fait qu'un feuil de peinture ou d'enduit soit
"souple" ne prouve pas qu'il aura l'élasticité
voulue pour ponter d'éventuelles fissures.
Elégi : Évidement longitudinal pratiqué
dans une pièce de bois pour donner plus de relief aux moulures
qui y sont effectuées.
Élévation : Façade d'un bâtiment.
Élingue : Cordage de chanvre ou de fibres synthétiques,
ou encore chaîne ou câble en acier servant à amarrer
une charge. Les extrémités d'une élingue sont munies
de boucles renforcées par des cosses, d'anneaux, de crochets, ou
de tout autre dispositif permettant le levage.
Emboîture : Sorte de traverse assemblée
par rainure et languette, et éventuellement par des tenons, aux
extrémités d'un panneau composé de lames, dans le
but de les réunir et de s'opposer au gauchissement.
Embrèvement : - 1. Assemblage consistant en une
entaille prismatique pratiquée dans une pièce de bois, et
destinée à recevoir l'extrémité d'une autre
pièce, taillée selon un profil inverse. L'embrèvement
ne reprend que des efforts de compression. Il se compose d'un about, d'un
pas et d'un talon, et, éventuellement, d'un tenon et d'une mortaise.
L'about peut être d'équerre par rapport à la pièce
qui reçoit l'assemblage, ou être placé dans la bissectrice
de l'angle que forment entre elles Ies pièces assemblées.
En outre, l'embrèvement peut être découvert, c'est-à-dire
apparent sur les faces de la pièce qui reçoit, ou couvert;
dans ce dernier cas, il peut être encastré de toute son épaisseur,
ou comporter des arasements. Enfin, l'embrèvement peut être
simple, double ou triple. - 2. Embrèvement à vif, voir Vif.
Emmarchement : Largeur d'un escalier.
Empanner : Poser les pannes sur une charpente, lors
du levage.
Empannon : Chevron particulier placé dans le
raccord d'une toiture, soit entre un arêtier et la sablière,
soit entre un arêtier et une noue, soit encore entre une noue et
un faîtage.
Emprunt : Ligne fictive qui, sur une épure, sert
de référence pour certains tracés. 2. Tracer ou prendre
un emprunt, se reporter à un repère de base, à différents
moments du tracé d'une épure.
Encaissement : Forme en bois recevant le chêneau.
Encastrement : - 1. Assemblage rigide de deux ou plusieurs
éléments, assurant la transmission intégrale des
sollicitations. - 2. Entaille réalisée dans une pièce,
aux dimensions exactes d'une pièce plus petite, et destinée
à recevoir cette dernière.
Enchevêtrure : Cadre formé par les chevêtres
et les solives qui délimitent une ouverture (ou trémie)
pratiquée dans un solivage ou un chevronnage, pour permettre le
passage de gaines de ventilation, d'une cage d'escalier, d'une cheminée,
de châssis divers, etc.
Encorbellement : Elément constructif en saillie par rapport
au plan de la façade.
Encuvement : Voir surcroît.
Enfourchement : Assemblage constitué par une
mortaise ouverte dans laquelle se loge un tenon. Ll'enfourchement est
employé parfois comme moyen de liaison, en tête des chevrons.
Engravure : Encastrement du bord d'une bande ou d'une
bavette d'étanchéité dans une rainure pratiquée
dans une paroi verticale, à la base d'une joue de lucarne, au-dessus
d'un bandeau, au sommet d'un relevé d'étanchéité
de toiture-terrasse, etc.
Engueulement : Coupe en forme de V, taillée en
tête des arêtiers, des noues, et de leurs contrefiches, lorsque
ces bois s'assemblent contre le poinçon d'une ferme.
Enrayure : - 1. Ensemble des pièces de bois qui,
posées de niveau, rayonnent autour d'un poinçon (c'est le
cas des entraits retroussés, dans une tour ronde). - 2. Par extension,
ensemble des pièces horizontales qui forment la base d'un comble.
Entablement : Partie horizontale d'une corniche, sur
laquelle reposent la charpente et le chéneau.
Entaille : Évidemment pratiqué dans une
pièce de bois. Les moisements sont des entailles; l'assemblage
réalisé à l'intersection des deux branches d'une
croix de Saint-André est une entaille à mi-bois.
Entrait : - 1. Pièce de charpentes généralement
horizontale, joignant les deux arbalétriers d'une ferme, simple
ou moisé, l'entrait s'oppose à la poussée des arbalétriers,
tandis qu'au milieu de sa portée, il est soulagé par le
poinçon ". - 2. Entrait de demi-ferme, Pièce de bois
dont une extrémité repose sur le mur, tandis que l'autre
s'assemble contre l'entrait de la ferme. - 3. Faux entrait ou entrait
retroussé, dans une ferme en A ou sur blochet, pièce de
bois placée de niveau, délimite la hauteur de passage sous
la ferme, soulage les arbalétriers, et supporte parfois le faux
plancher.
Entretoise : Pièce de bois que l'on assemble ou
que l'on cloue entre deux autres, pour maintenir leur écartement,
les raidir et les empêcher de se gauchir : " les entretoises
s'emploient en de multiples endroits tels que les solivages (où
elles sont posées en quinconce ou face à face), entre des
lisses de bardage, entre des pannes* (lorsqu'elles reprennent la flexion'
déviée de ces dernières), etc. ".
Entrevous : Désigne d'abord l'espace compris entre
deux solives ou entre deux poutrelles d'un plancher; par extension, désigne
le matériau avec lequel on obture cet espace. Les entrevous en
bois des planchers traditionnels étaient des panneaux de Chêne
d'env. 2,5 cm d'épaisseur, assemblés à feuillure.
Enture : Jonction de deux pièces de bois placées
dans le prolongement l'une de l'autre, au moyen d'assemblages de profils
divers. Ainsi, l'enture peut être droite, biaise, désaboutée,
en fourche, en trait de Jupiter. Lorsque des pieds de poteaux sont abîmés,
on remplace ces parties par des pièces de bois sain que l'on assemble
au moyen d'entures.
Enveloppe thermique : paroi horizontale, verticale ou inclinée,
enfouie ou à l'air libre, séparant l'environnement intérieur
et extérieur, et à travers laquelle migrent chaleur et vapeur
d'eau.
Épaulement : - 1. Partie de bois laissée
à l'extrémité d'une mortaise, pour quelle ne se découvre
pas, pour que l'assemblage soit plus résistant, et pour éviter
les infiltrations d'eau. Dans les travaux soignés (escaliers, par
exemple), les épaulements sont réalisés tant en about
qu'en gorge, et parfois au milieu des mortaises, pour éviter que
le toupillage et le retrait des bois ne les découvrent, et aussi
pour augmenter la résistance de l'assemblage. Les épaulements
sont recouverts par les décollements pratiqués dans les
tenons. - 2. Toute entaille fournissant un appui à la pièce
qu'elle reçoit. Les moises venant s'assembler sur un poteau reposent
sur des épaulements, une languette bâtarde ou un élégi
forment un épaulement.
Épicéa : Sapin blanc du nord. Angl. :
White wood, European spruce, Norway spruce. All. : Fichte, Gemeine fichte.
Ital. : Abete rosso. Provenances : Europe.
Épure : - 1. Dessin dans lequel les principes
du trait sont employés sous la forme la plus simple, et qui permet
d'effectuer l'établissage et le traçage des pièces
de bois, et de trouver leurs coupes. Les épures de charpente sont
battues, généralement à la grandeur de l'ouvrage
à réaliser, sur une aire d'épure, à l'aide
d'un cordeau préalablement graissé au blanc d'Espagne, de
Meudon, etc. ". - 2. Aire d'épure, surface plane recouverte
de parquet ou constituée de plâtras (salpêtre) sur
laquelle les charpentiers battent l'épure.
Époxy ou Époxyde : Famille de résines
thermodurcissables dérivées du pétrole ; ses polymères
sont caractérisées par leur groupement époxy en bout
de chaînes moléculaires. Leur durcissement, exothermique,
s'effectue par réticulation chimique, au contact d'un durcisseur
aminé, d'un polyamide, ou encore d'un anhydride d'acide. Le mélange
réticulé a des performances élevées, en particulier
sur quatre plans :
- La force d'adhérence exceptionnelle sur un grand nombre de matières,
en particulier les bétons, l'acier, les caoutchoucs : la résistance
à la traction peut dépasser 500 kg/cm; d'où son emploi
comme colle multifonctions (par ex. collage de voussoirs de ponts en surplomb),
et comme liant de mortiers spéciaux à très haute
cohésion.
- L'absence de retrait des mélanges sans solvant (emplois en moulage
et en mortiers épais).
- L'inertie à l'eau, et l'absence totale de porosité, d'où
l'emploi en étanchéité et en cuvelage; mais ce caractère
totalement étanche, y compris à la vapeur d'eau, peut dans
certaines applications, constituer un inconvénient (revêtement
non respirant).
- L'inertie chimique, c'est-à-dire l'insensibilité à
la plupart des agents agressifs (bases, alcalis, acides) et des solvants
(hydrocarbures) ; d'où l'emploi en revêtements anticorrosion
(sols de laboratoires, industries chimiques et alimentaires, garages,
cuves, réservoirs, etc.). On peut aussi adapter les caractéristiques
aux besoins en mélangeant les époxydes à d'autres
matériaux brais, polyuréthanes, etc.
Équerre : - 1. Instrument servant à tracer
des angles droits. L'équerre se compose de deux pièces parfaitement
ajustées : le chapeau, plus épais, s'applique contre la
pièce à tracer, et la lame guide le crayon. - 2. Équerre
à écharpe, équerre en bois de grande dimension, dont
le chapeau et la lame sont raidis par une écharpe qui évite
à l'angle de se déformer. - 3. Équerre métallique,
morceau de profilé en fer cornière, employé comme
renfort ou comme élément d'assemblage. - 4. Fausse équerre,
voir sauterelle. - 5. Coupe d'équerre, coupe réalisée
à angle droit. - 6. D'équerre lac. adj., se dit d'un élément
qui forme un angle droit avec un autre élément, contre lequel
il s'applique. Dans une ferme, le poinçon est d'équerre
par rapport à l'entrait.
Érable plane : (acer platanoïdes L.) Plane.
Angl. : Norway maple, European maple. All. : Spitzahorn, Lenne. Ital.
: Acero riccio, cerfico. Provenances : Europe entière de l'atlantique
au caucase.
Escaliers : Les escaliers peuvent avoir différentes configurations.
Escalier droit, escalier balancé (marches tournantes), escalier
hélicoïdal (marches rayonnant autour d'un axe central), escalier
à la française (alternance de volées droites et de
paliers), escalier à quartier tournant...
Essanne : Petite planche mince employée comme
matériau de couverture. Syn. bardeau.
Essentage : Revêtement d'une paroi verticale par
des ardoises ou des essentes.
Essente : Petite planche mince employée comme
matériau de couverture. Syn. bardeau.
Établissement : - 1. CHARP.: ensemble des opérations
allant du tracé des pièces jusqu'au montage de l'ouvrage
: l'établissement comprend le tracé des épures ou
ételons, le choix des bois, leur équerrage et leur mise
sur ligne, leur disposition sur l'ételon, sur l'aire de chantier,
leur marque par des signes conventionnels, la rencontre des bois et la
taille des assemblages, et enfin leur montage. - 2. MENUIS.: désigne
chacun des signes conventionnels tracés sur les pièces de
bois assemblées provisoirement, pour repérer leur sens d'assemblage
en attendant leur montage définitif.
Étage : - 1. Espace compris entre deux planchers.
- 2. Hauteur d'étage, expression employée, en escalier pour
désigner la distance qui sépare la face supérieure
de deux planchers' consécutifs et qui correspond à la hauteur
à monter.
Étaiement : - 1. Ouvrage intermédiaire
entre une charge et un point d'appui. - 2. Ouvrage provisoire élevé
pour soutenir une construction qui menace ruine, ou pour des travaux de
reprise en sous-oeuvre. Il existe différents types d'étaiements,
parmi lesquels on doit choisir le mieux adapté au cas considéré
: étaiement en éperon, en chevalement, en cintre, en contrefiche,
en étrésillon, etc. : " bien qu'il s'agisse de travaux
provisoires, les étaiements sont très souvent délicats
à réaliser et font appel au bon sens et à l'orient
du charpentier, lequel s'assure de la nature des appuis et estime les
charges à supporter ".
Étai : Pièce principale servant de support
dans la composition des étaiements.
Etanchéité : Complexes bitumineux permettant la
mise hors d'eau des terrasses.
Étrésillon : Sorte d'entretoise employée
en étaiement pour renforcer les jambages des baies, lors de reprises
en sous-oeuvre, ou pour maintenir l'écartement entre deux murs.
(Le mot étrésillon est souvent employé à la
place d'entretoise, lorsque cette dernière pièce entre dans
la composition d'un solivage).
Étrier : Ferrure coudée à l'équerre
ou contre-coudée, servant à renforcer des assemblages (en
particulier dans les solivages, pour la liaison des chevêtres avec
les enchevêtrures).
Evidement : Partie rencreusée d'un profil ou
d'un noyau d'escalier (dans ce dernier cas, l'évidement reproduit
la forme exacte du jour de l'escalier).
Extrados : Surface extérieure d'une forme courbe
telle qu'un cintre en charpente ou un arc en lamellé-collé.
Extrusion : procédé permettant d'obtenir un profilé
à partir d'une substance à l'état liquide ou semi-liquide
que l'on force dans une ouverture. À sa sortie, la substance doit
être assez solide pour conserver la forme de l'ouverture. Les profilés
d'aluminium ou de PCV sont obtenus par ce procédé. Par analogie,
la pâte à dent qui sort d'un tube de dentifrice est une extrusion.
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6 - Lexique Architecture et Construction - Lettre 'F' |
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Façon : - 1. Travail à façon, travail
réalisé par un ouvrier ou par un artisan pour le compte
d'un particulier, lorsque celui-ci fournit la matière première
à mettre en oeuvre. - 2. Débit à façon, syn.
de débit sur liste.
Faîtage : Arête horizontale formée par la jonction
de deux pans de toiture dans leur partie haute.
Faux plafond : Plafond légèr suspendu ou posé
sur ossature en sous face du plancher ou de la dalle structurante.
Fausse-coupe : Coupe qui n'est ni d'équerre ni
d'onglet, ce qui ne signifie pas qu'elle soit due à une erreur.
Faux-comble : Partie supérieure d'un comble brisé,
au-dessus du comble mansardé et de la ligne de bris de la toiture.
Faux-entrait : Pièce de ferme de charpente disposée
parallèlement à l'entrait, nettement plus haut ; la hauteur
entre les deux permet en général d'établir un étage
de locaux. Comme l'entrait, le faux-entrait maintient l'écartement
des arbalétriers; mais il ne travaille qu'en compression, alors
que l'entrait sert de tirant. Il est souvent assemblé aux arbalétriers
à tenon et mortaise ; il peut aussi être dédoublé
pour composer un moisement assemblé de part et d'autre par boulonnage.
Voir Entrait.
Faux-plancher : Plancher de comble non habitable, constitué
d'un simple solivage apte à soutenir un plafond et le poids des
visites techniques. Désigne parfois aussi les planchers surélevés
constitués de dalles sur plots installés dans certains locaux
techniques, tels que les salles d'ordinateurs.
Faux-tenon : Parallélépipède de
bois qui compose un double tenon d'assemblage, à enficher dans
deux mortaises qui se font face.
Fenêtre : Menuiserie vitrée de différents
types.
- Fenêtre à la française: le vantail ouvre vers
l'intérieur suivant un axe vertical latéral.
- Fenêtre à l'anglaise : le vantail ouvre vers l'extérieur
selon un axe vertical latéral
- Fenêtre coulissante : panneaux coulissant suivant des rails
horizontaux haut et bas.
- Fenêtre basculante : le vantail bascule autour d'un axe central
horizontal.
- Fenêtre pivotante : le vantail pivote autour d'un axe central
vertical.
- Fenêtre à soufflet : le vantail bascule vers l'intérieur
autour d'un axe horizontal en partie basse
- Fenêtre à guillotine : panneaux coulissant suivant des
rails verticaux situés de part et d'autre du châssis.
- Oeil de boeuf : Châssis circulaire basculant autour d'un axe
central horizontal.
Fer : Métal résistant et malléable.
Il entre dans la composition de la fonte ou de l'acier par un alliage
avec le carbone.
Ferme : Principal élément porteur de la
structure des combles, destiné à recevoir les pannes, le
faîtage et les chevrons. La ferme est constituée par l'assemblage
de plusieurs pièces, dont les principales sont les arbalétriers,
l'entrait et le poinçon; viennent ensuite, selon le type de la
ferme : les contrefiches, les entraits retroussés, les jambes de
force, les blochets, les aisseliers, etc.
En charpente traditionnelle, les principaux types de fermes sont
:
- La ferme en A, qui se compose essentiellement de deux arbalétriers,
d'un entrait retroussé et d'un poinçon.
- La ferme latine, due aux ingénieurs grecs ou romains de l'Antiquité,
et composée, sous sa forme la plus simple, d'un entrait, de deux
arbalétriers d'un poinçon et de deux contrefiches.
- La ferme à entrait retroussé, semblable à la ferme
en A, et dont la partie basse des arbalétriers est soulagée
par des jambes de force assemblées dans des semelles qui reçoivent
également le pied des arbalétriers.
- La ferme à la Palladio, due à l'architecte italien de
la Renaissance Andréa di Pietro, dit Palladio, et dont l'usage
s'est surtout développé en France au cours des XVIIIe et
XIXe siècles ; sous sa forme la plus simple, cette ferme présente
la particularité de comporter deux suspentes assemblées
contre les arbalétriers, à l'endroit où ces derniers
sont raidis par l'entrait retroussé, et destinées à
soulager l'entrait en deux points intermédiaires de sa portée.
- La ferme sur blochets, ferme à entrait retroussé conçue
pour s'adapter sur des exhaussements en maçonnerie construits au-dessus
du dernier plancher, et pourvue de ce fait de blochets destinée
à permettre l'assemblage de pied des arbalétriers et à
les relier aux jambes de force, lesquelles se prolongent au plancher,
où elles s'assemblent dans des semelles.
- La ferme boiteuse, ferme dont les appuis ne sont pas situés à
la même hauteur, ou bien placée dans un comble dont les pentes
sont inégales.
- La ferme à la Mansart, ferme conçue pour s'adapter sur
un comble à la Mansart. En charpente moderne, les fermes se distinguent
les unes des autres par la technique selon laquelle elles sont réalisées,
et peuvent être triangulées, à âme pleine, en
bois lamellé-collé, etc. La ferme à la Polonceau
est une ferme triangulée due à l'ingénieur français
Antoine-Rémi Polonceau (1778-1847); l'usage s'en est répandu
dans la seconde moitié du XIXe siècle, pour la réalisation
d'ouvrages mixtes à grande portée tels que les gares et
les entrepôts.
Fermette : - 1. Ferme légère employée
dans les faux combles, les combles perdus et les ouvrages provisoires.
- 2. Fermette industrialisée, appellation regroupant divers systèmes
de fabrication de fermes légères assemblées par des
goussets en contreplaqué (collés, agrafés ou cloués),
par des plaques métalliques (clouées ou assemblées
par pression), ou encore par clouage de plusieurs épaisseurs superposées
de bois.
Ferrure : Pièce métallique faite à
façon pour renforcer les assemblages dans les ouvrages de charpente
: " les plates-bandes, les harpons et les étriers sont des
ferrements ".
Feu : Manifestation d'une combustion, dégageant
à la fois de la chaleur et de la lumière. La recherche constante
de limitation des risques d'incendie et de propagation des flammes a conduit
à l'établissement de classifications et de normes d'utilisation
des matériaux en fonction de leur comportement au feu et de leur
aptitude à ralentir sa propagation.
Deux propriétés caractérisent les matériaux
:
- La réaction au feu, elle définit la propagation du matériau
en tant qu’agent de combustion et donc d’élément
de propagation de l’incendie.
- La résistance au feu, elle correspond à la durée
pendant laquelle les éléments de construction continuent
de remplir leur fonction malgré l’action d’un incendie.
On distingue alors :
- La stabilité au feu (SF) : conservation des caractéristiques
mécaniques des éléments.
- Le degré pare-flamme (PF) : opposition au passage des flammes.
- Le degré coupe-feu (CF) : échauffement de la face non
exposée au foyer.
Le degré de résistance s’exprime par un temps compris
entre 1/4h et 6 heures.
Feuillard : Bande de fer étroite et mince utilisée
pour divers ouvrages, en particulier pour confectionner des contreventements
dans le plan des toitures, ou pour équilibrer les forces rampantes
des pannes d'un versant sur l'autre (lorsqu'il s'agit d'un ouvrage sur
poteaux ne comportant pas, de ce fait de sablières fixées
sur les maçonneries).
Feuillure : - 1. Profil en forme d'angle rentrant, pratiqué
longitudinalement sur l'arête d'une pièce de bois. Ce profil
peut être simple (c'est-à-dire à 90°), biais ou
double : " lorsque deux feuillures se trouvent face à face
dans un même joint, elles produisent une contre-feuillure ".
- 2. Feuillure à brique, nom parfois donné à un arrachement
ou à une nervure pratiquée dans les montants ou les poteaux
qui reçoivent une maçonnerie.
Fibragglo : Nom générique des panneaux
rigides constitués de fibres ou copeaux de bois agglomérés
par un liant hydraulique ; syn.: béton de bois. Les fibragglos
sont définis par la nature de leur liant, par la présence
ou non de chlorures, parleur format, et par référence à
leur norme qui les concerne. Par ex. : fibragglo CPA sans chlorure, 2
000 x 500 x 35, NF B 56-029. Certains sont fournis avec un parement et
/ ou un isolant thermique contrecollés.
Fibre : Filament mince et parfois très long.
Les fibres cellulosiques, ou lignifiées, sont les cellules du bois.
Dans le bâtiment, on utilise :
- Des fibres minérales (amiante, laine de roche, de verre, fibre
de verre en toiles et feutres non-tissés).
- Des fibres métalliques (fibres d'acier pour renforcement mécanique
de bétons et d'enduits projetés) ; ces fibres de renforcement
sont de plus en plus utilisées pour armer les bétons dits
bétons de fibre, et pour confectionner des mortiers pour chapes
et dallages à haute résistance mécanique.
- Des fibres animales ou protéiques : moquettes de laine, bourre,
etc.;
- Des fibres synthétiques (polypropylène, polyamide, polyester,
etc.).
Fibre-ciment : Désigne de façon générique
les matériaux préfabriqués constitués de fibres
très fines agglomérées par un liant de ciment. Désigne
en particulier les produits à base d'amiante-ciment, et ceux dans
lesquels l'amiante a été remplacé, depuis les années
70, par des fibres artificielles aux caractéristiques mécaniques
comparables. Ce type de matériau, moulé, étendu à
plat ou centrifugé, sert à fabriquer une large gamme d'éléments
préfabriqués : canalisations, conduits, chutes, panneaux,
plaques, tuiles...
Flache : Dépression à la surface d'un
plateau, ou arrondi d'une arête, provenant d'un tronc d'arbre dont
les déformations n'ont pas pu être enlevées totalement,
lors du débit. (Dans le Larousse, ce mot est du genre féminin,
mais les professionnels l'emploient au masculin et disent, par exemple
: " le flache des arbalétriers s'oriente toujours en tête
").
Flambage ou flambement : Déformation courbe d'un
mur trop mince, d'une longue pièce de charpente ou d'un poteau
de trop faible section, lorsqu'ils sont soumis à une charge longitudinale
excessive, ou dont l'application est décentrée. Par extension,
désigne la courbure d'une poutre ou d'un plancher qui subissent
des efforts transversaux, ou tranchants.
Flasque : Pièce de bois ou de métal, que
l'on rapporte de part et d'autre du joint d'une membrure, pour former
un assemblage ou le renforcer: " contrairement aux éclisses,
les flasques transmettent la totalité des efforts qui sollicitent
les pièces sur lesquelles elles sont appliquées ".
Flèche : - 1. Construction en charpente très
élancée et placée sur les tours d'un clocher, à
la croisée du transept ou à côté d'un édifice
religieux. Syn. aiguille. - 2. Flèche torse, flèche contenant
des arêtiers croches qui donnent une forme en spirale. - 3. En géométrie
et en charpente, dans un cintre ou dans un arc, perpendiculaire élevée
au milieu de la ligne passant par leur base, et prolongée jusqu'à
leur sommet. - 4. Hauteur d'un comble, depuis la ligne de trave jusqu'au
couronnement. - 5. Dans un Pont-levis, partie avant de la bascule où
se fixent les chaînes de manoeuvre. - 6. Creux produit dans la longueur
d'une pièce de bois, lorsque celle-ci supporte une charge trop
lourde. - 7. Calcul de la flèche, en résistance des matériaux,
moyen par lequel on détermine, compte tenu du coefficient de sécurité,
la flèche que prendra une pièce sous une charge déterminée.
Dans les ouvrages courants, la flèche admissible est égale
à 1/300 de la Portée.
Flexion : - 1. Mode de sollicitation qui tend, dans
une section d'un élément donné, à comprimer
les fibres situées d'un côté de la fibre neutre et
à tendre celles situées du côté opposé
: " la flexion peut être simple, déviée ou composée,
selon que les forces qui sollicitent une poutre sont placées ou
non dans le même plan que ses axes, et selon qu'elles agissent seules,
simultanément ou alternativement ". - 2. Flexion déviée,
sollicitation s'exerçant sur une pièce placée à
dévers.
Flipot : Morceau de bois long et mince, de section triangulaire
et d'épaisseur variable, débité dans un bois bien
de fil, et servant à reboucher les gerces des grosses pièces
destinées à demeurer apparentes ou à être peintes.
Flocage : Projection de fibres mélangées à
un liant en vue d'assurer l'isolation thermique d'une surface.
Fluage : Phénomène consistant en une augmentation
de la déformation d'un système dans le temps, sous l'application
d'une charge constante.
Fonçure : Planche formant le fond d'un chéneau.
Fondations : Assises des structures d'une construction. Les fondations
sont conçues en fonction de la nature des sols. Fondations superficielles
sur de bons sols (roche, matériau compact et sec...) et pieux sur
les sols de mauvaise qualité (remblais, sols poreux...).
Fongicide : Produit qui détruit ou empêche
le développement des micro-organismes végétaux (lichens,
moisissures, mousses). Syn.: anticryptogamique.
Forget : Voir Queue-de-vache.
Fourrure : Pièce de bois clouée sur un
arêtier ou une noue pour recevoir les empannons. Syn. chevron d'arêtier
ou de noue. 2. Pièce de bois clouée contre ou sur une autre
pièce, pour rattraper un jeu important (dans des travaux de restauration,
par exemple).
Fonte : Alliage de fer et de carbone, donnant un métal
très résistant en compression, mais cassant et non ductile.
Les transformations s'effectuent principalement par moulage à chaud.
Fourreau : Gaine permettant de protéger les câbles
et canalisations dans les traversées de maçonnerie ou dans
le sol.
Franc : - 1. Marque portée, au moment de l'établissage,
sur les pièces placées à gauche de l'axe d'un élément
de structure. - 2. Au franc, à gauche.
Frêne : (Fraxinus excelsior L.) Angl. : European
ash. All. : Esche. Ital. : Frassino, frassino maggiore. Provenances :
Europe, ouest de l'Asie.
Frise : - 1. La frise chanlattée est une latte
à profil biseauté en trapèze, utilisée pour
les voligeages; sa largeur va de 50 à 80 mm, ses deux hauteurs
étant de 15 et 26 mm. - 2. Planche de débit étroite
" 13 cm de large), de 18 à 26 mm d'épaisseur brute,
utilisée surtout pour fabriquer les lames de parquet ou divers
éléments embrevés. Dans un lambris ou dans une porte
à panneaux, la frise est un panneau intermédiaire plus large
que haut.
Frisette : - 1. Frise rabotée constituant les
lames de parquet dont l'assemblage se fait par emboîtement à
rainures et languettes ; le parement des frisettes a de 6,5 à 8
cm de largeur. La frisette double est une frisette de largeur inférieure
à 6,5 cm. - 2. Planchette de bois résineux d'env. 10mm d'épaisseur,
à emboîtement latéral, utilisée en lambrissage
des murs et plafonds ; les frisettes sont fixées sur des tasseaux
transversaux, avec des pointes (fixettes) clouées en biais dans
leurs rainures.
Fronton : Panneau de forme triangulaire ou courbe, mouluré
ou non, servant à clore le devant d'un comble de lucarne.
Fruit : Ecart d'aplomb d'une paroi par rapport à la verticale.
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7 - Lexique Architecture et Construction - Lettre 'G' |
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Gabarit : Modèle réalisé à la grandeur
réelle pour servir au traçage, au calibrage ou au perçage
d'une pièce.
Gâcheur : Contremaître, chez les charpentiers.
Il distribue les gâches (c'est-à-dire les travaux devant
être effectués par les équipes), et est responsable
de l'organisation de l'atelier, de la qualité des travaux qui s'y
exécutent, de la productivité et, quelquefois, de l'embauche.
Il assure, en outre, la livraison et l'approvisionnement des chantiers,
sur lesquels il se rend parfois pour relever des mesures " par ses
fonctions, le gâcheur est l'organe de liaison entre le bureau, l'atelier
et le chantier ".
Gaine : Chute verticale encloisonnée dans laquelle sont
groupées diverses canalisations, évacuations, conduites
de ventilation...
Galandage : Remplissage des pans de bois par des briques
ou autres éléments, creux ou pleins, posées à
chant.
Galvanisation : Application d'une mince couche de zinc
sur les métaux ferreux pour les protéger de la corrosion.
La galvanisation, ou zingage, se fait soit par immersion à chaud
des pièces dans un bain de zinc fondu vers 500°C, soit par
un procédé électolytique.
Garde au feu : Distance minimale de 16 cm entre les
parois externes d'un conduit de fumée ou d'un foyer de cheminée
et tout élément inflammable: poutre, solive, moulure en
bois, gaine électrique.
Garde-corps : - 1. Balustrade horizontale construite
sur le bord du palier d'arrivée d'un escalier. - 2. Dispositif
placé, du côté du vide, au-dessus de chaque platelage
d'un échafaudage. Le garde-corps se compose d'une plinthe, d'une
sous-lisse, d'une lisse et d'une main courante.
Gargouille : Entaille comportant un fond et deux joues
verticales, et pratiquée à l'extrémité d'une
pièce de bois pour lui permettre d'en recevoir une autre qui passe
lisse ou qui comporte un léger moisement : " la gargouille
est surtout employée pour permettre l'assemblage du faîtage
et du poinçon ".
Gauche : Qualifie une surface dont les côtés
ne sont pas dans un même plan. Ce phénomène se produit
assez souvent lors du séchage des bois de charpente, qui peuvent
perdre leur forme primitive.
Gauchir : Se contourner, perdre sa forme primitive.
Gélif : Un matériau est dit gélif lorsqu'il
est sensible au gel. Matériau poreux qui se fissure ou éclate
sous l'effet du gel.
Gerçure : Petite fente produite à la surface
du bois par un séchage mal conduit ou trop rapide, ou par une exposition
prolongée au soleil d'un bois incomplètement sec.
Giron : Largeur des marches d'escaliers.
Gîte : En charpente et en menuiserie, désigne
une lambourde, une solive ou un madrier supportant une plate-forme ou
un parquet.
Glâcis : Faible pente façonnée sur
l'appui d'une baie, pour permettre l'écoulement des eaux de pluie
: " le glacis comporte en général un léger arrondi
dans ses parties haute et basse ".
Gond : Elément métallique d'une paumelle supportant
une porte ou un vantail.
Gorge : - 1. Partie oblique d'une mortaise, située
du côté opposé à l'about. Dans un assemblage
oblique par tenon et mortaise, la gorge suit l'inclinaison de la pièce
qui porte le tenon; la partie malle d'un embrèvement peut également
se situer en gorge. - 2. Cannelure dans laquelle passe la corde d'une
poulie, gorge du réa d'une poulie. - 3. Partie creuse formant une
moulure concave.
Goujon : - 1. Grosse cheville métallique. - 2.
Boulon de scellement droit, utilisé lorsqu’un poteau n’est
jamais soumis à un effort de soulèvement. - 3. Tige dont
le fût généralement cylindrique, fileté ou
non, est fixé mécaniquement ou par soudage sur une pièce
qu’il ne traverse pas. Dans ce cas, en mécanique ou en serrurerie,
le goujon remplace, le plus souvent, un boulon, tandis que, droit ou coudé,
il sert de connecteur en construction mixte acier-béton.
Goupille : Petite pièce métallique passée
dans les ouvertures de la tête de certains boulons ou axes métalliques,
pour éviter que ces organes ne sortent de leur logement.
Gousset : Pièce de tôle plane, ou parfois
légèrement pliée, sur laquelle viennent s’assembler
plusieurs barres convergentes.
Goûte d'eau : Petite moulure en quart-de-rond
réalisée en sous-face d'un appui. Elle évite à
l'eau de pénétrer par capillarité à l'intérieur
de la construction. Syn. larmier.
Gouttière : Profilés métalliques disposé
en partie basse des toitures et destinés à receuillir les
eaux pluviales et à les canaliser vers les évacuations.
Grain d'orge : - 1. Petite rainure en V formée,
lors de l'assemblage de deux lames de lambris, par la rencontre des chanfreins
réalisés au droit de leur joint, pour en accuser le raccord
et atténuer d'éventuels retraits. - 2. Assemblage en grain
d'orge, sorte d'assemblage en forme de V, en creux ou en saillie, pratiqué
sur le chant de certaines lames de parquet ou de lambris : " le grain
d'orge remplace l'assemblage traditionnel par rainure et languette ".
- 3. Dent complémentaire d'une fraise, destinée à
trancher le fil du bois au droit de l'arasement, avant que le copeau ne
soit soulevé, ce qui évite les éclats.
Grain du bois : Liaison plus ou moins dense des particules
qui constituent la matière : " le grain du bois; ce Chêne,
ce Hêtre, ont un joli grain ". Ce sont, en principe, les bois
fruitiers (Noyer, Merisier, etc.) qui possèdent le grain le plus
fin : " le grain détermine, en fait, l'état de surface
d'un bois, après finition ".
Gras : Excès de matière parfois observé
après un usinage défectueux : " un tenon a du gras,
quand il est trop fort pour entrer dans sa mortaise; de même, un
arasement a du gras, quand un excès de bois, à la base du
tenon, s'oppose à la bonne jonction des pièces ".
Gravois : Résidus résultant d'une démolition.
Grillage : Assemblage de poutres de charpente s'entrecroisant
carrément et reposant en fond de fouille ou sur des pilotis. Le
grillage sert d'assise aux fondations d'un édifice élevé
sur un terrain instable ou inondé.
Grenaillage : Opération d’atelier consistant
à soumettre poutrelles et tôles à l’action de
grenailles métalliques projetées à grande vitesse
par une machine appelée "grenailleuse", pour les débarrasser
de la rouille, de la calamine, etc. avant de les peindre. Les usines sidérurgiques
fournissent maintenant des tôles et des profilés grenaillés,
prépeints ou non.
Gros-Oeuvre : Eléments structurants d'une construction.
( fondations, murs, dalles, toitures... )
Grugeage : Opération d’atelier consistant
à modifier localement la section d’un profilé par
découpage soit au chalumeau, soit à l’aide d’une
machine équipée d’un emporte-pièce appelé
"grugeoir". Le grugeage est indispensable, notamment pour réaliser
l’assemblage de poutrelles dont les ailes supérieures ou
inférieures sont abrasées.
Guette : Voir Écharpe.
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8 - Lexique Architecture et Construction - Lettre 'H' |
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Habillage : Revêtement, par des éléments
rapportés (lambris, clins, parquet, etc.), d'un ouvrage non conçu
pour rester apparent, afin de lui donner un aspect plus agréable,
plus chaud et plus esthétique : " habillage d'un comble, d'une
saillie, d'un ouvrage en béton ou en métal ". Syn. revêtement.
Harpon : Fer plat, coudé ou non, servant de platine
d'assemblage de deux éléments de murs en pans de bois ou de
deux pièces de charpente.
Hauban : Câble métallique servant à
relier une masse en équilibre instable à un point d’appui
fixe (corps-mort ou treuil). Par exemple : une ossature en cours de montage,
un mât ou un portique de levage sont haubanés pour assurer
leur stabilité. Hemlock : (Tsuga heterophylla
Sarg.) Pruche en canadien français. Angl. : Western hemlock. All.
: Hemlock. Ital. : Hemlock. Provenances : Nord-ouest de l'Amérique
du Nord, cultivé en Europe.
Herse : - 1. Épure en vraie grandeur d'un plan
incliné dans lequel est contenue une des faces d'une ou de plusieurs
pièces de bois : la herse d'une croupe ou d'un long-pan permet
de trouver la longueur et les coupes d'alignement des empannons et des
pannes. - 2. Mettre un bois en herse, établir une pièce
à dévers sur une de ses faces, de manière à
trouver sa longueur et ses coupes. - 3. Herse de balancement, en escalier,
tracé permettant de déterminer de façon progressive
mais imparfaite le collet des marches balancées. Il existe deux
tracés de herses : le tracé par triangle, et celui par trapèze;
dans la pratique, ces herses sont peu employées.
Hétérogène : Qui est composé
d'éléments de différentes natures. Le bois est un
matériau hétérogène, car il n'a pas une structure
continue et il comporte des défauts de composition et de croissance.
Hêtre : (Fagus sylvatica L.). Angl. : Beech. All.
: Buche. Ital. : Faggio. Provenances : Europe.
Hironde : Voir queue d'aronde.
Hors d'air / Hors d'eau : Se dit d'une construction dont la couverture
les portes et les fenêtres sont posées.
Hors oeuvre : Se dit d'une surface dont calculée à
partir de l'extérieur des murs.
Hors gel : A l'abri du gel
Hourdis : Eléments préfabriqués de remplissage
disposés entre les solives ou les poutrelles d'un plancher.
Huisserie : Bâti métallique ou en bois, fixé
dans la maçonnerie ou les cloisons et servant d'encadrement à
une porte.
Humidité : Eau ou vapeur d'eau en suspension
dans l'air ou contenue dans les matériaux non liquides. Humidité
dans les matériaux : l'humidité est le facteur le plus fréquent
de destruction lente des composants du bâtiment, et l'une des principales
sources de pathologie ; y sont sensibles les bois (pourrissement), replâtre
(destruction cristalline, gonflements), les métaux ferreux (oxydation)
et certaines colles (amylacées, dextrines, vinyliques). L'humidité
favorise le développement des organismes cryptogamiques parasites
(lichens, mousses, moisissures) et des formations cristallines de salpêtre.
Pour que le bois d'oeuvre soit usinable et utilisable en construction,
sa teneur en eau (taux d'humidité) doit normalement être
proche de 15 à 22 %. Au-dessus de 22 % le bois est dit mi-sec ;
au-dessus de 30 %, il est vert. L'hygrométrie, qui mesure l'humidité
de l'air, utilise plusieurs ratios dont les valeurs sont, en pratique,
très voisines : o Humidité absolue : c'est le poids de vapeur
d'eau (en grammes) par mètre cube d'air. o Humidité spécifique
: c'est le poids de vapeur d'eau (en grammes) par kg d'air humide. o Humidité
relative (H.R.) : c'est l'expression en pourcentage de la proportion d'eau
contenue dans l'air, l'humidité relative 0 étant celle de
l'air totalement sec, et 100 % celle de l'air saturé (rappelons
que cette saturation dépend elle-même de la température
et de la pression). Les conditions de confort pour l'homme correspondent
à des taux d'humidité relative compris entre 30 % et 75
%. Syn. : degré hygrométrique de l'air.
Hydrofuge : Produit imperméabilisant, ayant pour
effet d'interdire ou de ralentir le cheminement de l'eau ou sa pénétration
dans les matériaux, et de les préserver contre les effets
de l'humidité.
On distingue :
- Les hydrofuges de surface : ce sont des produits modifiant les caractéristiques
de capillarité, ou obstruant les pores superficiels des bétons,
des enduits, du bois, etc. Ils se présentent sous forme liquide,
généralement incolore, pour être appliqués
comme des peintures à la brosse, au rouleau ou par pulvérisation.
On trouve des hydrofuges de surface à base de résines (silicones,
époxydes, polyesters, acryliques, vinyliques), de sels divers (fluosilicates,
siliconâtes), de caoutchouc, de produits bitumineux...
- Les hydrofuges de masse : ce sont des adjuvants soit en doses liquides,
soit en poudre, à incorporer dans les enduits, mortiers et bétons
au moment de leur malaxage ; les dosages préconisés ne doivent
pas être dépassés afin de ne pas nuire à une
hydratation homogène des liants, rendue plus difficile par la présence
d'hydrofuges.
Hygromètre : - 1. Appareil de mesure du taux d'humidité
de l'air ou des gaz. - 2. Appareil mesurant la teneur en eau du bois (syn.
: humidimètre, dans ce sens) : les hygromètres à
bois mesurent la résistivité entre deux électrodes
pointues enfoncées dans le bois.
Hyperstatique : Se dit d'un système qui n'est
pas isostatique, et dont les déformations doivent être prises
en compte dans la définition des efforts; d'où la nécessité
de le dimensionner au préalable.
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9 - Lexique Architecture et Construction - Lettre 'I' |
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Ignifuge : Se dit d'un matériau traité pour offrrir une
meilleure résistance au feu.
Implantation : Action d'implanter les éléments
d'une charpente.
Implanter : Déterminer la position des éléments
principaux d'une charpente, en vue du levage; de machines dans un atelier,
en tenant compte des opérations successives qu'elles effectuent
dans l'élaboration d'un travail; d'une construction sur le terrain;
etc.
Imposte : Menuiserie fixe ou ouvrante située au dessus
d'une porte ou d'une fenêtre.
Imprégnabilité : Aptitude d'un bois à
se laisser pénétrer par un produit de préservation.
Cette aptitude comporte plusieurs degrés (ainsi, le bois peut être
totalement imprégnable ou à l'inverse, être réfractaire),
et dépend de l'essence considérée. L'Aubier est généralement
beaucoup plus facilement imprégnable que le duramen, ce dernier
n'étant pas du tout imprégnable dans la plupart des essences
où il est nettement différencié (Chêne, bois
tropicaux, etc.).
Imprégnation : Pénétration d'un
produit de préservation dans le bois, ou procédé
utilisé pour y parvenir. Suivant la nature du bois, la formule
du produit et le procédé de mise en oeuvre, l'imprégnation
peut être profonde, ou n'intéresser que la périphérie
des pièces traitées ; on parle, dans ce dernier cas, d'imprégnation
superficielle.
Impression : Première couche de peinture diluée
permettant la préparation des ouvrages à traiter.
Indexation : Application au marché de travaux (matériaux
et main d'oeuvre) d'indices de variation des prix.
Indice BT 01 : Indice national du bâtiment. C'est la référence
officielle de révision des prix de construction.
Infrastructure : Parties inférieures des structures, généralement
enterrées.
Inox : Ou inoxydable. Qualifie un alliage métallique
protégé contre les risques de corrosion (oxydation) tel
que l'acier inoxydable, qui est un acier auquel on rajoute du chrome et
du nickel. Cela constitue un matériau inattaquable, dans sa masse,
par les intempéries.
Insert : Appareil placé dans la cheminée et permettant
de récupérer la chaleur.
Intrados : Surface intérieure concave d'un arc
ou d'une voûte.
Intralam : L'lntralam (marque déposée
de la société américaine Trus Joist McMillan) est
un panneau de type OSB, mais avec de plus grandes lamelles (15 à
20 cm de long). Ces panneaux ont de bonnes caractéristiques structurelles.
Ipé : (Tabebuia spp. Tabebuia serratifolia Nichols.).
Guayacan Angl. : Ipé, Guayacan All. : Ipé, Guayacan Ital.
: Ipé, Guayacan Provenances : Amérique Centrale et Amérique
de Sud.
Iroko : (Chlorophora excelsa Benth & Hook). Kambale,
mvule, odoum Angl. : Iroko. All. : Iroko. Ital. : Iroko. Provenances :
Afrique tropicale.
Isolation : Matériaux mis en oeuvre en vue de gérer
les transmissions thermiques ou acoutiques au travers des parois.
Isolation thermique : Le coefficient K mesure le pouvoir isolant
d'une paroi.Les matériaux de base pemettant d'assurer une bonne
isolation thermique sont la laine de verre ou de roche, le polystyrène,
le béton cellulaire...
Isolation phonique : L'indice "alpha" mesure l'isolation phonique.
Plus il est levé plus l'isolation est bonne.
Isostatique : Se dit d'un système dont on peut
définir les efforts à l'aide des équations de la
mécanique, ce qui permet de calculer les réactions d'appui
et, par suite, les contraintes et les flèches.
Isotrope : Se dit d'un corps possédant les mêmes
propriétés physiques dans toutes les directions : "
le métal est isotrope ". Contr. anisotrope.
Intumescent : "Qui enfle et qui gonfle". On
dit d’une peinture ou d’un enduit qu’ils sont intumescents
s’ils sont capables de former un dépôt ayant la propiété
de gonfler "comme une meringue" sous l’action d’une
forte chaleur (incendie), en donnant un revêtement isolant thermique
à structure cellulaire. Alors que la peinture s’étend
à la brosse ou au rouleau, l’enduit, plus épais, se
dépose à la spatule à mastiquer.
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10 - Lexique Architecture et Construction - Lettre 'J' |
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Jalousies : Système permettant l'occultation
des ouvertures constitué par un assemblage de lamelles reliées
entre elles.
Jambe de force : Pièce de charpente entrant dans
la composition de certains éléments de structure tels que
les fermes, les arêtiers et les noues (lorsqu'ils sont sur blochets,
à entraits retroussés, etc.), et plus particulièrement
destinée à soulager l'arbalétrier de la charge que
lui transmet la panne, pour la reporter sur un appui stable (mur, poteau,
semelle, etc.).
Jambette : Courte pièce verticale qui, dans une
charpente, soulage la partie inférieure d'un arbalétrier.
La jambette d'échiffre : est le petit poteau qui porte le limon
au départ d'une volée d'escalier.
Jeu : Espace compris entre deux éléments
: " dans un assemblage par tenon et mortaise, le tenon a du jeu,
pour entrer librement; après séchage, il peut se produire
un jeu entre deux planches; entre une 'pièce de charpente et la
maçonnerie, il est prudent de laisser un jeu, pour régler
aisément la charpente ".
Joint : - 1. Ligne formée par la réunion
de deux pièces : " dans un assemblage par tenon et mortaise,
l'arasement forme la ligne de joint ". - 2. Joint de transport, joint
réalisé dans des éléments de très grande
longueur, pour en permettre le transport dans les limites autorisées
par le Code de la route. - 3. Joint à repos, raccord entre deux
éléments d'une crémaillère : " rejoint
est d'équerre par rapport au-dessous de la crémaillère
et comporte un repos horizontal de 3 cm ". - 4. joint à cul
nu, joint formé par le contact de deux pièces qui ne sont
maintenues par aucun assemblage*. - 5. Joint scarf, joint oblique réalisé
comme une coupe en sifflet et permettant d'abouter des planches ou des
panneaux de contreplaqué, de façon à obtenir des
éléments de grande longueur - " en principe la longueur
du joint scarf est égale à 10 fois l'épaisseur des
éléments ".
Joue : - 1. Épaisseur de bois laissée
de chaque côté d'un assemblage femelle : " les joues
d'une mortaise, d'une rainure ". - 2. Chacune des faces des solives
qui délimitent leur entrevous. - 3. Chacune des deux faces latérales
d'un rabot, au droit de la lumière. - 4. Chacun des deux côtés
formant la chape d'une poulie. - 5. Chacune des faces d'un chéneau.
Jouée : - 1. Dans une lucarne, partie triangulaire
comprise entre le poteau, la sablière et le chevron correspondant
au lattis du grand comble : " l'ossature de la jouée est généralement
formée Chevrons assemblés tournisses ". Syn. clairie.
- 2. Arbalétrier de jouée, voir arbalétrier. - 3.
Chevron de jouée, voir chevron.
Jour de souffrance : Ouverture donnant sur une propriété
voisine et qui doit rester fermée fixe pour des raisons légales.
Jumelle : - 1. Pièces de bois semblables et disposées
parallèlement, soit comme supports verticaux, soit comme poutres
ou solives. - 2. Les deux montants d'une sonnette (ou de certains pressoirs),
ou les deux pièces qui reçoivent le treuil dans une bigue.
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11 - Lexique Architecture et Construction - Lettre 'K' |
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K (contreventement en) : Contreventement placé en toiture
dans la chambrée des pannes, et se composant de deux liens qui s'assemblent,
en pied, contre une panne basse au droit des fermes, et, en tête au
milieu d'une panne haute. Considérés dans leur ensemble, le
contreventement, les pannes et les deux fermes qui bordent la travée
forment une poutre triangulée chargée de stabiliser la construction
dans son plan longitudinal : " également utilisé dans
les palées de stabilité, le contreventement en K peut être
simple ou brisé ".
Kit : Ensemble d'éléments à assembler
soi-même. Par extension, éléments complémentaires
vendus sous un même conditionnement (par ex., kit de réparation
de fissures comprenant mastic, rouleau de calicot d'entoilage et outil
d'application). Mot proscrit par l'Administration, au profit de prêt-à-monter.
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12 - Lexique Architecture et Construction - Lettre 'L' |
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Laine : Matériau composé
de longs filaments enchevêtrés :
- Laine d'acier : amas de longs filaments d'acier utilisé en décapage
et ponçage fin, surtout en menuiserie.
laine de bois : enchevêtrement de longs et fins copeaux de bois,
utilisé autrefois comme absorbant ; syn. frisure de bois.
- Laine de laitier : calorifuge minéral d'aspect laineux, obtenu
en projetant de la vapeur d'eau sur un jet de laitier en fusion.
- Laine minérale : terme générique désignant
un amas de fibres en matière minérale amorphe, laineuse,
et qui sont obtenues à partir de laitier, de roche ou de verre.
Les produits isolants à base de fibres minérales font l'objet
de normes.
- Laine de roche : matériau isolant dont les fibres sont obtenues
par filage de mélanges de minéraux en fusion (schistes,
silico-calcaires) ; son coefficient ? est voisin de 0,03 à 0,04
W/m.°C.
- Laine de verre : matériau isolant constitué d'un enchevêtrement
de fibres de verre filé très fines (15 à 20 g) ;
son coefficient ? est voisin de 0,040 W/m.°C. Le plus souvent, ce
matériau est présenté soit en panneaux, nu ou contrecollé
à un papier kraft enduit formant pare-vapeur, soit en rouleaux,
sous forme de matelas, entre deux feuilles de papier kraft dont l'une
forme pare-vapeur.
Laitance : Matière blanche poudreuse apparaissant à
la surface des ouvrages en béton.
Lambourde : - 1. Pièce de bois placée
horizontalement le long d'un mur ou d'une poutre, et destinée à
recevoir les solives d'un plancher. - 2. Lambourde à parquet, pièce
de bois de 27 à 34 mm d'épaisseur et de 80 de largeur environ,
scellée' sur une dalle en béton ou clouée sur des
solives, et destinée à recevoir des lames de parquet' ou
des panneaux divers.
Lambrequin : Motif décoratif constitué
par des découpes pratiquées dans les planches de rive et
les bandeaux, pour en agrémenter l'aspect. Les lambrequins furent
à la mode dans la seconde moitié du dix-neuvième
siècle et au début du vingtième.
Lambris : Tout panneau fait d'un assemblage de planches
embrevées pour composer des portes, cloisons, revêtements
de murs :
- Lambris arasé : lambris dont les panneaux affleurent leur bâti
d'encadrement de tous côtés.
- Lambris à table saillante : lambris de porte ou de revêtement
dont chaque panneau comporte une table en saillie, éventuellement
ouvragée de motifs en bas-reliefs ; le lambris est dit à
petits cadres si les moulures sont poussées sur le bâti lui-même,
à grands cadres si des moulures sont interposées entre les
panneaux et le bâti.
- Lambris à glace : il est fait de panneaux sans plate-bande embrevés
dans un bâti sans moulures ni chanfreins, formant une bordure plane,
en saillie.
- Lambris d'appui : lambris arrêté par une cimaise à
une hauteur de 8O à 130 cm, la partie supérieure du mur
étant peinte ou tapissée.
- Lambris de hauteur : lambris habillant un mur sur toute sa hauteur.
- Lambris à montants : il est composé de panneaux embrevés
dans des cadres moulurés dans une alternance de pilastres, formant
un revêtement mural décoratif fréquent autrefois dans
les pièces de réception et les bibliothèques.
- Lambris simple ou non assemblé : composé seulement de
frises de 0,11 m de largeur, jointes à rainure et à languette
et fixées par des pointes en biais sur un bâti mural.
Lambrissage : Ouvrage en lambris et son exécution.
Ensemble des lambris d'un local ou d'un bâtiment.
Lame d'air : - 1. Isolation : espace libre de quelques
cm entre deux parois parallèles. Les lames d'air peuvent avoir
l'une ou l'autre de ces deux fonctions, ou les deux : a) pour l'isolation
thermique, les lames d'air immobile, ou lames d'air fermées- constituent
un des meilleurs isolants à condition que leur épaisseur
soit suffisante pour réduire les échanges thermiques par
conduction: au-dessous de 2 cm, l'efficacité diminue rapidement.
Dans le cas des lames d'air ventilées par des ouvertures basses
et hautes vers l'extérieur (sous un matériau de couverture
ou derrière un bardage), le mouvement de l'air doit être
lent pour ne pas éliminer rapidement les flux calorifiques. b)
pour l'assainissement des murs, les lames d'air constituent une coupure
de capillarité et un écran qui empêche les eaux d'infiltration
de traverser la paroi ; si la lame d'air est ventilée lentement
par des ouvertures extérieures hautes et basses, elle contribue
à l'assèchement des parois : elle se charge d'humidité
pour l'évacuer à l'extérieur. - 2. Vitrerie : les
lames d'air constituent l'écran thermique des vitrages isolants
et survitrages.
Lamellation : Technique de fabrication de pièces
de bois, poutres ou pièces de charpente en lamellé-collé,
par contre-collage de lames multiples de bois raboté.
Lamellé-collé : Technique d'assemblage
des bois par superposition de lamelles à fils parallèles,
préalablement encollées, et après polymérisation
de la colle sous pression. La fabrication du lamellé-collé
comprend : le séchage des lamelles; leur aboutage; le collage des
joints et la coupe de longueur des lamelles; le rabotage, au cours du
quel l'épaisseur des lamelles est calibrée; l'encollage;
la mise sous presses; le cadrage en épaisseur, après stabilisation
des éléments collée; le taillage; la finition; le
stockage. Cette technique permet d'obtenir des éléments
de structure de formes et de dimensions hors nature, très intéressants
pour la réalisation de nombreux ouvrages.
Lamibois : Le lamibois, ou LVL, est constitué
de lamelles ou de placages déroulés jointés bout
à bout et collés fil sur fil, contrairement au contreplaqué
où les fils sont croisés. Le principe de fabrication est
le même que pour le lamellé-collé, les planches de
bois aboutées étant remplacées par des placages.
Ce matériau se présente essentiellement sous forme de poutres.
Il est très répandu en Amérique du Nord. En Europe,
il est fabriqué dans une seule usine, en Finlande. Il est utilisé
pour des applications structurelles et en menuiserie.
Languette : Partie Malle en forme de petit tenon continu,
usinée sur une pièce de bois et destinée à
s'assembler dans une rainure. La languette peut comporter deux épaulements
ou un seul; dans ce dernier cas, il s'agit d'une languette bâtarde.
Lanterneau : Surélévation longitudinale
au sommet d'un comble, pour l'aérer et l'éclairer les parties
verticales du lanterneau peuvent être garnies fortes persiennes
ou de châssis fixes ou mobiles, tandis que son toit est à
une ou deux pentes.
Laquage : Revêtement des tôles par application
de peintures pour la protection des surfaces contre la corrosion. Ce sont
des peintures acryliques, polyesters, etc.
Larder : Enfoncer de biais une pointe dans une pièce
de bois, pour lui permettre de pénétrer plus profondément
dans une autre pièce.
Larmier : Partie antérieure d'une pièce
d'appui, se terminant en sous-face par une petite moulure appelée
goutte d'eau.
Lasure : Produit d'imprégnation et de revêtement
qui confère aux ouvrages en bois exposés aux intempéries
à la fois la protection (hydrofuge, insecticide et fongicide) et
la décoration (teinte naturelle ou coloration).
Lattage : Mise en place d'un ensemble de lattes, et
ouvrage qui en résulte.
Latte : - 1. Menuis.: autrefois, débit courant
de Chêne ou de Châtaignier, en tasseaux longs et peu épais
(env. 20 x 30 mm); désigne aujourd'hui, plus généralement,
tout débit de bois en planchettes de 5 x 26 à 12 x 55 mm
de section. - 2. Couvert.: la latte carrée, tasseau de section
carrée, désigne le liteau. Latte-volige, ou volige : latte
plate sur laquelle sont clouées ou accrochées les ardoises.
La latte de redressement désigne parfois la chanlatte.
Lattis : - 1. Ensemble de lattes parallèles,
espacées régulièrement ou jointives, clouées
sur une surface ou sur un ouvrage tel que solivage, chevronnage de toit...
- 2. Ligne de lattis, voir ligne. - 3. Venir au lattis, être placé
dans le même plan que le dessus des chevrons (en parlant du dessus
d'un arbalétrier ou d'une panne, par exemple). - 4. Travailler
au lattis, dans une épure de charpente, se servir d'une ligne ou
d'un plan prolongé jusqu'au lattis, pour obtenir un emprunt ou
une directrice - 5. Le lattis mécanique est un treillis manufacturé
utilisé comme armature des enduits de plâtre traditionnels
appliqués en plafond, ou en surface murale sur pans de bois. Il
est constitué de rangs de fines lattes assemblées parallèlement
avec du fil de fer galvanisé, torsadé entre chaque latte.
Il est fourni en rouleaux à dérouler et à fixer sous
les solives des planchers. Une variante, le lattis de roseaux, ou canisse,
ou cannetis, est constituée de roseaux fendus assemblés
de la même façon.
Levage : - 1. Action de lever. - 2. Dans un sens plus
large, ensemble des opérations ayant pour but la mise en place
de la charpente sur le chantier, et comprenant l'implantation, la vérification
des alignements, des hauteurs et des niveaux, la distribution des bois,
le levage proprement dit, le réglage de la charpente et la finition.
Levageur : Ouvrier spécialisé dans le
levage des charpentes.
Lien : - 1. Pièce oblique placée dans
l'angle de deux autres pièces, pour les stabiliser par triangulation.
- 2. Lien de faîtage, pièce oblique, placée généralement
à 45° dans l'angle du poinçon et du faîtage, pour
maintenir la ferme dans sa position verticale et assurer le contreventement
longitudinal de la charpente. - 3. Lien de sablière, pièce
oblique jouant le même rôle que le lien de faîtage,
dans les constructions sur poteaux. - 4. Lien de panne, pièce destinée
à soulager une panne dont la portée est trop longue ou qui
comporte un porte-à-faux. - 5. Lien de pente, lien à dévers
dont l'établissage exige qu'il vienne deux fois sur ligne car il
s'assemble obliquement dans deux pièces différentes. - 6.
Lien à tenaille, lien croche, généralement double,
entrant dans la composition des guitardes, et adoptant la forme d'une
tenaille. - 7. lien Mansart, lien qui, dans un comble à la Mansart,
s'assemble contre le pied de l'arêtier du brisis et va soulager
la panne de bris.
Lierne : - 1. Pièce de bois employée dans
les charpentes à la Philibert Delorme, pour réunir les fermes
entre elles. - 2. Pièce de bois destinée à réunir
toutes les solives d'un plancher, et remplacée de nos jours par
des entretoises. - 3. Nom parfois donné aux sous-faîtages,
du fait que, dans la charpente à chevrons formant fermes, ils relient
les entraits retroussés, lesquels sont assimilés aux solives
d'un plancher. - 4. Arêtier ou noue sur lierne, voir arêtier
ou noue.
Limon : - 1. Partie rampante et porteuse d'un escalier,
recevant les marches, les contremarches et les balustres. - 2. Limon central,
limon présentant la particularité d'être placé
le plus souvent à l'axe d'un escalier dont les marches sont en
porte à faux. - 3. Limon plate-bande limon horizontal, placé
sur le pourtour d'une trémie d'escalier et en face de l'épaisseur
du solivage, du plafond et du plancher, pour former la continuité
du limon rampant et permettre l'assemblage de pied des bandes.
Linçoire : Pièce de charpente d'un plancher
de bois, portée par deux solives ; parallèle à un
mur, le linçoir reçoit les abouts de solives interrompues
au droit d'un conduit de fumée ou d'une maçonnerie insuffisamment
porteuse, par exemple au-dessus d'une ouverture. Il se différencie
du chevêtre par le fait que ce dernier est nettement plus éloigné
du mur. Par déformation, le mot linçoir est de plus en plus
utilisé pour désigner une poutre muraillère, fixée
le long d'un mur. En toiture, le linçoir désigne la pièce
porteuse de chevrons interrompus au droit d'une souche de cheminée,
d'une lucarne ou d'un châssis de baie rampante. Syn.: guigneau.
Linteau : Pièce horizontale, généralement
en Chêne, placée au-dessus d'une ouverture pour en former
la partie supérieure et supporter la charge qui lui est superposée.
Lisse : - 1. Pièce de bois disposée parallèlement
entre un limon et une main courante, pour réduire le vide entre
ces deux éléments. - 2. Pièce horizontale placée
entre des poteaux, pour recevoir le bardage. - 3. Pièce intermédiaire
entre la main courante et la sous-lisse d'un garde-corps d'échafaudage.
4. Pièces horizontale dans un mur à ossature légère
en bois.
Listel : Carrelage linéaire utilisé en frise décorative.
Liteau : Latte étroite, tasseau de bois de section
carrée (environ 25 x 25 mm) ou rectangulaire (de 18 x 35 à
30 x 40 min). - 1. Couvert.: les liteaux servent surtout à accrocher
les tuiles et les ardoises ; ils sont cloués en lattis horizontal,
en liaisonnement sur les chevrons, avec un espacement égal au pureau
des tuiles ou des ardoises. Les liteaux doivent être traités
pour leur conservation, comme tous les bois de charpente. - 2. Menuis.:
tasseau fixé contre un mur pour servir de support.
Liteaunage, litonnage ou littelage : Mise en place des
liteaux, ensemble des liteaux d'un toit. Syn.: lattage.
Loggia : Balcon couvert et fermé latéralement, ne
faisant pas saillie par rapport au plan de la façade.
Long-pan : Versant le plus long d'un comble, délimité
à sa base par l'extrémité des chevrons, et, au sommet,
par le faîtage : " un comble sur pignons est composé
de deux long-pans; un comble deux-étaux comprend deux croupes et
deux long-pans ".
Longrine : Longue pièce de bois qui soutient,
relie ou renforce plusieurs autres pièces: "dans un pont en
charpente a longrine peut avoir la même fonction que le longeron,
et être placée parallèlement et très au-dessous
de lui; dans un échafaudage, la longrine relie les pointiers et
supporte les boulins". Syn. tendière. Poutre d'infrastructure
reliant des plots de fondation.
Lucarne : Ouverture pratiquée dans un comble
pour en éclairer et en aérer l'intérieur. En général,
une lucarne se compose d'une façade dans laquelle prend place la
fenêtre, de jouées qui sont les parties triangulaires adossant
la lucarne au comble, et du comble de la lucarne proprement dit.
LVL : Voir Lamibois. Abréviation de l'anglais
Laminated veneer Lumber, lamellé-collé de placage et employée
fréquemment pour désigner le lamibois.
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13 - Lexique Architecture et Construction - Lettre 'M' |
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Main courante : Partie haute d'un garde corps, ou barre d'appui longeant
une paroi.
Maître d'oeuvre : Personne physique ou morale chargée
par le maître d'ouvrage de la conception d'un projet immobilier,
de l'assistance pour le choix des entreprises, et de la vérification
de la conformité des constructions par rapport au projet élaboré
et aux engagements contractuels. La fonction de maître d'oeuvre
est notamment exercée par les architectes.
Maître d'ouvrage : Personne physique ou morale pour le compte
de laquelle sont réalisés une constrution ou des travaux.
Le maître d'ouvrage réunit les fonds et choisit le maître
d'oeuvre. Un particulier qui construit une maison individuelle en est
son maître d'ouvrage.
Mansardé : Se dit d'un espace aménagé dans
des "combles à la Mansard". Le comble est formé par deux
pans brisés. Le partie basse ayant un angle proche de la verticale.
Maquette d'essai : modèle réduit exécuté
par un concepteur pour tester différentes hypothèses.
Marché : Accord portant sur des travaux à exécuter.
Il comprend un descriptif des prestations dues, les prix, les délais
d'exécution, ainsi que les obligations et engagements des parties.
Marquise : Auvent situé au dessus d'une porte d'entrée,
souvent vitré.
Métal déployé : Sorte de grillage
obtenu à partir d’une tôle nue, galvanisée ou
électrozinguée découpée en fentes parallèles
assez courtes, ouvertes ensuite en losanges sous l’effet d’une
extension transversale. Le métal déployé sert d’armature
au plâtre et autres produits de protection contre l’incendie.
Dans ses épaisseurs maximales, il sert aussi de caillebotis, de
garde-corps, de brise-soleil, etc.
Métallisation : Procédé de revêtement
et de protection de surfaces métalliques obtenu par projection
pneumatique en fines goutellettes, au pistole métalliseur –
dit aussi chalumeau métalliseur – d’un métal
fondu par une flamme oxy-gaz (acétylène, propane, etc.).
Elle nécessite une certaine rugosité du subjectile.
Mezzanine : Plancher complémentaire aménagé
dans une pièce offrant une grande hauteur sous plafond.
Modélisation : représentation visuelle, à
l'aide d'un logiciel, de phénomènes invisibles à
partir d'algorithmes et de modèles mathématiques.
Moellon : Eléments de pierre de forme irrégulière
utilisé en maçonnerie.
Moignon : - 1. En ossature métallique : Amorce
de poutre. Un moignon est une partie extrême de travée de
portique soudée en atelier sur le poteau et réalisant un
nœud parfaitement encastré. L’assemblage sur le chantier
de la partie centrale de la travée sur le moignon se situe avantageusement
dans la zone de moment fléchissant nul. Il est très souvent
réalisé par boulonnage. Cette forme de montage est réservée
aux ossatures en portiques simples ou multiples. - 2. En couverture :
Elément tubulaire soudé sous une gouttière ou sous
une cuvette, constituant le départ d'une descente d'eaux pluviales.
Mouvements différentiels : mouvements des composantes de
la structure pouvant occasionner des ruptures et autres désordres.
Multicouche : Se dit d'une étanchéité de
terrasse constituée par un complexe de bandes étanches collées
entre elles.
Murs :
- Mur aveugle - mur sans ouvertures.
- Mur banché - mur en béton armé
- Mur d'échiffre - mur sur lequel reposent les marches d'un escalier.
- Mur mitoyen - mur situé sur la limite séparative entre
deux propriétés.
- Mur pignon : mur latéral d'une construction, perpendiculaire
aux façades principales.
- Mur porteur : mur structurant assurant la descente des charges d'une
construction.
- Mur de refend : mur porteur situé à l'intérieur
de la construction et reliant les façades ou les pignons entre
eux.
- Mur de soutènement : mur permettant de résister à
des poussées latérales (poussées des terres en
sous sol...)
- Mur bahut : mur de faible hauteur formant soubassement.
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14 - Lexique Architecture et Construction - Lettre 'N' |
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Nef : partie centrale d'une église chrétienne
à plan basilical, comprise entre le choeur et l'entrée.
Noeud : Point où concourent deux ou plusieurs
barres d’une ossature en assemblage commun.
Noquet : Bande de zinc posée en couverture à la
jonction de deux pans (angles rentrants ou saillants)
Noue : Angle rentrant formé par l'intersection de deux
pans de toiture.
Nu : Surface de référence à partir de laquelle
sont mesurés les retraits et les saillies des éléments
situés à proximité.
Nuance : Caractéristique d’un acier de
construction exprimée par la limite d’élasticité
garantie ou par la résistance à la rupture garantie, dans
des conditions d’allongement % minimal imposé et parfois
de pliage à 180°.
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15 - Lexique Architecture et Construction - Lettre 'O' |
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Oculus : Ouverture vitrée située dans une porte.
Oeil de boeuf : Lucarne inscrivant un châssis circulaire
ou ovale.
Opus incertum : Assemblage d'éléments de pierre,
carrelages, moellons... de formes irrégulières.
Oxycoupage : Mode de découpage des aciers par
oxydation à haute température. La coupe se fait au moyen
d’un chalumeau oxycoupeur à flamme oxyacétylénique
ou oxy-propane.
Oxydation : Phénomène chimique faisant
passer un métal à l’état d’oxyde ou de
mélange d’oxydes. Dans l’atmosphère, en présence
de l’humidité et de l’oxygène, l’acier
se recouvre d’un oxyde de fer hydraté appelé "rouille".
Bien que le phénomène se ralentisse au cours du temps, il
est des cas (interstices, creux profonds) où la rouille foisonne
et peut exercer des efforts d’écartement entre faces assemblées.
On protège la surface de l’acier contre l’oxydation
par divers procédés, tels que l’application de peintures
antirouille, la galvanisation, la métallisation, l’électro-déposition
d’un métal protecteur. Cette protection est inutile pour
les aciers patinables et, évidemment, pour les aciers inoxydables.
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16 - Lexique architecture et construction - Lettre 'P' |
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Palançon : Pièce de bois formant armature dans
un torchis.
Palée : - 1. File de pieux plantés terre,
et reliés par des moises et des croix de Saint-André pour
former l'appui des longerons d'un tablier de pont. - 2. Palée de
stabilité, triangulation particulière entre deux poteaux
consécutifs, pour les rendre solidaires et stabiliser longitudinalement
une construction.
Palplanche : Profilé nervuré de section
particulière obtenu par laminage à chaud ou par profilage
à froid. La propriété essentielle des palplanches
est de pouvoir être assemblées entre elles par coulissage
longitudinal (enclenchement) pour, après enfoncement dans le sol,
constituer des éléments de murs de soutènement, des
écrans imperméables, etc.
Pan : - 1. Face plane d'un objet ou d'un ouvrage. "Un
comble à quatre pans ; une flèche à six ou huit pans.
Une ferme peut être considérée comme un pan de charpente.
Un écrou à 6 pans. Un pan de mur, etc. ". - 2. Pan
coupé, a. dans un comble, surface triangulaire consécutive
à l'interruption de deux murs que l'on raccorde par un troisième
: " le pan coupé peut se concevoir sur un angle saillant,
et donner naissance à deux arêtiers, ou sur un angle rentrant,
et produire deux noues ", b. dans une voûte en lambris appliquée
sous une charpente, succession de plans déterminés par les
éléments qui constituent la ferme. - 3. Pan de bois, ouvrage
dont la structure est composée d'une ossature principale en charpente
assemblée et qui reçoit un remplissage en maçonnerie
légère. Cette structure comprend des sablières hautes
et basses, des poteaux corniers et de remplissage, des décharges,
des tournisses, des croix de Saint-André.
Pan de fer : Ossature composée de montants et
de traverses servant d’armature destinée à recevoir
un remplissage de briques ou de parpaings. La section des montants et
des traverses doit permettre au minimum l’emboîtement de la
brique pleine de 5,5 x 11 x 22 cm sur l’épaisseur intermédiaire
de 11 cm. Si la brique est montée sur chant (épaisseur 5,5
cm), l’ensemble, ossature et remplissage, prend le nom de "galandage".
Paillasse : Surface en bois, béton, carreaux de plâtre...servant
de plan de travail ou de support d'encastrement (éviers, vasques,
baignoires ...). Elle peut être revêtue d'un matériau
de finition (faïence, carrelages ...).
Panne : - 1. Pièce de bois généralement posée
de niveau sur les arbalétriers, où elle reporte les charges
que lui transmet la couverture, tout en reliant les fermes. La panne peut
être posée à dévers ou face aplomb, et est
bloquée sur les arbalétriers par une échantignolle
et des clous. On dit qu'une panne à dévers panne bien lorsqu'elle
est prise dans un bois sans gauche et qu'elle repose parfaitement sur
toute la largeur des ses appuis, tandis que les chevrons portent sur toute
la largeur de son chant. - 2. Panne de bris, panne d'un comble à
la Mansart, située au raccord du brisis' et du terrassons. - 3.
Panne faîtière, Panne posée au sommet d'un comble.
- 4. Panne-sablière, panne posée à dévers
à la base d'un comble.
Panneau :
- Les panneaux de contreplaqué :
La norme française NF B 50-004 les définit ainsi : "
Panneau obtenu par collage de plis superposés à fil croisé.
En général, les plis extérieurs et intérieurs
sont placés symétriquement de chaque côté d'un
pli central ou d'une âme. Si l'âme est constituée d'un
matériau autre que du bois massif et de placages, il doit exister
au moins deux placages croisés de part et d'autre de cette âme.
"
- Les panneaux de particules :
La norme française NF B 54- 1 00 les définit ainsi : "
Matériau en plaque fabriqué sous pression, essentiellement
à partir de particules de bois ou d'autres matières fibreuses
ligno-cellulosiques (amas de lin, bagasse, chanvre ...) avec ou sans apport
de liant. " Les matières premières utilisées
sont des bois résineux, feuillus, tendres ou durs sous la forme
de copeaux, plaquettes, déchets, délignures, rondins. Le
mélange des essences doit être réalisé avec
rigueur car chacune possède des caractéristiques propres
de densité, longueur de fibres, propriétés mécaniques.
Il s'agit donc d'un panneau à base de particules de bois, parfois
improprement appelé " panneau aggloméré "
ou " agglo ". Ces particules (petits morceaux de bois obtenus
par fragmentation du bois) sont enduites de colle (résine thermodurcissable)
et étalées sur une surface plane, puis passées sous
une presse. Les particules n'ont pas de forme type, mais leurs trois dimensions
sont comparables.
- Les panneaux de lamelles minces orientées (OSB) :
L'OSB du terme anglais " oriented strandboard ", appelé
aussi " panneau de grandes particules orientées ", est
constitué de minces lamelles de bois 0,3 à 0,4 mm d'épaisseur)
dont la longueur peut atteindre 6 à 8 cm environ. Orientées
dans le sens de la longueur pour les couches extérieures et dans
le sens de la largeur pour la couche intérieure, elles sont collées
puis pressées entre elles. Sa constitution en longues lamelles
en fait un matériau aux caractéristiques mécaniques
élevées, bien supérieures à celles du panneau
de particules. Cette technique est exploitée en France depuis 1984.
Ses caractéristiques techniques et esthétiques le destinent
à des emplois diversifiés : emballage, mobilier design,
panneaux de structure, âme de poutre en 1, etc.
- Les panneaux de fibres :
La norme française NF B 54-050 les définit ainsi : "
Le panneau de fibres est un matériau en plaque fabriqué
avec des fibres ligno-cellulosiques, dont la cohésion primaire
résulte du feutrage des fibres et de leurs propriétés
adhésives propres. Des liants et ou des adhésifs peuvent
y être incorporés. " Ces panneaux sont donc fabriqués
à base de fibres obtenues par défibrage du bois. L'usage
de colle n'y est pas systématique. La cohésion est assurée
par l'enchevêtrement des fibres et la réactivation de la
lignine. Par rapport aux particules, qui sont des morceaux de bois ne
préexistant pas naturellement mais résultant d'une fragmentation
du bois, les fibres sont une entité anatomique du bois qui existent
à l'état naturel. Le défibrage consiste à
les séparer les unes des autres. Contrairement aux particules,
elles ont une forme très allongée. Il existe différents
types de panneaux de fibres liés au procédé de fabrication
ou à la densité du panneau (selon qu'il est plus ou moins
pressé lors de sa fabrication) : panneau tendre, mi-dur, dur, MDF
(abréviation du terme anglais " medium density fiberboard
", soit " panneau de fibres de moyenne densité ").
Le MDF est aujourd'hui largement répandu en France. Il est fabriqué
selon le procédé par voie sèche. Les fibres sont
séchées et leur liaison est réalisée au moyen
d'une colle. On obtient un panneau relativement épais, jusqu'à
35 mm, de structure homogène. Il se différencie des autres
types de panneaux par ses bonnes qualités mécaniques (résistance
au choc), sa facilité d'usinage et son aptitude à recevoir
de nombreuses finitions utilisées habituellement sur le bois (vernis
et laque). Il est très utilisé dans le meuble et la décoration.
- Les panneaux lattés :
Ce sont des panneaux constitués de plis sur les deux surfaces
extérieures, et de lattes de bois à l'intérieur.
Ils sont considérés comme une variante des contreplaqués."
- Les panneaux lamellés-collés :
Composés de liteaux ou planches de bois, collés chant contre
chant, ces panneaux sont surtout utilisés dans l'ameublement et
l'agencement intérieur ou extérieur." Les panneaux
de particules bois-ciment Constitués d'un mélange fortement
comprimé et étuvé de particules de bois liées
avec du ciment, ils sont utilisés en isolation phonique, planchers,
revêtements muraux intérieurs et extérieurs, pour
la protection contre le feu (panneaux M1), etc.
- Les panneaux de laine de bois et ciment "fibragglo" :
Ils sont fabriqués à partir de bois résineux sous
forme de billes écorcées dont on fait la laine de bois et
utilisés pour l'isolation thermique et phonique, la protection
contre l'incendie (panneaux M0 ou M1), les coffrages perdus, etc.
- Les panneaux bakélisés :
Ils sont obtenus par superposition de placages de Hêtre ou de Bouleau
fil sur fil ou croisés, imprégnés de résines
assurant le collage dans la totalité de l'épaisseur. Ils
sont utilisés pour la fabrication de pièces résistant
aux agressions chimiques, aux chocs, à l'usure, pour l'isolation
électrique...
- Les panneaux à base de bricks d'emballage :
Ces matériaux sont broyés et assemblés en panneaux.
Par leur aspect particulier (couleurs variées, utilisation de papiers
imprimés), ils sont parfois appréciés pour l'agencement
intérieur.
- Les marques de qualité des panneaux de bois :
Le CTBA délivre et contrôle plusieurs marques de qualité
CTB pour les panneaux dans le but de caractériser les performances
des produits certifiés mis sur le marché et de garantir
une qualité de production contrôlée et suivie aux
utilisateurs.
- Les panneaux de particules CTB-S :
Cette marque de qualité concerne des panneaux de particules destinés
aux usages en milieu sec qui satisfont aux essais physiques et mécaniques
prévus par les prescriptions techniques de la marque.
- Les panneaux de particules CTB-H :
Cette marque de qualité concerne des panneaux de particules destinés
à des emplois présentant des risques d'exposition temporaire
à l'humidité. Ils sont essentiellement mis en oeuvre dans
le bâtiment. Ils présentent un bon comportement à
l'humidité et satisfont aux essais physiques et mécaniques
prévus par les prescriptions techniques de la marque."
- Les panneaux contreplaqués NF EXTÉRIEUR-CTS-X :
Cette marque de qualité concerne des panneaux contreplaqués
reconnus conformes à la norme NF B 54-161 destinés à
des emplois extérieurs ou intérieurs humides avec un collage
classe 3 de la norme européenne NF EN 314-2 (qui correspond à
l'ancien type 4 de la norme française NF B 54-154). Une variante
de cette marque est NF Coffrage CTB-X pour les emplois en coffrage.
- Les panneaux MDF CTB-RH :
Cette marque de qualité s'applique à des panneaux MDF destinés
essentiellement à un usage en milieu intérieur présentant
des risques d'exposition temporaire à l'humidité. Les caractéristiques
testées sont : l'épaisseur, l'humidité, la masse
volumique, le gonflement en épaisseur, la traction, la flexion,
le module d'élasticité. Ces essais sont effectués
conformément à différentes normes européennes
: EN 324-1, EN 322, EN 323, EN 317, EN 321 modifiée, EN 319, EN
3 1 0." "Les panneaux NF RÉACTION AU FEU Cette marque
de qualité s'applique à des panneaux de particules, contreplaqués
ou MDF qui ont été reconnus comme étant M1 ou M2
du point de vue de leur réaction au feu après essais au
laboratoire du CTBA. Ils sont couramment utilisés pour la construction
de bâtiments recevant du public où l'emploi de matériaux
classés MI ou M2 est souvent obligatoire." Quelques autres
appellations On trouve aussi d'autres appellations, comme " panneaux
WBP ", " panneaux MR ", ou " contreplaqué marine
". Elles sont parfois trompeuses car elles ne sont définies
par aucun texte officiel. Les désignations " panneaux WBP
" et " panneaux MR ", que l'on trouve souvent sur les contreplaqués
en provenance d'Asie, désignent des contreplaqués utilisables
respectivement en extérieur et en intérieur. Il s'agit d'appellations
commerciales faisant référence à une norme anglaise
(BS 6566). Elles sont attribuées aux panneaux par les fabricants
eux-mêmes après autocontrôle de leurs produits. Ces
appellations n'ont donc pas la valeur officielle et reconnue des marques
de qualité accordées par un laboratoire indépendant,
même si les caractéristiques techniques du panneau sont bonnes.
Pannetonage : Fixation des tuiles mécaniques
par le dessous, à l'aide de fil de métal galvanisé;
cette technique est utilisée surtout pour des versants de toits
exposés à des vents violents.
Parallam : Le Parallam (marque déposée
par la société américaine Trus Joist McMillan) permet
de récupérer des chutes de déroulage pour en faire
des poutres. Le principe consiste à encoller et presser ces chutes
pour reconstituer une poutre présentant des caractéristiques
mécaniques stables. Ce produit est relativement concurrent du LVL
au niveau de ses applications.
Parasismique : Qualifie la conception architecturale
adaptée au risque d'ébranlement par les séismes (secousses
telluriques dites tremblement de terre). Cette conception fait l'objet
de deux DTU : Règles P.S.69, complétées en 1982 ;
Règles P.S.-MI 89. L'application de ces règles s'impose,
à des degrés divers et selon les types de bâtiments,
dans les régions à risques, qui sont classées en
5 zones (depuis 1985).
Parclose : Profil rapporté, permettant de maintenir la
vitre dans la feuillure d'une menuiserie.
Pare-flamme : Qualifie un composant qui, soumis à
des conditions d'incendie normalisées, satisfait aux critères
de résistance mécanique, d'étanchéité
à la flamme et d'absence d'émission de gaz inflammables.
Un élément pare-flamme diffère d'un coupe-feu en
ce que ce dernier garantit, en plus, une protection thermique. Le classement
pare-flamme d'un composant est exprimé en degrés qui correspondent
à des durées de résistance étagées
entre 15 minutes et 6 h.
Parement : Matériau de surface assurant la finition d'une
paroi (plaquettes de brique, pierre ...)
Pare-pluie : Membrane imperméable (feutre asphalté,
papier armé bitumé, polyéthylène micro-perforé
...) disposée sous un matériau de couverture ou sous un
bardage pour conforter son étanchéité aux intempéries
; il ne doit pas faire obstacle à la diffusion de la vapeur d'eau.
Dans le cas des maisons à ossature bois, la mise en place d'un
pare-pluie en lés horizontaux à recouvrement peut faire
partie de la peau externe des façades, sous leur parement.
Pare-soleil : Ensemble de lames montées sur
un châssis horizontal disposé en saillie sur une façade,
au-dessus des baies, pour créer des zones d'ombre et réduire
l'insolation des locaux. Syn.: brise-soleil.
Pare-vapeur : Feuille ou membrane étanche à
la vapeur d'eau : film de PVC, polyéthylène, polyester,
papier-plomb, papier goudronné, feuille d'aluminium, etc. Les pare-vapeur
ont pour rôle d'empêcher ou d'entraver le cheminement de la
vapeur d'eau à travers les parois. Dans une isolation thermique,
il importe de toujours disposer les écrans pare-vapeur du côté
chaud de l'isolant, c'est-à-dire vers l'intérieur des locaux,
pour éviter le risque de condensation de la vapeur dans l'épaisseur
de l'isolant.
Parpaings : Blocs parallèlepipédiques en béton,
existent en plusieurs épaisseurs, utilisés pour la costruction
des murs porteurs ou de cloisons de distribution.
Parquet :
Revêtement de sol en lames ou en plaquettes de bois composant le
parement d'un plancher (à l'origine, le ,parquet désignait
un enclos fermé par une clôture en planches). Les principaux
types de parquets et leurs dispositions sont :
- 1. Les parquets massifs, ou parquets à lames. Ils sont constitués
de longues lattes assemblées à rainure et à languette
; les lames peuvent aussi être à double rainure pour assemblage
à fausse-languette, ou, dans le cas des résineux, à
feuillure basse en demi queue-d'aronde. Les dimensions générales
de ces parquets sont normalisées. La mise en oeuvre est régie
par un DTU ; les parquets à lames sont soit cloués sur un
gîtage bien horizontal de lambourdes, soit directement sur les solives,
soit posées sur une aire de bitume. Une norme spéciale concerne
les parquets en lames minces destinés à une pose collée.
Après leur pose, les parquets sont rabotés (replanissage
au rabot ou au racloir de parqueteur), puis cirés ou vitrifiés.
On distingue :
- Le parquet à l'anglaise ou à frises, les lames sont
parallèles dans une même direction. Ce type de parquet
peut être posé à coupe perdue (lames aboutées
sans recherche d'alignement des joints au droit des lambourdes), à
coupe de pierre (joints alternés régulièrement,
en liaison) ou à joints sur lambourdes.
- Le parquet à bâtons rompus dont les lames, à
coupe droite, sont disposées en travées obliques alternées
correspondant aux lambourdes.
- Le parquet à point de Hongrie, (autrefois dit à fougères),
disposé comme le précédent, mais dont toutes les
lames sont à coupe d'onglet, permettant un alignement des joints
des travées.
- Le parquet à compartiments, ou parquet d'assemblage, ou parquet
à la française, ou parquet Versailles, est composé
de cadres assemblés à tenon et mortaise, entre lesquels
sont embrevés des éléments de remplissage arasés
; ces parquets ont souvent donné lieu à des motifs complexes
de figures géométriques entrelacées, rosaces, damiers,
etc.
- 2. Les parquets mosaïques. Sous forme de panneaux carrés
de 125, 250 ou 300 mm de côté ; les lamelles ont en général
25 mm de large pour 8 mm d'épaisseur (5 mm pour des bois durs)
; elles sont réunies à joints vifs par contrecollage du
parement sur un papier, qui sera décollé après la
pose. Ces parquets sont posés par collage avec une colle vinylique,
sur chape ou dalle en béton parfaitement ragréé avec
un enduit de lissage adéquat. Après la pose, un ponçage
général est nécessaire, suivi d'une mise en cire
ou d'une vitrification.
- 3. Les parquets en panneaux préfabriqués contrecollés,
dits parquets vernis-usine, à emboîter côte à
côte pour constituer des parquets flottants, sur lit de sable, sur
des panneaux de particules, ou sur un isolant non compressible. Ces panneaux
sont fournis à parement fini, généralement vitrifié."
- 4. Les parquets densifiés sont les parquets constitués
de lames ayant subi un traitement de densification par imprégnation
de résines. Ils conviennent pour des sols à usage public
intensif, nécessitant une haute résistance à l'usure."
- 5. Autres dénominations : Un parquet de marqueterie est composé
de l'assemblage d'essences de bois de tonalités différentes.
Un parquet-vannerie est un parquet-mosaïque dont la composition produit
l'effet d'une vannerie. Un parquet de glace est l'assemblage de lambris
de bois, en général marouflé, servant de support
aux miroirs pour protéger leur tain. Les parquets sans joints désignaient
certains revêtements de sol s épais à base de mélanges
spéciaux ou mortiers de résines, coulés in situ ;
Le parquet bois-pierre désignait le Terrazzolith.
Passage : Largeur d'emmarchement d'un escalier, déterminée
par le nombre d'usagers qui peuvent s'y croiser . Cote de passage, distance
horizontale comprise entre les deux faces intérieures d'une huisserie
de porte. 3. Passage d'une lame de -scie, voir voie.
Patin : Semelle horizontale placée en bas de
l'échiffre et formant l'assise d'un escalier: "Le patin repose
sur un rang de pierres (ou de parpaings) qui l'isole du sol, et reçoit
le pied du limon, le panneau déchiffre et le poteau ou le noyau
des premiers retours". 2. Sur-longueur laissée à la
base d'un poteau, et destinée à être coupée
au moment de la pose, ou à être scellée dans le sol.
Patio : Cour inteirieure, encadrée par du bâti.
Patte d'oie : Assemblage à trois branches dans
un même plan, et marque d'établissement correspondante tracée
sur les pièces. Désigne aussi l'enrayure d'une croupe.
Paume : Assemblage de bois par tenon à un seul
arasement et mortaise ouverte ; la paume peut être carrée
ou grasse. L'enture en paume est l'assemblage usuel de prolongation bout
à bout de deux chevrons, de deux pannes, de deux solives.
Pavés de verre : Briques de verre translucides dont l'assemblage
assure un passage de lumière sans permettre une vue directe.
Pavillon : - 1. Petit bâtiment isolé. -
2. Partie de bâtiment formant saillie à l'extérieur
d'un ensemble. - 3. Bandeau de tôle ou de bois, plus ou moins ouvragé,
rapporté sous le linteau d'une baie, pour masquer et protéger
l'enroulement d'un store ou d'une jalousie. Le toit ou le comble en pavillon
sont ceux qui, de plan rectangulaire, comportent une croupe à chaque
extrémité.
Pendillard : Petit tasseau auquel est suspendue une
charge légère. Le caisson placé à la base
du toit peut être suspendu aux chevrons ou à la sablière
par des pendillards.
Pénétration : Intersection de deux combles
de dimensions différentes, dont les faîtages et les sablières
respectifs ne sont pas situés au même niveau, et qui forment
des noulets.
Pergola : Structure composée de poteaux et de petites poutrelles
à claire - voie généralement destinée à
recevoir des plantes grimpantes.
Perméabilité : - 1. matériaux :
aptitude d'un corps à se laisser pénétrer et traverser
par l'air, par la vapeur d'eau ou par l'eau à l'état liquide
(s'applique aussi à d'autres phénomènes : perméabilité
aux ondes sonores, perméabilité magnétique). L'imperméabilisation
a pour objet de réduire la perméabilité à
l'eau. - 2. menuiserie : la perméabilité à l'air
des menuiseries extérieures mesure la quantité d'air que
peuvent laisser passer leurs feuillures, lorsque la pression extérieure
(vent) est supérieure à la pression à l'intérieur
des locaux ; elle doit être aussi réduite que possible. Les
menuiseries font l'objet d'une classification suivant la quantité
d'air qu'elles laissent passer en une heure pour une pression extérieure
de 100 Pa (pascals) - Classe AI, dite normale : maximum 60 m3/h. - Classe
A2, dite améliorée : maximum 20 m3/h. - Classe A3, dite
renforcée : maximum 7 m3/h.
Perméance : Expression de la quantité de
vapeur d'eau qui peut traverser une unité de surface d'une paroi
en une unité de temps, lorsque la différence de pression
de vapeur entre les deux ambiances séparées par cette paroi
est une unité de pression.
Permis de construire : Autorisation obligatoire pour construire,
effectuer une extension ou une rénovation.
La demande de permis de construire est déposée à
la mairie du lieu de la construction. Elle est constituée du projet
architectural et des pièces administratives nécessaires.
Le délai d'instruction est généralement de 2 mois.
Le délai peut être plus long selon les services consultés,
dans ce cas le délai est précisé par l'administration.
Phréatique : La nappe phréatique est la nappe d'eau
souterraine dont il est nécessaire de connaître l'existence
et le niveau haut lors de la conception de constructions en sous-sol.
Pieu : Pièce de bois enfoncée dans le
sol par sa pointe, pour former un support.
Pieuvre : Ensemble de fils électriques partant du centre
d'une dalle et qui rayonnent vers les interrupteurs.... Ce dispositif
est noyé dans le béton de la dalle.
Pignon : Partie triangulaire qui clôt l'extrémité
d'un combien à deux pentes.
Pin jaune : (Pinus palustris Mill, Pinus rigida Mill,
Pinus taeda L. (specie plurae).). Pitchpin, southern yellow Pine. Angl.
: Southern Pine. All. : Southern Pine. Ital. : Pino giallo. Provenances
: Sud et sud-est de l'Amérique du nord, Amérique centrale.
Pin maritime : (Pinus pinaster Soland, Pinus maritima
Lamb.). Pin des landes pour le Pin maritime de la côte de Gascogne.
Angl. : Maritime Pine, pinaster. All. : Seekiefer, strandkiefer, sternkiefer.
Ital. : Pino marittimo, Pinastro. Provenances : côte nord de la
Méditerranée et côte de l'Atlantique.
Pin d'Oregon :
(pseudotsuga menziesii Mull.). Douglas, Sapin de Douglas. Angl. : Douglas
fir, Oregon Pine. All. : Douglastanne, Douglasie. Ital. : Douglasia. Provenances
: Côte Pacifique de l'Amérique du Nord, cultivé en
Europe.
Pin sylvestre : (Pinus silvestris L.). Angl. : Pine,
Red pine, Scots Pine. All. : Kiefer, Föhre. Ital. : Pino sylvestre.
Provenances : Europe, nord-ouest de l'asie.
Pin Weymouth : (Pinus strobus L.). Angl. : Weymouth
Pine, Yellow Pine. All. : Weymouthkiefer, Weymouthförhe. Ital. :
Pino strobo. Provenances : Est du Canada etnord-est de l'Amérique
du nord, cultivé en Europe.
Pilotage : - 1. Ouvrage de pilotis. - 2. Fonction assumée
par une entreprise pilote, dont le rôle consiste à coordonner
les études d'avant-projet (l'un ouvrage, puis à planifier
l'intervention des divers corps d'état sur le chantier : "
l'entreprise assurant le pilotage est la seule responsable devant le maître
d'oeuvre et le maître d'ouvrage, tant en ce qui concerne la qualité
des prestations qu'en ce qui concerne la date d'achèvement de l'ouvrage
".
Pilotis : Support composé d'un ensemble de pilots
solidarisés par des moises. Les pilotis sont établis dans
les terrains meubles et aquifères, pour porter des ouvrages qui
concernent, le plus souvent les travaux publics, tels que des piles de
ponts. Foncés dans le sol, les pilots sont arasés ou recépés,
pour recevoir un quadrillage de madriers ou de longrines qui porte l'ouvrage.
Un pilotis de remplage, ou de retenue, est celui qui sert uniquement à
stabiliser un terrain à proximité d'un ouvrage d'art ou
d'un édifice.
Placage : - 1. Action, art de plaquer. - 2. Mince feuille
de bois destinée à être plaquée.
Plafond : - 1. Surface plane et généralement
horizontale qui, dans une construction, forme la partie supérieure
d'un lieu couvert. - 2. Plafond à la française, plafond
composé de solives apparentes, généralement en Chêne
de section carrée ou rectangulaire, et régulièrement
espacées d'une distance égale à l'épaisseur.
Ces solives peuvent être peintes et/ou moulurées. - 3. Plafond
à caisson, voir caisson. - 4. Plafond rampant, plafond construit
sous un escalier.
Plan de masse : Plan présentant les limites du terrain
et son orientation, l'implantation de la construction par rapport aux
limites du terrain, le tracé des voies de dessertes et les raccordements.
Le plan masse fait figurer le plan des toitures de la construction.
Plan de situation : Plan permettant de situer le terrain concerné
par rapport à la commune dans lequel il s'inscrit.
Plan d'occupation des sols (P.O.S) : Document fixant les règles
générales et les servitudes d'utilisation des sols d'une
commune. Pour chaque zone définie le P.O.S. fixe le Coefficient
d'occupation des sols (C.O.S.) qui détermine la densité
des constructions autorisée.
Planche : - 1. Pièce de bois longue et large,
dont l'épaisseur est de 27, 34 ou 41 mm. - 2. Planche de rive,
planche de même nature que les bandeaux, clouée sur le chevron
de rive, et contre laquelle s'arrête la couverture. - 3. Planche
lorraine, planche en Sapin de belle qualité, ayant 26 x 305 mm
ou 35 X 305 mm de section et 2 m ou plus de longueur, cette dernière
progressant par tiers de mètre : " la planche lorraine est
employée comme bandeau ou comme planche de rive, par exemple ".
- 4. Planche de trait, représentation graphique effectuée
par un charpentier sur une feuille de papier, pour lui permettre d'apprendre
les principes du trait. - 5. Planche d'entrevous, voir entrevous.
Plancher : Paroi horizontale composant le sol d'un étage,
ses éléments constitutifs sont :
- Une ossature (poutres, poutrelles, solives), qui reporte vers les
appuis (murs ou poteaux) le poids propre du plancher et les surcharges
qu'il doit supporter sans fléchir, avec une marge de sécurité
: cloisons, mobilier, équipements et occupants ; la flèche
admissible en charge est en général limitée à
1/300e de la portée.
- Un remplissage entre ces éléments d'ossature, s'ils
ne sont pas jointifs entrevous, hourdis, voûtains.
- Un ouvrage plan qui forme le support du revêtement de sol :
dalle de compression ou de répartition, chape de mortier de ciment,
aire de plâtre, gîtage de lambourdes.
Selon leur conception, les planchers sont classés en :
- 1. Planchers en bois, ou planchers bois. Ils sont en général
composés d'une ossature de solives, bastaings ou madriers de section
6,5 x 17 cm à 14 x 20 cm, établis parallèlement sur
chant entre des appuis. Le plancher est dit soit à travure simple
(solives parallèles sans appui intermédiaire d'un mur à
l'autre), soit à travure composée, c'est-à-dire recoupé
par une ou plusieurs poutres intermédiaires, si la portée
entre murs est supérieure à 5 mètres. Des ouvrages
particuliers (enchevêtrures) interrompent les travures à
proximité des cheminées et conduits de fumée (garde
au feu), au droit des ouvertures (linçoirs), et autour des trémies
d'escaliers et trappes. L'espacement entre les solives, autrefois en bois
grossièrement équarri, était rarement supérieur
à la largeur de ces solives (soit 0, 12 à 0,20 m) : le solivage
était dit "vide pour plein". Avec les bois usinés,
l'espacement a été porté à 0,35 m, voire plus.
Les extrémités des solives sont soit encastrées dans
les murs sur 15 à 20 cm de profondeur, avec vide d'air pour les
protéger de l'humidité, soit posées sur des appuis
saillants : corbeaux, sablières, lambourdes ou muraillères.
L'assemblage d'une solive sur une poutre est un repos, soit simple, soit
à encastrement entaillé, soit sur lambourde rapportée,
soit soutenue par des étriers. Les assemblages entre solives et
chevêtres sont en général à tenon et mortaise,
confortés par un étrier double ou par un sabot. Entre les
solives, le mode de hourdage varie selon que la partie inférieure
(retombée) des solives doit ou non rester apparente. Dans les planchers
traditionnels, le chant supérieur des solives était soit
couvert de bardeaux sur tasseaux, servant de support à une aire
en plâtre recevant les carrelages, soit garni d'un gîtage
de lambourdes recevant un parquet."
- 2. Planchers mixtes. Ce terme recouvre divers systèmes dont la
structure porteuse associe intimement deux matériaux, en particulier
bois et béton, ou acier et bois. Les procédés proposés
sont nombreux.
- 3. Planchers collaborants. On désigne parfois ainsi les planchers
mixtes, ou rapportés en consolidation de planchers anciens, si
leur solidarisation est assurée par un ensemble de pattes d'ancrage
coudées, soudées ou boulonnées sur les poutrelles
ou solives.
Platelage : Assemblage de produits plats tels que :
tôles lisses, striées ou à larmes (raidies ou non),
bacs nervurés, caillebotis, etc., utilisés pour constituer
l’aire supérieure d’un plancher, d’une passerelle
ou d’un tablier de pont. La portée des éléments
de platelage est généralement égale à l’intervalle
régnant entre deux éléments consécutifs de
l’ossature. Il est cependant avantageux quant aux flèches
de faire porter de façon continue l’élément
de platelage sur plusieurs appuis consécutifs. - 1. Plancher en
bois brut, destiné à recouvrir le tablier d'un pont ou d'une
passerelle. - 2. Ensemble des plateaux posés à plat pour
former le plancher des échafaudages.
Platine : - 1. Plaque d’assemblage disposée
aux extrémités des poteaux ou des poutres, fixée
par soudage ou autre moyen dans un plan le plus souvent perpendiculaire
à l’axe longitudinal de la pièce. Plaque d’extrémité
de tronçon de poteau, dont l’assemblage avec celle du tronçon
consécutif assure la continuité mécanique de l’ensemble
constituant le poteau. - 2. Plaque d'assemblage soudée à
l'extrémité d'une pièce de métal, et destinée
à assurer sa liaison avec une autre pièce, de bois ou de
métal.
Plénum : Espace entre un plafond suspendu et
la toiture ou le plancher sous lequel il est établi.
Pli : Chacune des faibles épaisseurs de bois
dont la superposition orthogonale donne, après collage, le contreplaqué
. "un contreplaqué à 5 ou 7 plis".
Plot : - 1. Bille de bois débitée en plateaux,
et reconstituée dans sa forme initiale avec interposition d'épingles
qui favorisent la circulation d'air pour le séchage. - 2. Dé
en béton utilisé comme système de fondation.
Poinçon : Pièce verticale, souvent de
section carrée, qui entre dans la composition des fermes, à
l'axe desquelles elle se place généralement. En tête,
le poinçon reçoit les arbalétriers, et, en partie
basse, le pied des contrefiches, tandis qu'il assemble sur l'entrait pour
le soulager au milieu de sa portée, perpendiculairement au plan
de la ferme, il reçoit le faîtage et les liens de faîtage,
qui stabilisent la ferme dans sa position verticale.
Poinçonnement : Empreinte creuse (indentation)
laissée dans une matière par une forte pression localisée.
La résistance des revêtements de sol au poinçonnement
est une de leurs caractéristiques primordiales :c'est leur aptitude
à supporter sans écrasement de fortes charges dont le point
d'application est concentré sur une faible surface : pieds de meubles
(poinçonnement statique), roulettes, talon aiguille (poinçonnement
dynamique). Voire aussi Brinell.
Pointe : - 1. Extrémité aiguë formée
par la diminution progressive de l'extrémité d'un objet
ou d'un ouvrage : " la pointe d'une flèche la pointe d'un
clou ". - 2. Tige métallique généralement en
acier doux dont l'extrémité aiguë permet la pénétration.
Les pointes ont de multiples formes et dimensions ; ainsi, on peut citer
: les pointes à tête plate, de 22 à 280 mm de longueur;
les pointes à tête large, de 22 à 160 mm; les pointes
fines à tête plate, de 8 à 50 mm; les pointes fines
à tête homme, dé 12 à 50 mm ; les pointes à
tête homme ordinaire, de 22 à 100 mm; les pointes à
tige torsadée, les pointes spéciales pour machine à
clouer; les pointes en acier pour la fixation du bois ou du métal
contre le béton ou le fer; les pointes en cuivre, galvanisées
ou cadmiées pour éviter la rouille; les pointes à
double tête, spéciales pour le décoffrage, etc. -
3. Pointe à tracer, outil en acier à pointe très
aiguë, servant au traçage des pièces de métal
ou de bois. - 4. Pointe de diamant, motif décoratif en forme de
pyramide aplatie, exécuté sur la tête des poteaux
ou sur les culs-de-lampe, pour en agrémenter l'extrémité.
- 5. Pointe carrée, outil à tige métallique de section
carrée, servant à réaliser des avant-trous dans des
pièces de bois dur.
Poirier : (Pirus communis) Angl. : Pearwood. All. :
Birnbaum. Ital. : Perastro, pero. Provenances : Europe centrale et méridionale
cultivé ailleurs sous climats semblables.
Poitrail : - 1. Long linteau de forte section, au-dessus
d'une baie large (vitrine de magasin, entrée de garage ... ); le
poitrail est soit une poutre en bois ou en béton armé, soit
un ensemble de profilés de métal accolés, prenant
largement appui sur les jambages ou piédroits latéraux.
- 2. Poitrail Poutre métallique souvent composée de deux
ou plusieurs profilés entrecroisés et supportant un trumeau
ou une partie de façade d’immeuble, un mur de refend, un
pilier. C’est un linteau de grande portée supportant de fortes
charges. On recourt très souvent à l’utilisation des
poitrails dans les travaux de reprise en sous-œuvre.
Polyane : Ce nom désigne souvent de façon
générique, sur chantier, les films plastiques (surtout polyéthylène)
utilisés comme bâches et protections diverses, ou comme pare-vapeur
ou barrières d'étanchéité.
Pondération : Opération consistant à
affecter à des charges ou à des surcharges des coefficients
(dite de pondération), en tenant compte de leur possibilité
d'action simultanée, de façon que l'ouvrage affronte le
même risque face à différentes combinaisons de chargement.
Pont : Liaison, passage entre deux milieux différents.
Pont phonique : Transmission parasite du son résultant,
par exemple, d'un passage de tuyaux dans un mur ou dans un plancher, ou
de la présence d'un aérateur.
Pont thermique : Zone ponctuelle ou linéaire
qui, dans l'enveloppe d'un bâtiment, présente une moindre
résistance thermique, du fait du phénomène de convergence
/ divergence des flux (concentration vers les points de faible résistance).
Les ponts thermiques réduisent l'efficacité d'une isolation.
Les plus fréquents sont les abouts de planchers et de murs, les
jonctions de parois en général, les ossatures et chaînages
de béton, coffres de volets roulants, huisseries de baies (surtout
métalliques); on peut les détecter par spectrographie des
parois extérieures.
Porche : - 1. Lieu couvert placé en avant de
la porte d'entrée d'un édifice. - 2. Comble élevé
au-dessus d'un portail ménagé dans un mur de clôture.
Porte-à-faux : - 1. Partie d'une poutre ou d'une
construction se prolongeant au-delà des appuis. - 2. En porte-à-faux,
en dépassement par rapport à un point d'appui : " les
encorbellements et les auvents sont construits en porte-à-faux
".
Portée : Distance séparant deux appuis soutenant
une structure ou un élément de celle-ci. À ne pas
confondre avec la longueur de l'élément (ex. une poutre
de 5 m reposant sur deux colonnes à 3 m de distance l'une
de l'autre a une portée de 3 m).
Porteur : Qualifie un élément de charpente
(poteau, poutre, etc.) qui, par son emplacement, son équarrissages
ou sa structure, fournit un appui stable et supporte une partie de la
construction.
Portique : Système de structure formé
d'éléments à âme, pleine, triangulés
ou lamellés-collés : " le Portique peut être
à deux articulations (et est alors composé d'une poutre
avec contre-flèche et forme de pente encastrée à
ses deux extrémités sur deux poteaux articulés au
sol), ou à trois articulations ".
Poteau : - 1. Pièce de charpente placée
à la verticale ou en position légèrement inclinée,
et servant de support : " le poteau peut être réalisé
en bois massif, triangulé ou lamellé-collé, et être
éventuellement armé de profiles métalliques ".
- 2. Dans les escaliers droits à la française, pièce
verticale dans laquelle s'assemblent les limons et les mains courantes
: " un escalier sur poteaux ". - 3. Poteau de fond, poteau allant
de la base au sommet d'un ouvrage (en escalier, par exemple). - 4. Poteau
de départ, poteau placé au départ d'un escalier :
Syn. pilastre. - 5. Poteau d'huisserie, chacun des montants qui avec la
traverse forme l'huisserie d'une porte, ou dans un pan de bois, poteau
destiné à recevoir une huisserie de porte. - 6. Poteau de
lucarne, chacun des poteaux qui forment les côtés d'une façade
de lucarne. - 7. Poteau pendulaire, poteau articulé à chaque
extrémité ; ainsi quand il ne reçoit pas de charge
verticale ce poteau ne subit que des efforts normaux. - 8. Hangar sur
poteaux, hangar dont la charpente repose sur des poteaux.
Potelet : Petit poteau employé dans les pans
de bois, les fermes, l'échiffre d'un escalier, etc.
Potence : Assemblage de pièces de bois, en forme
de triangle composé d'un poteau, d'un chapeau et d'un lien, et
destiné à supporter une charge.
Poussée : Force horizontale ou oblique qui s'exerce
latéralement contre une structure ou une paroi verticale ( piédroit
de voûte, mur de soutènement...). Par exemple, la poussée
des voûtes est contrebutée par les contreforts.
Poutraison : Ensemble des poutres assemblées
qui composent l'ossature porteuse horizontale d'un plancher. Assemblage
des poutres d'une charpente (on dit parfois poutrage).
Poutre : - 1. Élément de structure, en
principe horizontal, recevant des charges verticales. - 2. Pièce
de bois massif de fort équarrissage et aux dimensions hors commerce,
ou assemblage de pièces selon diverses techniques (triangulée,
à âme pleine, lamellé-collé), destinés
à franchir de grandes portées et à supporter des
charges diverses en leur fournissant un appui dégagé du
sol : " une poutre peut être à inertie constante ou
variable, sur deux appuis, continue ou sous-tendue ". - 3. Poutre
maîtresse, poutre principale (d'un solivage par exemple).
- Poutre traditionnelle, longue pièce de bois équarri de
fort échantillon (> 120 x 120 mm), sur laquelle reposent, ou
dans laquelle sont assemblées les extrémités des
solives d'un plancher de bois. Les extrémités de la poutre
sont soit encastrées dans les murs porteurs, soit en appui libre
(en feuillure, sur corbeaux en saillie, sur sabot métallique ou
sur poutre de rive).
- Poutre composée, poutre faite d'un assemblage de pièces
de bois accolées pour obtenir la section voulue.
- Poutre mixte, poutre associant une âme métallique continue
ou discontinue, à ailes rectilignes en bois massif ou lamellé-collé.
- Poutre sous-tendue, poutre dont la résistance à la flexion
est confortée par un ou plusieurs tirants métalliques.
- Poutre en lamellé-collé, les propriétés
mécaniques et les possibilités esthétiques de ce
matériau en font un matériau de charpente idéal pour
des poutres de grande portée, soit droites, soit cintrées,
dont le profil peut être modulé en fonction des caractéristiques
de résistance recherchées. Les fabricants proposent soit
des éléments standardisés courants, soit sur mesure.
Poutrelles Reconstituées Soudées : Les
poutrelles reconstituées soudées (PRS) sont des profils
de grande hauteur, réalisés par soudage en forme de I ou
de H ou selon d'autres géométries particulières.
L'intérêt des PRS est de pouvoir fabriquer des produits sur
mesure avec une ou plusieurs nuances d'aciers (nuances différentes
entre l'âme du profil et les ailes). Les poutrelles alvéolaires
ou ajourées, que l'on classe dans cette catégorie, sont
obtenues à partir de poutrelles laminées à chaud,
par découpage de l'âme selon une ligne polygonale ou circulaire.
Elles sont ensuite reconstituées par soudage des deux éléments
dent à dent, créant ainsi des alvéoles dans l'âme
de la poutrelle.
Prépeint : Tôles ou profilés à
chaud en acier dont les surfaces spécialement préparées
ont été recouvertes d’une couche primaire antirouille.
Préservation des bois : Terme utilisé
en France pour qualifier les produits et les procédés visant
à protéger le bois contre les agents d'altération
d'origine biologique. Ce terme a été adopté conventionnellement,
de préférence à protection et à conservation.
Profilés à chaud : En terminologie de
constructeurs métalliques, produits longs laminés à
chaud et de sections diverses. Il faut mieux employer la terminologie
des sidérurgistes qui réservent le terme profilés
(à chaud) aux poutrelles (non reconstituées). Les autres
formes de section relèvent des profils spéciaux, profils
pleins, plats, profils angulaires. On trouve dans cette catégorie
les poutrelles en I, en H, en U, les profils creux ronds, carrés
ou rectangulaires, les profils angulaires (cornières, équerres),
etc.
Profilés à froid : Profilés réalisés
surtout à partir de bobines de tôle laminée à
froid, galvanisée ou non, cette tôle étant préalablement
déroulée, planée, puis refendue suivant des largeurs
exactement nécessaires à la confection du profil. Chaque
ruban dressé ainsi obtenu passe ensuite dans une machine à
couples de galets successifs de formes complémentaires, de sorte
que, par pliages progressifs, on parvient à la sortie à
la forme du profil désiré. On trouve dans cette catégorie
les profils minces formés à froid, servant à fabriquer
des profilés de poutres ou de poteaux par combinaison, des profilés
pliés servant à faire les huisseries, etc.
Puisard : Puits destiné à la récupération
des eaux de pluie.
Pureau : Partie non recouverte d'un élément de couverture
(tuile, ardoise...)
P.V.C. : Matériau de synthèse utilisé couramment
pour la fabrication des menuiseries extérieures.
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17 - Lexique Architecture et Construction - Lettre 'Q' |
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Quart de rond : Moulure dont la section forme un quart de cercle.
Quartier : - 1. Le quartier de voûte désigne
chaque portion d'une voûte d'ogives comprise entre deux arêtes
convergeant vers la clef (s'il est en berceau, ou redivisé par
des arêtes multiples, le quartier est aussi dit canton) ; on distingue
le quartier plein-cintre et le quartier biais ; selon l'axe de sa ligne
de faite par rapport au vaisseau, on distingue les quartiers longitudinaux,
transversal, rayonnant; le quartier incliné est celui d'une voûte
rampante. - 2. Dans le débit en plots (sur dosse), le quartier
est le plateau central, qui comporte le coeur ; les plateaux qui l'encadrent
sont les faux-quartiers. Le débit sur quartier, ou sur maille,
consiste à refendre les billes en quatre quarts longitudinaux,
puis à Prélever les planches alternativement sur un rayon
et sur l'autre ; il est réservé aux bois de qualité
dont on veut mettre en valeur la maillure. - 3. Le quartier tournant est
la portion d 'escalier à marches balancées correspondant
au changement de direction de sa ligne de foulée. - 4. Donner quartier
; ou faire faire quartier à une poutre ou à une pierre de
taille, c'est basculer ces pièces d'un quart de tour, de sorte
qu'elles reposent sur une autre face.
Queue : - 1. Queue d'aronde, assemblage en forme de
queue d'hirondelle, réalisé par une entaille et un tenon
plus large à l'extrémité qu'au collet : " l'assemblage
à d'aronde résiste à la traction ". - 2. Queue
de billard, pièce de bois (plus particulièrement une planche
ou une volige) dont les rives ne sont pas parallèles entre elles.
- 3. Queue de carpe, extrémité d'une ferrure d'ancrage fendue
et écartée, pour augmenter sa résistance à
l'arrachement. - 4. Queue de cochon, sorte de tarière dont l'extrémité
se termine par une vrille. - 5. Queue de morue, forme particulière
d'un comble, déterminée par deux arêtiers et une noue
qui convergent vers un même point de la sablière. - 6. Queue
de vache, saillie des chevrons, moulurée ou non, et apparente en
sous-face de la couverture.
Quinconce : - 1. Clouage en quinconce, clouage dans
lequel les clous sont disposés par cinq: quatre en carré
ou en rectangle, et un au milieu. - 2. Entretoises en quinconce, entretoises
disposées alternativement à droite et à gauche d'une
ligne d'axe.
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18 - Lexique Architecture et Construction - Lettre 'R' |
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Radier : Type de fondation utilisé sur les sols instables. Il
est constitué d'une dalle en béton armé, réalisée
sous toute la surface d'un bâtiment. Le radier permet une répartition
homogène des charges sur le terrain.
Ragréage : Enduit étalé sur une surface brute
pour l'homogénéiser avant la mise en place d'un revêtement
de finition.
Raidisseur : Pièce plate, L ou T ou demi-profilée,
que l’on place sur les poutres ou les poteaux d’une ossature
pour éviter le flambement de l’âme et simultanément,
parfois, le pliage élastique transversal des semelles si elles
sont larges. Les raidisseurs sont le plus souvent placés perpendiculairement
au moins à une membrure, ainsi qu’au droit des efforts à
transmettre. Contrairement au renfort, le plat (ou l’âme)
du raidisseur est disposé perpendiculairement à l’âme
qu’il raidit.
Ravalement : Se dit de la préparation des fonds d'une façade
neuve, et du nettoyage d'une façade ancienne.
Réception des travaux : C'est l'acte par lequel le maître
d'ouvrage déclare recevoir les travaux (avec ou sans réserves)
en présence du constructeur. Elle fait l'objet d'un procès
verbal de réception, et constitue le point de départ des
différents délais de garantie.
Refend : Voir mur
Réfractaire : Résistant aux hautes températures.
Régalage : Mouvements de terre permettant d'homogénéiser
les surfaces et de compenser les dénivellations d'un terrain.
Régime transitoire : Analyse d'un phénomène
alors qu'il est en train de se produire et non lorsque le système
est de nouveau en équilibre. Ce type d'analyse s'appuie sur le
principe que les phénomènes affectant un bâtiment
ne sont jamais en équilibre stable ou en "régime permanent".
Résilience : Expérience de la résistance
d'un métal aux chocs répétitifs : plus le nombre
qui exprime la résilience est élevé, moins le métal
est fragile. La résilience s’exprime en daJ/cm2 à
une température donnée.
Résille : Nappe constituée par un réseu
modulé de barres (ronds, pleins, tubes) fixées entre elles
à chaque nœud, et sollicitées particulièrement
à la traction ou à la compression.
Résistance des matériaux : Mesure de la capacité
des matériaux à contrer des efforts de compression, de tension
pure, de flexion, de cisaillement (ex. déchirer une feuille de
papier découle de l'application d'une force en cisaillement à
laquelle la cohésion des particules n'a pu résister), etc.
Restriction : Phénomène occasionné par la
réduction d'un flux d'air et accompagné d'une pression positive
en amont et d'une pression négative en aval. Se produit dans un
conduit de ventilation dont la trajectoire est déviée ou
lorsque le conduit se rétrécit.
Rivet : Fût en acier, équipé d’une
tête sphérique ou fraisée, et dont on constitue à
froid ou à chaud une tête opposée par forgeage à
partir du métal du fût en excès. La tête première
est alors tenue par une bouterolle fixée sur un tas (à vis
ou à pneumatique), alors que la tête seconde est formée
par la bouterolle qui équipe l’extrémité d’un
marteau pneumatique.
Robinet : Ils sont de plusieurs types.
- Mélangeur : Appareil composé de deux robinets (eau froide
et eau chaude) alimentant un même bec. Réglage manuel de
chaque robinet.
- Mitigeur :Appareil composé d'une manette et d'un bec. Réglage
de la température et du débit par la manette.
- Thermostatique : La température souhaitée est prédéfinie
et contrôlée automatiquement par un thermostat incorporé.
Seul le débit est réglé manuellement.
Rosace (ou rose) : Dans les cathédrales, grande baie circulaire
garnie de vitraux.
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19 - Lexique Architecture et Construction - Lettre 'S' |
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Sablage : Procédé de décapage des
surfaces métalliques par projection de grains abrasifs tels que des
grains de sable offrant des arêtes vives, de dimension déterminée.
Le dépôt de la première couche de peinture antirouille
doit intervenir dans les quelques heures qui suivent le sablage. En atelier,
on pratique de préférence un grenaillage soit chez les producteurs
(usines sidérurgiques ou marchands de fers), soit chez les constructeurs.
Sandwich : Se dit d'un panneau formé par la juxtaposition
de plusieurs couches de matériaux différents. Se sont souvent
des panneaux à âme isolante.
Second oeuvre : Travaux tous corps d'état hors structures
porteuses (gros oeuvre).
Semelle filante : En partie basse des fondations, elles sont situées
sous les murs porteurs et les poteaux.
Soffitte : Coffrage permettant de dissimuler des canalisations
apparentes.
Solives : Pièces de bois structurant les planchers et
reposant sur les structures (poutres ou murs porteurs)
Soubassement : Assise d'une construction;
Souche : La souche d'une cheminée est le conduit maçonné
émergeant de la couverture.
Soudure : Assemblage permanent, par fusion de métal,
de deux éléments métalliques juxtaposés. Selon
le procédé de soudure et le matériau utilisé
en distingue:
- la soudure autogène sans apport de métal, c'est le cas
de la soudure de forge, utilisée en ferronerie et de la soudure
électrique par résistance, pour les pièces minces.
Elle consiste à juxtaposer les pièces à souder
et à établir entre elles un courant électrique
qui provoque la fusion.
- la soudure autogène avec apport de métal : le même
que celui des pièces à souder : c'est le cas de la soudure
à l'arc électrique, utilisée en charpente métallique,
serrurerie, tôlerie, etc.
- la soudure hétérogène avec apport de métal
: qui se fait au fer ou la lampe à souder avec apport de métal
tel que l'étain ou le plomb (soudure tendre) ou au chalumeau
(soudure forte) avec apport de laiton ou d'alliages métalliques
de zinc ou de cuivre.
Sous Oeuvre : Travaux se rapportant aux fondations.
Soutènement : Voir mur.
Staff : Plâtre armé de fibres utilisé pour
les moulages et les faux plafonds.
Statique : branche de la physique décrivant l'équilibre
des structures.
Stuc : Mélange à base de plâtre imitant le
marbre.
Superstructure : Structures situées en surface au dessus
du niveau du sol.(en opposition à l'infrastructure)
Substrat : matériau qui en soutient ou supporte un autre
- même si ce n'est pas nécessairement sa fonction première.
Ex. le gypse est le substrat de la peinture qu'on y applique; la brique
et l'aluminium du dormant d'une fenêtre sont le substrat du joint
de calfeutrage qui prévient l'eau d'entrer dans le mur, etc.
Surface habitable : Surface de plancher calculée après
déduction de l'emprise des murs, des cloisons, des caves, des sous
sols, des balcons et locaux dont la hauteur est inférieure à
1,80m.
Surface hors oeuvre brute (SHOB) : Ensemble de toutes les surfaces
construites à tous les niveaux y compris emprise des murs et cloisons,
combles, sous sols, balcons...
Surface hors oeuvre nette (SHON) : Ensemble des surfaces construites
y compris emprise des murs et cloison et déduction faite des surfaces
extérieures et des surfaces non aménageables.
Systèmes du bâtiment : Comprend les composantes fondamentales
du bâtiment, comme l'enveloppe thermique, les systèmes de
chauffage, de ventilation et de climatisation (CVC), l'éclairage
(naturel ou électrique), voire les occupants et leurs activités.
Systèmes électromécaniques : Comprend les
systèmes de chauffage, ventilation et climatisation (CVC) et l'éclairage
électrique (incluant les systèmes de contrôle).
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20 - Lexique Architecture et Construction - Lettre 'T' |
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Tablier : Rideau métallique placé devant le foyer de
la cheminée.
Taloché : Surfaçage d'un enduit avec une planche
en bois.
Toiture multicouche : membrane traditionnelle composée
de 3 à 5 plis de feutres saturés d'asphalte.
Tôle : En terminologie de construction métallique,
produit plat de largeur supérieure à 600 mm et de longueur
et épaisseur quelconques.
Tôle d'acier galvanisée : La tôle
d’acier galvanisée en continu est obtenue à partir
de bobines d’acier laminées à froid (pour les faibles
épaisseurs) et laminées à chaud (pour les fortes
épaisseurs). Lors de la galvanisation, la tôle d’acier
subit des traitements chimiques et thermiques, puis est plongée
directement dans le bain de zinc sans être mise en contact avec
l’atmosphère. En sortant du bain, la bande subit différents
traitements en vue d’obtenir une parfaite régularité
de l’épaisseur du revêtement (par exemple : 400g/m2)
et des aspects de surface très variés (fleurage normal,
fleurage minimisé, surface lissée). Elle subit, enfin, un
traitement chromique.
Tôle d'acier inoxydable : Matériau inattaquable,
dans sa masse, par les intempéries. Il se présente sous
l’aspect de plaques nervurées ou de bacs pour les toitures,
et sous la forme de profilés à froid en menuiserie métallique.
Tôle d'acier prélaquée : Tôle
plane ou profilée revêtue non seulement des couches de protection
préalable contre la corrosion, mais d'une laque cuite au four,
qui en fait un produit fini. Les épaisseurs des tôles d’acier
prélaquées varient de 0,2 à 1,5 mm. La largeur maximale
est 1 500 mm. Elles sont produites sous forme de bobines. La "classe"
de la tôle nue ou de la tôle galvanisée est évidemment
conservée lorsqu’elle est prélaquée.
Tôle plaquée : Tôle obtenue par colaminage
vers 1100°C d’une ébauche composite, constituée
de deux tôles d’acier inoxydable séparées par
un enduit réfractaire et entourée de deux tôles plus
épaisses d’acier de construction. Les tôles d’acier
inoxydable ont préalablement reçu un dépôt
électrolytique de fer pur ou de nickel pour que la couche d’oxyde
de chrome, qui existe normalement sur ce genre d’acier, ne s’oppose
à la liaison avec l’acier de construction. Après le
colaminage, on procède à un recuit de normalisation, à
la coupe, à la séparation des tôles, au dressage,
puis à la mise en état de la surface de placage. Les tôles
plaquées sont simples (une surface inoxydable, une surface en acier
de construction) ou doubles (deux surfaces inoxydables sur une âme
en acier de construction : cas rare).
Tomette : Carreaux en terre cuite utilisés en revêtement
de sol.
Toron : Ensemble de fils parallèles en acier
à haute résistance disposés jointivement et contournés
en hélice comme une torsade.
Transept : Dans une église de plan cruciforme, désigne
l'intersection des deux nefs.
Trappe de visite : Ouverture munie d'un panneau amovible permettant
la visite et la réparation des canalisations (elle sont placées
sur les gaines, ou le tablier des baignoires, elles peuvent permettre
l'accès au vide sanitaire...)
Travée : Espace situé entre 2 éléments
de structure (fermes, poteaux, poutres, murs...).
Treillis : Terme défissant un choix technologique
concernant la structure d’une poutre, d’un poteau, d’une
ferme, dans laquelle l’âme pleine (ou les traverses de liaison)
est remplacée par un réseau triangulé de barres secondaires.
C'est également un matériau constitué d'un quadrillage
de fils assemblés en réseau maillé, pour servir de
grillage ou de clôture, ou d'armature pour les bétons ou
les enduits.
Trémie : Ouverture créée dans un plancher.
Trumeau : Partie pleine entre deux ouvertures.
Tube : Corps creux de section circulaire, carrée
ou rectangulaire. Les tubes pour construction métallique sont :
sans soudure (tubes pour pression déclassée), avec soudure
électrique longitudinale par rapprochement ou à l’arc
submergé (pour les fortes épaisseurs), ou encore avec soudure
en spirale.
Tuiles : Eléments de couverture en terre cuite. Ils existent
en plusieurs dimensions et sont de forme variable (Tuiles mécaniques,
tuiles plates, tuiles canal...)
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21 - Lexique Architecture et Construction - Lettre 'U' |
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U : Se dit d'un profil particulier de fer laminé à
chaud ou à froid Unité scellée :
Produit manufacturé composé de deux ou trois couches de
verre séparées, en alternance, par des espaces d'air et
dont la fonction consiste à ralentir le flux de chaleur entre les
parois. Des pellicules minces peuvent être tendues entre les couches
de verre pour ainsi limiter le poids de l'ensemble qui est scellé
à son pourtour.
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22 - Lexique Architecture et Construction - Lettre 'V' |
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Vantail : Partie ouvrante d'une fenêtre ou d'une porte.
Velux : Châssis de toit inscrit dans la continuité
du rampant d'une toiture.
Ventilo convecteur : Appareil de chauffage. Le réchauffement
se fait par l'action d'un ventilateur envoyant de l'air à travers
un corps de chauffe.
Ventilation mécanique contrôlée (V.M.C.) :
Système d'aération assuré par un aspirateur électrique
permettant généralement la ventilation de locaux humides
ou aveugles.
Véranda : Construction vitrée accolée à
la construction et permettant l'extension des pièces.
Verrière : Surface vitrée de grande dimension située
en toiture ou en façade.
Viabilisé : Se dit d'un terrain sur lequel les travaux
préalables nécessaires à la construction (voirie,
réseaux...) ont déjà été réalisés.
Vide sanitaire : Vide laissé entre le sol et le dessous
de la première dalle. Le vide sanitaire doit être d'une hauteur
minimale de 20cm et ventilé.
Vitrage isolant : Vitrage permettant d'améliorer l'isolation
thermique. Il est constitué généralement d'une lame
d'air enfermée entre deux vitres.
Voligeage : Ensemble de voliges (planches minces en bois) sur
lesquelles sont fixées les couvertures des toits.
Vue : dessin représentant une façon de visualiser
le projet; un point de vue. Le plan est l'une d'entre elles, tout comme
les coupes, les élévations et les perspectives de toutes
sortes.
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23 - Lexique Architecture et Construction - Lettre 'W' |
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WRC : Abréviation employée fréquemment pour
désigner le bois de Western Red Cedar
Western Red Cedar (Thuja) : (Thuja plicata Don. Thuja gigantea
Nutt.). Cédre rouge. Angl. : Western Red Cedar. All. : Riesenlebensbaum,
riesenthuje. Ital. : Thuja. Provenances : Côte ouest de l'Amérique
du nord.
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24 - Lexique Architecture et Construction - Lettre 'X' |
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Xylophage : Se dit d'un insecte qui se nourrit de bois,
tel que le capricorne des maisons, les lyctus, les termites, les vrillettes
etc.
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25 - Lexique Architecture et Construction - Lettre 'Y' |
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...
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26 - Lexique Architecture et Construction - Lettre 'Z' |
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Zingage : Protection des pièces métalliques par un
bain de zinc. Syn. galvanisation.
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